Windows 11, le ventilateur à caca est allumé

Windows 11 a été annoncé officiellement il y a environ une semaine, j’en parle ici, et après toute la hype autour de l’OS qui, d’après les mots de Microsoft, ne devait pas exister, les premières nouvelles ne sont pas réjouissantes.

En effet, Microsoft a annoncé la configuration minimale pour l’installation de son système d’exploitation, et le moins que l’on puisse dire, c’est que beaucoup de machines, trop de machines en fait, seront laissées sur le carreau.

J’avais été confronté à la problématique d’un de ces prérequis lorsque j’avais installé l’ISO leakée sur mon PC Alienware 14, un modèle de 2013, équipé d’un Intel Core i7 de 4ème génération. En réalité, tout était bon pour une mise à niveau, Windows 10 tourne comme une horloge dessus, mais un problème était tout de même présent : l’absence de TPM 2.0.

TPM 2.0 ?

Son petit nom complet est Trusted Platform Module. C’est pour résumer la puce qui va permettre de stocker et chiffrer les données sensibles que vous stockez sur votre ordinateur : mots de passe, informations d’authentification type Windows Hello, etc.
Il existe plusieurs versions, l’actuelle étant la 2.0, et Windows 11 nécessite obligatoirement cette version pour s’installer. Si vous êtes équipé d’une puce TPM 1.2, vous serez bloqué. Sur certaines carte mères, vous pouvez rajouter une puce TPM si elle n’en est pas déjà équipée. Attention, il existe deux connexions différentes, et il faut compter une quarantaine d’euros pour ça.

En soit, Microsoft impose la présence d’une puce TPM de deuxième génération sur tous les PC commercialisés depuis 2016, donc si votre PC est suffisamment récent, vous ne devriez pas avoir trop de soucis. Il faudra juste penser à aller voir dans le BIOS, chercher fTPM ou PTT (pas La Poste), selon que vous avez respectivement un processeur AMD ou Intel.

Quel processeur ?

Microsoft a également présenté une liste de composants minimaux pour le fonctionnement de Windows 11.
Exit le 32 bits, Windows 11 sera un OS 100% 64 Bits. Ça, en réalité, ça n’est pas le plus gênant, je pense que la majorité des ordinateurs vendus depuis 2010 sont déjà en 64 bits.

Par contre, là où le bât blesse, c’est la compatibilité des processeurs.

Du côté d’Intel, il vous faudra un processeur de huitième génération au minimum (architecture Coffee Lake), donc un processeur qui date de… 2017. Voici la liste officielle.

Pour AMD, c’est encore plus violent, avec la nécessité d’un processeur basé sur l’architecture Zen 2, donc les Ryzen 3000, processeurs de 2019. Oui, vous avez bien lu, les premiers Ryzen Threadripper ne seront pas supportés. Voici la liste officielle.

Enfin, pour les processeurs ARM, qui sont déjà beaucoup moins courants que les deux susnommés, on retrouve bien évidemment les puces SQx de Microsoft, qui équipent les Surface Pro X. voici la liste.

Peut-être que cette décision radicale est liée aux différentes vulnérabilités des processeurs, dont par exemple Meltdown, qui était une brèche de sécurité matérielle affectant tous les processeurs Intel.

Les autres trucs random

On retrouve d’autres éléments un peu déstabilisants dans la liste des prérequis. Par exemple, Microsoft n’impose pas de webcam sur les ordinateurs portables, mais à partir de 2023, il faudra obligatoirement au moins une caméra de face. Les ordinateurs de bureau seront épargnés.

L’outil téléchargeable sur le site de Microsoft gratuitement, PC Health Check, vous permet de savoir en quelques secondes si votre PC sera compatible avec Windows 11.
Cet outil a provoqué des sueurs froides à une grande partie des utilisateurs, car selon Microsoft, le logiciel n’était pas au point et affichait que l’ordinateur qui était testé ne sera pas compatible. L’outil a été retiré pour être fixé, il n’est pas encore revenu en ligne.

La version Famille de Windows 11 nécessitera une connexion internet, j’imagine qu’il ne sera pas possible de créer un compte utilisateur local sur cette variante de l’OS.

Windows 11, comme Windows 10, sera proposé gratuitement, en espérant que Microsoft ne reproduise pas le forçage qu’ils avaient fait en 2015 pour Windows 10. Mais honnêtement, j’y crois moyen…

Conclusion

Pour conclure, j’espère que l’entreprise de Redmond va ouvrir un peu plus les valves pour le support du matériel, car cela risque de rendre beaucoup d’utilisateurs déçus. Peut-être que ces restrictions ne sont qu’un moyen de sonder les configurations courantes, et voir les réactions des potentiels utilisateurs. Bien évidemment, il y a beaucoup de voix qui s’élèvent autour de ça, et j’espère que Microsoft réagira rapidement, au risque de revivre un épisode Xbox One à l’E3 2013 pour Windows 11.

Aujourd’hui, Microsoft annonce que si Windows 11 n’est pas compatible avec votre machine, Windows 10 reste un excellent système et il sera maintenu jusqu’à 2025. J’ai l’impression d’entendre « Stick to the 360″…

Pour ce qui est de mon avis, j’ai hâte de pouvoir quand même essayer cette nouvelle version, car j’ai toujours apprécié tester les nouveautés des nouveaux systèmes d’exploitation, que ce soit macOS ou Windows. Le seul problème ? Aucun de mes ordinateurs ne sont compatibles officiellement. Mon Mac mini est équipé d’une puce M1, mon Alienware a un processeur trop ancien et aucune puce TPM, mon MacBook Pro, c’est la même chose. Donc à part une bidouille comme j’avais déjà dû faire pour mon article sur la build leakée, je ne pourrai pas utiliser l’OS de manière sûre…
Je suis un peu déçu de ces annonces, je trouve Microsoft sur la bonne vague depuis plusieurs années, depuis l’arrivée de Satya Nadella à la tête de l’entreprise en fait mais avec ces annonces, Microsoft retombe un peu dans ses travers…
On verra si les choses changent dans les semaines à venir, on sait que le papa de Windows et de la Xbox est capable de s’adapter assez rapidement.

Dans tous les cas, si vous avez aujourd’hui un PC compatible sous Windows 10, vous pouvez d’ores et déjà essayer Windows 11 gratuitement. Il vous suffit de passer par le canal Dev sur Windows Insider.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager, si vous avez des suggestions vous pouvez me les faire parvenir dans les commentaires ou par le formulaire de contact ! Il y aura d’autres articles sur le sujet.

Sources :

https://www.windowscentral.com/starting-2023-windows-11-will-require-laptops-have-cameras
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trusted_Platform_Module
https://www.microsoft.com/en-us/windows/windows-11
https://www.frandroid.com/marques/microsoft/985531_windows-11-la-nouvelle-configuration-minimale-abandonne-beaucoup-de-pc

Windows 11 est officiel

MàJ 24/06/2021 22:35 : Ajout de la conférence complète.

il y a quelques jours, je vous avais présenté Windows 11 suite à une fuite d’un fichier iso.

Aujourd’hui, 24 juin 2021, Microsoft nous donnait rendez-vous pour l’annonce de la suite de Windows. Et Panos Panay nous a donc annoncé officiellement Windows 11.

La fuite était réelle, ça n’était pas un fake, les nouveautés étaient donc déjà connues pour leur grande majorité. On va les résumer à nouveau.

L’interface

Le point central et le plus visible est donc la nouvelle interface, basée sur toujours plus de transparence, la présentation de Microsoft était axée sur le côté « glass », ou chaque fenêtre se superpose naturellement sur l’autre. Panos Panay évoquait l’impression de « tenir un morceau de verre avec du contenu ».

On retrouve un moteur de thèmes, un peu à l’image de ce que l’on a déjà sur Windows 10, avec des préréglages comme la couleur d’accentuation, le fond d’écran et la couleur de l’interface.

Le Microsoft Store a été complètement revu, plus moderne, il semble surtout plus réactif. Gros point positif !

Le clavier virtuel, pour les utilisateurs de Surface et de PC convertibles, a été revu en profondeur et se rapproche maintenant de SwiftKey sur Android. Enfin, car le clavier virtuel de Windows 10 était une vraie plaie à utiliser.

Le fonctionnement général

Panos Panay, encore lui, nous a promis des grosses optimisations sur le fonctionnement du système. Plus de vitesse, plus de stabilité, des mises à jour Windows Update jusqu’à 40% plus légères ! Très honnêtement, la vitesse et la stabilité étaient sensiblement perceptibles sur l’iso leakée dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Microsoft nous annonce aussi un système de personnalisation un peu plus poussé, Windows s’adaptera à l’utilisation que vous faites de l’ordinateur. Si vous êtes en mode Gaming, la barre des tâches affichera les applications et logiciels en rapport avec le jeu vidéo. En mode productivité, vous aurez la suite Office dans la barre des tâches, vous avez compris l’idée.

Concernant le gaming, Microsoft a mis l’accent sur l’arrivée du Game Pass dans l’application Xbox pour Windows, ce qui au final était déjà le cas sur Windows 10.

On trouve l’apparition d’un centre de widgets qui s’affiche à la demande sur la partie gauche de l’écran. L’accent est mis sur l’actualité, ce qui me déplaît un peu. En effet, sur mon installation de Windows, les sources les plus communes d’actualité sont Public ou d’autres sites spécialisés dans le putaclic, c’est dommage qu’on ne puisse pas choisir de centre d’intérêt…

Lorsque vous connectez votre ordinateur à votre setup avec plusieurs écrans, chaque fenêtre reprendra exactement la place qu’elle avait quand vous aviez déconnecté le PC. C’est un gain de temps appréciable.

Les nouveautés

Parmi les nouveautés, l’accent a bien entendu été mis sur la connexion avec les autres. En pleine période de pandémie, toutes les entreprises semblent accentuer l’importance de ces fonctionnalités. Microsoft Teams est donc maintenant intégré en natif dans l’OS, pour simplifier les communications entre personnes.

Mais l’annonce la plus importante aujourd’hui, c’est l’arrivée de l’Amazon AppStore sur Windows 11, directement dans le Windows Store ! Qu’est-ce que ça signifie ? On aura maintenant accès au catalogue Amazon d’apps Android sur Windows. Le fonctionnement de ces apps sur Windows rappelle le Project Astoria, qui devait à la base simplifier grandement le portage des apps Android vers Windows 10 Mobile. La fonctionnalité repose sur Intel Bridge.

Les retraits

Parmi les retraits les plus importants, on notera :

Exit Cortana pendant l’assistant d’installation et même dans l’OS. L’assistant vocal reste installé, mais il est plus proche de la sortie que de l’entrée. En même temps, ça n’a jamais vraiment fonctionné

Internet Explorer sera désactivé, remplacé par un mode IE dans Microsoft Edge

Les applications suivantes ne seront plus installées par défaut : Paint 3D, Skype, OneNote et Visionneuse 3D. Elles resteront disponibles sur le Store.

Configuration minimale, recommandée, tarif et disponibilité

Windows 11 sera disponible courant 2021, Microsoft n’a pas annoncé de date pour le moment.

Windows 11 sera décliné en plusieurs versions : Famille & Professionnel sont pour le moment les deux versions confirmées par Microsoft.

Vous pourrez bénéficier gratuitement d’une mise à niveau vers Windows 11 depuis Windows 10, sans limite dans le temps, à condition que votre ordinateur réponde aux prérequis suivants (vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en plus grand) :

Cet article est susceptible d’évoluer, car le système vient d’être annoncé sans vraiment aller dans les détails, donc comptez sur moi pour mettre l’article à jour !

Pour conclure, je vous invite vraiment à regarder la vidéo d’annonce de Microsoft, Panos Panay ayant une méthode de présentation que j’adore.

N’hésitez pas à le partager s’il vous a appris des choses nouvelles.

Sources : Conférence Microsoft (en anglais), page officielle de Windows 11, Spécifications

 

Premier aperçu de Windows 11

Il y a quelques semaines, peu de temps avant la WWDC21, Microsoft a annoncé une conférence dédiée à Windows, qui est prévue pour le 24 juin 2021.

Il y avait pas mal d’indices sur ce qui allait être annoncé, notamment la présence du nombre 11 sur plusieurs éléments de la communication de Microsoft. Du coup, internet s’est enflammé, on a commencé à voir des signes d’une nouvelle version de Windows un peu partout, sans vraiment avoir de confirmation.

Puis, il y a quelques jours, je vais faire mon tour sur YouTube et je tombe sur une vidéo de Michael MJD (chaîne exceptionnelle au passage, si vous aimez l’informatique), dont le titre était commençait par « Windows 11 Leaked ». J’ai tendance à avoir confiance en ce YouTuber, car il a pour habitude de faire des vidéos couvrant l’histoire du développement de certaines versions de Windows, afin de voir où l’OS se dirigeait et à quel stade du développement les nouvelles fonctionnalités étaient implémentées.

Du coup, j’ai regardé la vidéo, pour des raisons évidentes il n’a pas donné de lien de téléchargement. Je me suis donc résolu à faire des recherches pour mettre la main sur le saint ISO. J’ai trouvé plus de liens morts qu’autre chose, mais au bout de 45 minutes, j’avais enfin réussi à le trouver. Ce lien a été désactivé peu de temps après mon téléchargement, j’ai eu de la chance.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en taille réelle.

Disclaimer : Si vous retrouvez ce Fichier ISO, je ne saurais que vous conseiller de ne pas l’installer sur votre ordinateur principal, pour plusieurs raisons :
– Il s’agit d’une préversion, on ne sait pas si c’est cette version qui sera livrée aux beta testeurs la semaine prochaine (si Microsoft annonce la disponibilité de Windows 11 sur le programme Insider)
– Vous pouvez vous confronter à des problèmes de stabilité et de compatibilité
– On ne peut pas être sûr à 100% que le système provient réellement de Microsoft, on ne sait pas si des fichiers ont été modifiés ou rajoutés, il y a donc un risque de vol de données
– Il peut parfaitement s’agir d’une version fake développée par des personnes non liées à Microsoft, ça existe et tout est possible.

Maintenant que le disclaimer est fait, on va pouvoir plonger dans le vif du sujet.

L’installation

De mon côté, et visiblement du côté de beaucoup d’autres personnes, je me suis retrouvé face à une erreur m’indiquant que Windows 11 ne pouvait pas être installé sur mon ordinateur à cause du non-support de TPM 2.0 sur mon ordinateur. TPM 2.0 est une technologie sécurisant le démarrage et l’installation de l’OS, donc si vous avez un ordinateur un peu ancien, vous pouvez vous retrouver bloqué.

J’ai donc dû flasher mon Fichier ISO Windows 11 sur une clé USB, puis télécharger un ISO de Windows 10, copier l’intégralité du dossier Sources de l’ISO W10 sur ma clé USB, sauf le fichier Install.wim

Après ça, tout a fonctionné normalement.

L’installation ressemble grandement à Windows 10, avec seulement quelques détails graphiques différents de ce que l’on connaissait auparavant (le logo Windows est plat, la police est légèrement différente.)

Une fois l’installation terminée, on se retrouve face à un tout nouvel assistant de démarrage (OOBE, Out Of Box Experience.) Je n’ai pas pu faire de captures d’écran de ce passage, je vous propose donc de regarder cette vidéo :

Le premier démarrage

Une fois le système installé et paramétré selon vos préférences, on retrouve un premier élément différenciant : le son de démarrage a été revu.
Ce son était désactivé par défaut sur Windows 10, et ça faisait depuis 2006 et la sortie de Windows Vista que ce son n’avait pas été modifié.

En dehors du son, nous retrouvons globalement le même écran de verrouillage que Windows 10, rien à signaler.

Le bureau

Une fois arrivé sur le bureau, c’est là qu’on se rend compte que les choses ont changé. La barre des tâches a été revue, les icônes (dont le menu Démarrer) sont maintenant centrées et par défaut la zone de notifications affiche la date et l’heure sur 3 lignes. La barre des tâches est un peu plus haute, ce qui honnêtement me déplaît un peu car elle prend vraiment plus de place que sur Windows 10. J’ai pu changer ce paramètre en modifiant l’échelle d’affichage.

Un reproche que je faisais à Windows 10 était le manque de cohérence sur les menus déroulants. Malheureusement, on a toujours deux formes différentes de menus déroulants sur Windows 11. Un clic droit sur le bureau affiche un menu avec une forme, un clic droit sur la barre des tâches affiche une forme totalement différente.

A droite du bouton Démarrer, on retrouve le bouton de recherche, l’affichage des bureaux actifs, et une nouvelle fonctionnalité Widgets, qui pour le moment n’affiche que la météo, les finances et l’actualité.

Les sons

Tous les sons ont été recomposés par Microsoft, on a maintenant des alertes beaucoup plus calmes et douces, même comparées à Windows 10. L’ensemble est accueillant, on n’a plus l’impression de se faire engueuler par l’OS à chaque fois qu’il y a un message d’erreur.

Le menu Démarrer

L’autre gros changement de Windows 11 par rapport à ses prédécesseurs, c’est le menu Démarrer. On commence à être habitué, à chaque nouveau Windows son nouveau menu Démarrer. Exit les tuiles, la liste d’applications installées sur l’ordinateur, on a maintenant un menu qui est plus large et qui affiche des applications épinglées, les éléments récents, le compte utilisateur connecté et le bouton d’extinction/redémarrage/mise en veille.

Comme sur Windows 10, on peut rajouter des raccourcis vers les dossiers fréquemment utilisés (Téléchargements, Documents, Vidéos etc) en bas à droite, vers le bouton d’extinction.

En haut à droite de ce nouveau menu, on retrouve un bouton All apps, qui nous affiche une liste qui semble toute petite par rapport à la taille de son conteneur.

L’explorateur de fichiers

Côté explorateur, rien de neuf, si ce n’est l’apparition de nouvelles icônes. Toujours pas d’onglets, toujours pas de simplification du ruban supérieur, rien n’a changé pour le moment.

En terme de design, on a maintenant des fenêtres aux coins arrondis, mais pas partout dans l’OS. Typiquement, vos logiciels auront cette nouvelle présentation mais les notifications de l’OS restent parfaitement rectangulaires.

En revanche, en terme de navigation, nous retrouvons une nouvelle fonctionnalité facilitant encore l’utilisation d’Aero Snap. Le simple fait de mettre votre curseur sur le bouton Maximiser (ou Minimiser) fait apparaître un cadre avec plusieurs dispositions de fenêtres.

Windows Terminal

Avec Windows 11 est maintenant intégré le Windows Terminal. Il est déjà disponible sur Windows 10, il vous permet de retrouver tous vos terminaux au même endroit : PowerShell, Invite de commandes, Azure, Ubuntu etc. Plutôt pratique, ça évite d’avoir 5 fenêtres différentes.
On a donc un terminal avec des onglets, mais l’explorateur Windows, beaucoup plus utilisé, n’a toujours pas le support des onglets. Bon.

Les réglages

Depuis Windows 8, Microsoft essaie de tuer le vieillissant panneau de configuration. Depuis Windows 10, l’équipe de développeurs Microsoft travaille dur pour rapatrier toutes ses fonctionnalités vers l’application Réglages. Cependant… On a toujours ces deux applications sur Windows 11, avec deux présentations différentes et des fonctionnalités manquantes dans l’un comme dans l’autre. Vivement que Microsoft aille au bout de son idée de moderniser son OS !

Conclusion

Pour conclure, Windows 11 est en quelque sorte Windows 10 mais avec l’interface de Windows 10X, qui si vous vous ne souvenez pas devait être l’OS dédié aux machines à plusieurs écrans chez Microsoft. Windows 10X avait été annoncé en octobre 2019, en même temps que la Surface Neo, Surface Duo, Surface Laptop 3 et Surface Pro 7.

Je ne suis pas convaincu que ce nouveau menu démarrer convienne à beaucoup d’utilisateurs, qui sont généralement assez réticents au changement.
D’un autre côté, Microsoft a toujours été dans une position assez délicate. L’entreprise aimerait faire évoluer son OS de manière conséquente, mais se retrouve bloquée par une part de marché beaucoup trop importante, surtout en entreprise. Révolutionner l’OS, son fonctionnement et son interface sont des décisions beaucoup trop risquées, car les utilisateurs professionnels n’ont pas le temps de s’habituer tous les 5 ans à une interface totalement repensée. Chaque évolution de Windows (excepté Windows 8) est relativement proche de l’ancienne version, pour les raisons que j’ai évoquées précédemment.

Personnellement, j’aime le nouveau design de Windows 11, mais encore une fois je pense que l’élément de controverse sera ce nouveau menu Démarrer. En dehors de ça, l’OS semble aussi stable que Windows 10, je n’ai rencontré aucun problème à l’utilisation, même si je dois admettre que ça n’a pas été l’OS principal dans mon utilisation depuis son installation.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires ! Juste une petite précision, je ne fournirai pas le fichier .iso

Je vous demanderai juste un service… Merci de m’apporter des oranges quand je serai en prison à cause de cet article 😀

Mais qui a donc tué la Dreamcast ?

Article publié le 24 octobre 2015 sur mon ancien blog.

 

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui en a attristé un paquet parmi vous : La mort de la Dreamcast. Je vais mener mon enquête (accroche toi Sherlock Holmes) pour lever le voile sur le « meurtrier de la Dreamcast ». Je me baserai évidemment sur des évènements qui ont bien eu lieu tout au long de la vie de la console, des balbutiements de son développement jusqu’à son assassinat. Oui oui, « assassinat », carrément.

Plantons le décor

La vie de la Dreamcast commença en 1996. Deux ans après la sortie japonaise de la PlayStation et de la Saturn, la même année sortait la Nintendo 64. La Saturn ? C’est simplement l’ancêtre de la Dreamcast qui a connu un succès plutôt mitigé avec un peu moins de 10 millions d’exemplaires écoulés dans le monde. De son côté, la Nintendo 64 réussit à passer la barre des 30 millions de consoles. Quant à la PlayStation… Eh bien, rouleau compresseur comme tout le monde le sait. Pour sa première tentative sur le marché des consoles, Sony a bien réussi son coup en écoulant près de 105 millions de consoles à travers le monde. Oui, dix fois plus que la Saturn. Ceci étant, toute personne qui suivait d’assez près le monde du jeu vidéo à l’époque (ou toute personne qui s’est informée après, comme moi. Je n’étais même pas né à la sortie de ces consoles au Japon !) se rappelle forcément de l’annonce choc du prix de la PlayStation. La Sega Saturn était proposée à 399$, et Sony annonça, à l’E3 1995 (oui, alors que la console était déjà disponible au Japon), un tarif de 299$. Ceci n’est pas sans rappeler ce coup massif sur la tête de Microsoft en 2013 à l’annonce du prix de la PS4, là aussi 100$ moins élevé en faveur de la PlayStation. Enfin bref, je divague (vague.)

La Dreamcast, genèse

La dernière console de Sega est née d’un différend plutôt violent entre Sega Japon et Sega America. Certains pontes de Sega (Principalement Sega Japon) souhaitent que leur entreprise devienne un éditeur de jeux à part entière, ceci avant même la sortie de la Saturn. D’autres soutiennent corps et âme le Sega constructeur (Principalement Sega America). Ces derniers parviennent à leurs fins, l’entreprise attaque donc le développement de sa nouvelle console, nom de code Dural. Enfin, « sa » nouvelle console, ou plutôt « ses » nouvelles consoles. En effet, les branches américaine (dont le produit est nommé Blackbelt) et japonaise (nom de code Katana) seront mises en concurrence frontale, et le prototype le plus convaincant sera gardé pour en faire le produit final. A l’époque, Sega étant dans une posture financière peu avantageuse, on peut se demander où ils ont trouvé le cash nécessaire pour produire deux consoles en parallèle ! Déjà qu’une seule console coûtait très cher à produire, alors deux… Bref, le modèle américain est le gagnant, c’est donc lui qui servira de base. Enfin, pas vraiment…

La Sega Saturn, dont la remplaçante est en compétition au sein de Sega.

La Dreamcast, développement

Comme dit plus haut, c’est le modèle américain qui est retenu par Sega comme étant la base de leur prochaine console. Elle est alors équipée d’un processeur PowerPC (conçu par IBM, entreprise américaine), un processeur graphique provenant de chez 3DFX (constructeur américain en vogue dans le monde PC, racheté par Nvidia en 2000.) L’OS est produit par Microsoft. L’ensemble était plus simple à programmer que le projet Katana. Cependant, au fil du développement, Sega Japon fait en sorte que peu à peu, la Blackbelt se rapproche de la Katana. Le CPU du projet Katana est alors conçu par le japonais Hitachi, et le GPU par NEC. NEC étant partenaire de Microsoft, la seule chose issue du projet Blackbelt est donc son système d’exploitation, Windows CE. On a alors l’impression que Sega Japon fait tout pour descendre le projet, et par dessus tout de faire de cet échec un échec américain, et pour faire payer Sega America d’avoir soutenu la création d’une nouvelle console. Pour rappel, Sega Japon était pour l’abandon du hardware.

La Dreamcast, officialisation et sortie

La Dreamcast est alors annoncée par Bernie Stollar (qui était pour la production de hardware) en mai 1998 et sort entre 1998 et 1999 selon les territoires. C’est deux ans avant la PlayStation 2, et c’est surtout avec beaucoup plus de jeux que la console de Sony. Beaucoup plus de jeux certes, mais aucun jeu EA. Effectivement, Sega avait plaqué 3DFX comme expliqué plus haut, ce qui a valu des retombées judiciaires à Sega. Or, EA étant actionnaire de 3DFX à l’époque, il était hors de question qu’Electronic Arts ne sorte de jeux sur la console de la marque qui a trahi l’entreprise de laquelle il est actionnaire (Cette phrase est juste parfaite, je n’ai pas compris ce que j’ai écrit.) Plus simplement, EA allait logiquement soutenir 3DFX en ne sortant aucun jeu sur la Dreamcast. La console est malgré cela un succès assez remarquable, Sega pourrait se féliciter d’avoir pris une certaine avance dans la bataille des chiffres de ventes.

Pendant ce temps, on commence à voir des rumeurs concernant Microsoft. Le géant américain pourrait faire son entrée sur le marché des consoles de salon. Attendez… Microsoft ? Celui qui produit l’OS de la Dreamcast ? Le partenaire de NEC ? Mmmmmmmh… Une console se développe en plusieurs années, surtout pour un nouvel entrant. (Cette remarque a une importance capitale pour la suite de l’histoire.)

Sony, quand à lui, sort sa PlayStation 2. Énorme succès, la PS2 profite grandement de l’intérêt suscité par sa grande sœur, si bien qu’elle ne sort qu’avec peu de jeux marquants mais explose les records de vente. Ce qui plombera plus ou moins les ventes de la Dreamcast malgré ses très bons titres.

Retour chez Sega : Bernie Stollar, responsable de Sega America est remercié et Peter Moore est nommé à sa place. C’est là que ça devient marrant. Peter Moore est contre le maintien du hardware. Je sais pas vous, mais moi, ça m’interpelle. Moore sabotera bien évidemment les campagnes pub de la Dreamcast. En clair, pas mal de mouvements en peu de temps.

La Dreamcast, décès

Le 31 janvier 2001, Sega annonce l’abandon pur et simple de sa console, et par extension de sa division hardware. L’arrêt de la production prendra effet le 30 mars 2001. Suite à cette annonce, quasi tous les développeurs et éditeurs de jeux pour cette console abandonnent évidemment leurs projets. De plus, le prix de la machine chute pour écouler les stocks. Du côté de la concurrence, à l’E3 de mai 2001, Microsoft annonce sa Xbox, et Nintendo dévoile sa Gamecube.

En 2003, Microsoft débauche Moore, il gèrera la division Entertainment de Microsoft. Cette division englobe bien évidemment la Xbox. Sous la présidence de Moore, les ventes de la Xbox se verront augmenter.

Mais qui a donc tué la Dreamcast ?

Le dernier « chapitre » de cette histoire reprend le titre de l’article. Suite à toutes ces histoires à rebondissement, j’ai comme intime conviction que le vrai assassin de la Dreamcast n’est pas Sony comme tout le monde s’aime à le dire. Evidemment, les ventes de la PS2 ont surpassé violemment celles de Sega et ça n’a pas aidé la Dreamcast, mais en quoi peut-on vraiment reprocher à une société de vendre ses produits ? Loin de moi l’idée de défendre l’entreprise nippone, certes Sony a investi lourdement en marketing, usé de son image de marque, ils ont profité clairement de l’engouement créé par la PlayStation première du nom. Mais après tout, tout cela n’est que du marketing, et ça ne peut être considéré à mon sens comme étant la seule raison du décès de la Dreamcast. Nintendo, de son côté, faisait son petit bonhomme de chemin, sans rien demander à personne. De plus, elle s’est pris aussi violemment que Sega le coup de pied dans la gueule la claque PlayStation, elle a d’ailleurs à l’époque eu beaucoup de mal à s’en remettre. Alors, qui reste t-il ? Microsoft ? Quoi, vous osez penser que j’accuse Microsoft ? Eh bien oui, j’accuse Microsoft d’avoir assassiné la Dreamcast. Plusieurs éléments concordent assez étonnamment :

  • Depuis le début, la Blackbelt était prévue pour tourner sous un OS Microsoft, Windows CE. Or, le délire de Sega Japon était d’avoir une console 100% japonaise. Elle en a donc changé tous les composants pour la rapprocher de plus en plus vers le projet Katana. Seul l’OS survivra. Vous n’êtes pas sans savoir que Microsoft n’est pas japonais. De plus, comme dit plus haut, Microsoft était un partenaire proche de NEC. Ce dernier a été choisi au dernier moment pour produire la puce graphique de la Dreamcast finale.
  • En 1998, Microsoft commence le développement de ce qui s’appelle encore DirectX-Box. Ceci commence en même temps que la sortie de la Dreamcast. Sans trop forcer, j’imagine que Microsoft avait été mis au courant des différends au sein de Sega, et il s’est alors imaginé que c’était le moment de préparer son arrivée sur le marché.
  • Sega abandonne la Dreamcast comme une vieille chaussette. Jamais elle ne cherchera de repreneur pour sa division hardware, mais aussi les joueurs qui ont acheté la console, ainsi que les employés en charge de la machine. Elle ne donnera jamais d’explication précise sur les raisons de l’abandon de cette machine, se cachant derrière les ventes faiblardes dues à l’arrivée de la PS2.
  • Microsoft commence à parler, à partir de fin 2000, de son arrivée sur le marché des consoles. L’arrêt de la commercialisation de la Dreamcast est annoncé début 2001, la Xbox est dévoilée mi-2001 pour une sortie fin 2001. Un emploi du temps pour le moins très bien ficelé.
  • En 2000, EA rachète Dreamworks Interactive, qui a été fondée en 1995 par DreamWorks SKG et… Microsoft. Pour rappel, jamais un jeu EA n’est sorti sur la Dreamcast.
  • En 2001, Peter Moore apparaît sur scène à l’occasion de la conférence d’annonce de la Xbox, pour parler des third party.
  • Peter Moore est débauché en 2003 par… Microsoft, pour prendre en main le pôle en charge de la Xbox. Le hasard faisant bien les choses, les ventes de Xbox sur le continent américain vivront positivement ce changement de dirigeant.
  • En 2003, Shenmue II sort sur Xbox aux États-Unis. Microsoft avait signé un deal avec Sega pour assurer la sortie de Shenmue aux US.
  • Sega avait prévu une carte PC permettant de rendre compatible ses jeux Dreamcast sur les PC. Cette carte a été annulée. La plus grande majorité des PCs tournant sous Windows, ceci aurait fait de l’ombre à la Xbox.

Il semble alors logique que Microsoft, ayant été au courant de ces différends, ait travaillé plus ou moins indirectement dans le sens de Sega Japon pour libérer une place au sein de la guerre des consoles, et ainsi lancer sa Xbox, presque en remplacement de la Dreamcast.

Enfin j’accuse Microsoft, mais pas seulement. Sega est bien évidemment le plus grand coupable dans cette histoire, mais je reste convaincu que Microsoft a eu une très grande implication dans cet arrêt brutal.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire cet article. En effet, celui-ci m’a pris beaucoup plus de temps de préparation que les autres, car il m’a fallu aller chercher un maximum d’informations, les noter, les mettre en concordance, et essayer de faire tourner le tout pour en sortir quelque chose qui je l’espère, a été agréable à lire. De plus, c’est assez compliqué de faire quelque chose de concis, car je n’étais bien évidemment pas au courant de tout, je n’ai pas du tout connu l’époque de la Dreamcast. Il a donc fallu que je rattrape mon retard, ce qui m’a tout de même appris plein de choses intéressantes dans le domaine. J’ai réellement aimé préparer cette enquête, et il n’est pas impossible que ce genre d’articles obtienne une certaine régularité sur le blog, malgré le temps qu’il est nécessaire de prendre pour les faire. Si vous avez apprécié, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires, et à partager l’article autour de vous ! C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Vraiment.

NB : Je tiens à préciser que tout ce qui est écrit dans cet article ne concerne que mon avis personnel et n’engage que moi. Certains éléments sont peut-être seulement le fruit d’une pure coïncidence.

Cet article a été écrit suite au visionnage de cette vidéo, qui m’en a beaucoup appris sur l’histoire de la Dreamcast. Je ne saurais que vous conseiller de regarder leurs vidéos, elles sont bien montées et relatent des faits auxquels on ne pense pas forcément.

 

Comme indiqué plus haut, cet article fait partie des archives de mon ancien blog, datant de 2015.
Malheureusement, je n’avais pas sauvegardé les images à l’époque, je n’ai pas donc pu illustrer cet article comme l’original.
Le texte n’a pas été modifié, il est identique à celui que j’avais écrit il y a près de six ans.