Premier aperçu des F1 de 2022

Comme vous le savez sûrement, la saison 2022 de F1 est synonyme de révolution technique. Aujourd’hui jeudi 15 juillet 2021, se déroulait la présentation officielle du concept des Formule 1 de 2022.
Au final, s’il n’y avait pas eu cette pandémie mondiale, on aurait déjà ces voitures sur la piste, mais cette nouvelle réglementation a été repoussée d’un an.

Jusqu’à maintenant, on devait se contenter de rendus 3D fournis par la FIA, avec comme premier avis le fait que les voitures se rapprochent de ce qui se fait en IndyCar niveau design.

Dans cet article, je vais me contenter de vous parler du design général et des changements les plus visibles. Je ferai peut-être un nouvel article pour approfondir les nouvelles réglementations.

Le concept

Comme précisé par la FIA, le concept des voitures de 2022 est de faciliter les dépassements et apporter plus de spectacle. Avec ce nouveau règlement technique, la fédération espère revenir aux sources du sport, avec des voitures plus simples à concevoir, moins axées sur l’ingénierie et surtout moins coûteuses.

Du coup, exit tout le petit monde qui se cachait au niveau des bargeboards, ces zones situées de part et d’autre de la cellule de survie où s’installe le pilote. En lieu et place de ce petit bordel aéro, on a maintenant des diffuseurs pour permettre d’optimiser l’effet de sol. Parce que du coup, le fond plat, c’est terminé. On a maintenant une voiture avec une forme d’aile d’avion retournée, permettant un effet de sol pour compenser la disparition des appendices aérodynamiques dont je vous parlais plus haut.

Sur les voitures actuelles
Sur les voitures actuelles
Sur les voitures de 2022. Désolé, il n’y a pas encore de photos plus précises…

Les ailerons sont également simplifiés, l’exemple le plus flagrant étant l’aileron arrière. On a un aileron qui donne l’impression de n’être fait que d’un seul tenant, plus de pièces mobiles, il semblerait même que le DRS soit abandonné (VICTOIRE !!!)

L’aileron avant semble énorme, comparé à ce que l’on connaît sur les F1 actuelles. Idem, on constate la simplification drastique des ailettes.

Je trouve que le halo est mieux intégré au design de la voiture. Il avait été introduit en 2018 pour éviter que la tête et le casque des pilotes soient exposés à des débris. Il a déjà sauvé des vies en F1 en seulement trois ans d’existence.

Les roues passent de 13″ à 18″ à compter de l’année prochaine, ce qui donne un côté assez racé à la voiture.

2022 vs 2021

Comme on dit qu’une image vaut mille mots, je vous laisse savourer ces différences entre les monoplaces de 2021 comparées au futur du sport.

Mon avis

Personnellement, je trouvais dès le dévoilement, en 2019, des premiers plans et rendus 3D des nouvelles voitures, que le design se rapprochait des voitures d’IndyCar. Aujourd’hui, mon avis n’est toujours pas définitif, et il ne le sera toujours pas avant de voir ces nouvelles voitures rouler.
La présentation faite par la FIA et la FOM ne mettait pas vraiment en valeur le nouveau concept aéro, à cause de cette livrée qui brillait beaucoup trop, son effet arc en ciel, on n’y voyait rien. A ce moment là, je me demandais si je n’étais pas en train de regarder les images d’une copie d’un jeu de F1 sans licence officielle, où Blue Cat Racing remplacerait Red Bull Racing. Mais, avec un peu de patience, on a pu voir cette même livrée sur le circuit de Silverstone, donc avec moins de jeux de lumière, et là je dois avouer que j’aime bien ce nouveau design.
D’un autre côté, je me dis qu’il y a quand même des éléments que je n’aime pas, surtout les deux ailerons. L’aileron avant est énorme, ça donne un côté chasse-neige à la voiture. L’aileron arrière est vraiment étrange, c’est une sensation que je n’arrive pas à décrire.

En tous les cas, j’espère vraiment que les promesses de la FIA seront tenues, car à la base, en plus de réduire les coûts, ce nouveau concept aéro est sensé apporter des vraies batailles en piste en supprimant le phénomène de dirty air, et des voitures en mesure de se suivre pour fournir plus de spectacle.
Spectacle qui manquait cruellement à l’appel ces dernières années, même si 2021 nous apporte un peu plus de dépassements que les années précédentes.

 

Sources : 

https://www.formula1.com/en/latest/article.gallery-a-first-look-at-the-life-size-2022-f1-car-after-drivers-get-up-close.4rJgGsK2iEWcY6jjKWVjv.html

https://www.formula1.com/en/latest/article.analysis-comparing-the-key-differences-between-the-2021-and-2022-f1-car.4xYDhtOjDee4cEQ3P4RsK9.html

Analyse des qualifications du Grand Prix d’Autriche 2021

Comme prévu à l’ouverture de ce blog, j’ai décidé de vous parler un peu de Formule 1, on commence donc par une mini analyse de la séance de qualifications du Grand Prix d’Autriche 2021.

On se retrouve donc pour la deuxième course consécutive sur le Red Bull Ring, la première édition (Grand Prix de Styrie) avait été remportée par Max Verstappen, devant Lewis Hamilton et Valtteri Bottas. Le pilote Red Bull accroissait son avance au championnat de six points, portant cette avance à 18 longueurs, car Hamilton récupérait le point du meilleur tour en course.

Voici avant tout la grille de départ, avec les éventuelles pénalités appliquées :

Le poleman

Q1

En Q1, on retrouve exactement les mêmes pilotes éliminés que la semaine dernière, avec Kimi Räikkönen en 16ème place, suivi par Esteban Ocon, Nicholas Latifi et les deux Haas de Mick Schumacher et Nikita Mazepin.
Rien de particulier à signaler en cette séance assez calme au final, si ce n’est la performance d’Esteban Ocon qui termine près de six dixièmes derrière son coéquipier, le rookie double champion du monde Fernando Alonso.
Pour rappel, le français devait montrer au vétéran comment piloter, Alonso devait être fini, il n’aurait jamais dû revenir car Ocon allait le fumer allègrement. On retrouve logiquement l’espagnol avec le troisième meilleur temps de cette séance.

Q2

Pour la Q2, les choses se compliquent. On commence par Daniel Ricciardo, toujours à la peine dans sa MCL35M, mais j’aimerais quand même rappeler que l’australien a toujours pris du temps à s’adapter à ses nouvelles équipes. Je pense qu’il ne faut pas l’enterrer trop vite, car quand il maîtrisera parfaitement sa McLaren, je reste persuadé qu’il sera redoutable. Pour le moment, il termine à « seulement » trois dixièmes de son coéquipier, les écarts étaient très faibles donc il s’est retrouvé en zone rouge, en treizième position.

Durant cette séance, il y a eu deux évènements majeurs : le premier, c’est le gros cafouillage de fin de séance (quelle surprise…) entre Fernando Alonso et Sebastian Vettel. Alors sur un tour lancé très convaincant, Alonso se confronte à l’arrière de l’Aston Martin de Vettel, au ralenti, entre le virage 9 et 10. Fou de rage, l’espagnol le fait comprendre par une communication verbale non vulgaire (oui Kimi, c’est toi que je vise), alors que Sebastian se fait tout petit en présentant ses excuses à Fernando avec un long geste de la main. En effet, l’allemand n’a pas été prévenu de l’arrivée d’un pilote sur un tour lancé par son ingénieur, mais en plus de ça il était également ralenti par Carlos Sainz et Valtteri Bottas juste devant lui. Fernando s’élancera donc en quatorzième place, devant Antonio Giovinazzi. Les Ferrari de Carlos Sainz et Charles Leclerc s’élanceront en sixième ligne.

Vous allez me dire « il en manque un, non ? »

Eh bien non, je n’ai pas oublié George Russell, qui ENFIN réussit à passer en Q3 ! S’il est facile de taper sur Red Bull pour ses changements de pilotes en cours de saison, je ne trouve pas le comportement de Mercedes très gratifiant envers George, le laisser végéter dans une Williams qu’il surpilote depuis plusieurs années, mettant la pétée en qualifications à ses coéquipiers (il a toujours été qualifié devant ses coéquipiers chez Williams, et-ce depuis son arrivée en F1 en 2019) n’est certainement pas la meilleure solution. Mais, si Hamilton craint que Russell ne lui fasse de l’ombre et refuse réellement de faire équipe avec lui, c’est sans doute qu’il a du potentiel le George.
J’espère réellement qu’il sera signé dans une meilleure équipe, il le mérite vraiment, fut-ce une autre que Mercedes.

Q3

Pour terminer ces qualifications déjà riches en émotions avec le premier passage de Williams en Q3 depuis 2018, la Q3 nous apportera notre lot de surprises.

Sergio Pérez est toujours en peine avec ses pneus tendres neufs, je pense que Red Bull devrait lui faire passer les qualifs avec des pneus medium avec 700 tours d’usure et là il nous ferait des pole position avec 2 secondes d’avance. Mais bon, c’est pas autorisé.. Pour autant, il nous offrira un joli dernier tour, avec à la clé une troisième place.

J’aimerais aussi noter les belles performances d’Alpha Tauri et Aston Martin, avec les voitures italiennes s’élançant en sixième (Pierre Gasly) et septième place pour Yuki Tsunoda, les Aston étant huitième (Sebastian Vettel, sous le coup d’une enquête pour l’incident avec Alonso en Q2) et Lance Stroll en dixième place.

Lando Norris de son côté, nous a claqué un temps futuriste, à 0,048 seconde de la pole position de Max Verstappen. Une meilleure sortie du virage 10 aurait offert la première pole position à Lando (et des larmes plein les joues pour moi.)

L’un des autres évènements de ces qualif, c’est la mauvaise perf des Mercedes. Cela faisait 70 courses qu’aucune Merco n’était qualifiée dans les trois premières places. Soixante-dix, seventy, zeventig, enfin vous avez compris. Quelque chose se passe mal chez les allemands, mais ça nous apporte un peu d’air frais, parce que les 7 dernières saisons étaient étouffantes de domination des voitures grises, puis noires depuis 2020. En plus, pour ce qui de mon avis, voir Max Verstappen à cette place est plutôt plaisant (« plutôt plaisant » dit le mec qui, avec un drapeau des Pays-Bas au mur, met le son à fond quand les hymnes néerlandais et autrichien retentissent sur le podium…)

Après la qualif

On a appris quelques heures après que Sebastian Vettel, au terme d’une réunion avec la FIA, Valtteri Bottas et Carlos Sainz, avait écopé de trois places de pénalité. Cela le fait passer de la huitième à la onzième place, faisant donc gagner une place à Georgyboy qui s’élancera en huitième position.

En quelques mots, qu’attendre de la course ?

Pour conclure cet article, j’aimerais vous donner les attentes que l’on peut avoir de cette course.

Si tout va bien, je pense que Russell peut réellement marquer les premiers points de Williams depuis 2019, on espère juste que la voiture tienne le rythme, et n’ait pas de soucis mécaniques.

L’usure des pneus sera un élément à suivre, car les pneus sont plus tendres que la semaine dernière. On assistera possiblement à des stratégies à deux arrêts. Le plus intelligent sur la stratégie sera le vainqueur de la course, comme toujours.

Malheureusement, je pense que Norris ne gardera pas sa deuxième place, le rythme de course des McLaren est pour le moment beaucoup moins élevé que le rythme en qualifications.

Pour Mercedes, je pense que cette course sera quand même difficile, les Red Bull de Checo et Max ne seront sûrement pas faciles à aller chercher. Il n’y a plus qu’à espérer de la pluie pour les voir revenir à un rythme réellement proche, voire supérieur, aux voitures autrichiennes. Mais la pluie, ça fait au moins dix courses qu’on l’attend…