Grand Prix d’Arabie Saoudite, la course de la honte


Ce dimanche avait lieu un Grand Prix sur un nouveau circuit qui était décrit comme dangereux par les pilotes. Si en Formule 1 nous n’avons pas eu d’accident grave (et c’est tant mieux), ce GP a brillé, non pas par les lumières artificielles qui parsèment la piste, mais par la médiocrité du comportement de plusieurs parties.

I – Max Verstappen

Pour commencer cette valse de la honte, on va parler de Max Verstappen. Si vous me connaissez, vous savez déjà que je suis un grand supporter du pilote néerlandais. Mais ce comportement, ce pilotage dimanche sont plutôt dignes d’un pilote de kart débutant que d’un mec qui tient une voiture de 1000 chevaux sur un circuit urbain.

J’ai toujours dit que si Verstappen savait être un excellent pilote en début de saison, à chaque fin de saison c’est le même cinéma : il devient un enfant qui n’a pas eu son chocolat du calendrier de l’avent. On a vu ce weekend deux comportements : les qualifications étaient exceptionnelles, jusqu’à ce que son pneu arrière droit aille goûter au mur au dernier virage, ce qui a coûté un tour de qualification exceptionnel, puis il y a eu la course, où on avait l’impression de le voir donner beaucoup plus que ce qu’il avait. Bilan plus que mitigé pour Max, qui m’a vraiment déçu ce weekend.

II – Lewis Hamilton

En cette fin de semaine, Hamilton a subi les ardeurs de Verstappen. Si le concurrent de Max à Jeddah n’avait pas été Lewis, on aurait eu deux abandons de plus. Seul raté, le quiproquo au moment où il se voit rendre sa position. Mais, à entendre les communications radio entre Mercedes et la FIA, Lewis a été prévenu qu’il récupérerait sa place seulement après avoir harponné Verstappen. Une absurdité totale qui n’est ni du fait de Hamilton, ni de Mercedes.

III – La FIA

Alors là, c’est le summum. La FIA, déjà décrédibilisée à de nombreuses reprises cette année, a réussi à nous faire rire de désespoir. Depuis quand on laisse le choix à une équipe de rendre des positions ? Si un pilote a gagné des places en dehors du circuit, la règle est simple, il rend sa position. Si dans ce cas c’était un peu plus compliqué à gérer, parce que suite aux dépassements fous entre Hamilton et Verstappen, Ocon a gagné une position sur Hamilton. Mais du coup, je ne comprends pas cette négociation entre Red Bull et Michael Masi.

Les commissaires de piste n’étaient pas prêts du tout, on a vu des débris tout le long du circuit et tout le long de la course, le seul commissaire crédible ce dimanche c’était Fernando Alonso qui donnait à la radio avec son ingénieur les virages où des débris étaient présents. Qu’est-ce que c’est que ce délire ? On a aussi vu des commissaires plus attirés par leur téléphone que par leur travail.

L’application des voitures de sécurité virtuelles était aussi un grand moment. On a des débris plein la piste, on laisse les pilotes rouler sans problème pendant 3 tours et on décide d’appliquer une VSC de 10 tours, juste après un drapeau rouge. Le concept du drapeau rouge c’est pas d’interrompre la course jusqu’à ce que la piste soit praticable avec 100% de sécurité ?

IV – La réalisation

Encore une fois, on a eu droit à une réalisation internationale à faire pâlir les personnes qui filment en tenant leur téléphone à la verticale. On avait une bataille pour le podium entre Valtteri Bottas et Esteban Ocon. Et nos amis de Liberty Media, plutôt que de nous montrer cette passe d’armes, ont préféré nous montrer le dernier tour du leader de la course (Hamilton) qui avait 10 secondes d’avance sur le deuxième. Au moins on a pu constater que l’arrière du volant et le casque de Lewis étaient réussis.

Conclusion

Cet article est un peu écrit sans ligne directrice, je suis encore énervé de ce que j’ai vu dimanche. C’était le bal des guignols. Cette course m’a encore plus dégoûté que la saison 2020 absolument dominée par Mercedes, et je ne sais même pas si j’ai hâte d’être à dimanche à Abu Dhabi, malgré que les deux protagonistes soient à égalité au classement. On pensait avoir un final incroyable, « l’histoire sera écrite ce dimanche 12 décembre » mais je suis tellement dépité que je ne sais même pas si j’apprécierai ce prochain Grand Prix à sa juste valeur, s’il doit être apprécié.

Aujourd’hui donc, Mercedes est très proche de son huitième titre mondial, Ferrari semble bien accroché à la troisième place et Alpine à la cinquième place.

Valtteri Bottas est assuré de terminer en troisième place du classement pilotes, Sergio Perez à la quatrième place. Lando Norris peut encore prétendre à la cinquième place, tout comme Charles Leclerc et Carlos Sainz. Il faudrait un abandon de Ricciardo et un podium de Gasly pour que ce dernier récupère la huitième place du classement, Fernando Alonso peut espérer prendre la neuvième place à Gasly s’il venait à s’imposer à Abu Dhabi et que Pierre ne marque aucun point.

Et surtout, n’oubliez pas la tradition : le pilote du jour du dernier GP est toujours un pilote qui s’en va. Vous avez le choix entre Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi, mais le bon sens devrait vous guider vers le finlandais sur f1.com/vote


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.