Premier aperçu des F1 de 2022

Comme vous le savez sûrement, la saison 2022 de F1 est synonyme de révolution technique. Aujourd’hui jeudi 15 juillet 2021, se déroulait la présentation officielle du concept des Formule 1 de 2022.
Au final, s’il n’y avait pas eu cette pandémie mondiale, on aurait déjà ces voitures sur la piste, mais cette nouvelle réglementation a été repoussée d’un an.

Jusqu’à maintenant, on devait se contenter de rendus 3D fournis par la FIA, avec comme premier avis le fait que les voitures se rapprochent de ce qui se fait en IndyCar niveau design.

Dans cet article, je vais me contenter de vous parler du design général et des changements les plus visibles. Je ferai peut-être un nouvel article pour approfondir les nouvelles réglementations.

Le concept

Comme précisé par la FIA, le concept des voitures de 2022 est de faciliter les dépassements et apporter plus de spectacle. Avec ce nouveau règlement technique, la fédération espère revenir aux sources du sport, avec des voitures plus simples à concevoir, moins axées sur l’ingénierie et surtout moins coûteuses.

Du coup, exit tout le petit monde qui se cachait au niveau des bargeboards, ces zones situées de part et d’autre de la cellule de survie où s’installe le pilote. En lieu et place de ce petit bordel aéro, on a maintenant des diffuseurs pour permettre d’optimiser l’effet de sol. Parce que du coup, le fond plat, c’est terminé. On a maintenant une voiture avec une forme d’aile d’avion retournée, permettant un effet de sol pour compenser la disparition des appendices aérodynamiques dont je vous parlais plus haut.

Sur les voitures actuelles
Sur les voitures actuelles
Sur les voitures de 2022. Désolé, il n’y a pas encore de photos plus précises…

Les ailerons sont également simplifiés, l’exemple le plus flagrant étant l’aileron arrière. On a un aileron qui donne l’impression de n’être fait que d’un seul tenant, plus de pièces mobiles, il semblerait même que le DRS soit abandonné (VICTOIRE !!!)

L’aileron avant semble énorme, comparé à ce que l’on connaît sur les F1 actuelles. Idem, on constate la simplification drastique des ailettes.

Je trouve que le halo est mieux intégré au design de la voiture. Il avait été introduit en 2018 pour éviter que la tête et le casque des pilotes soient exposés à des débris. Il a déjà sauvé des vies en F1 en seulement trois ans d’existence.

Les roues passent de 13″ à 18″ à compter de l’année prochaine, ce qui donne un côté assez racé à la voiture.

2022 vs 2021

Comme on dit qu’une image vaut mille mots, je vous laisse savourer ces différences entre les monoplaces de 2021 comparées au futur du sport.

Mon avis

Personnellement, je trouvais dès le dévoilement, en 2019, des premiers plans et rendus 3D des nouvelles voitures, que le design se rapprochait des voitures d’IndyCar. Aujourd’hui, mon avis n’est toujours pas définitif, et il ne le sera toujours pas avant de voir ces nouvelles voitures rouler.
La présentation faite par la FIA et la FOM ne mettait pas vraiment en valeur le nouveau concept aéro, à cause de cette livrée qui brillait beaucoup trop, son effet arc en ciel, on n’y voyait rien. A ce moment là, je me demandais si je n’étais pas en train de regarder les images d’une copie d’un jeu de F1 sans licence officielle, où Blue Cat Racing remplacerait Red Bull Racing. Mais, avec un peu de patience, on a pu voir cette même livrée sur le circuit de Silverstone, donc avec moins de jeux de lumière, et là je dois avouer que j’aime bien ce nouveau design.
D’un autre côté, je me dis qu’il y a quand même des éléments que je n’aime pas, surtout les deux ailerons. L’aileron avant est énorme, ça donne un côté chasse-neige à la voiture. L’aileron arrière est vraiment étrange, c’est une sensation que je n’arrive pas à décrire.

En tous les cas, j’espère vraiment que les promesses de la FIA seront tenues, car à la base, en plus de réduire les coûts, ce nouveau concept aéro est sensé apporter des vraies batailles en piste en supprimant le phénomène de dirty air, et des voitures en mesure de se suivre pour fournir plus de spectacle.
Spectacle qui manquait cruellement à l’appel ces dernières années, même si 2021 nous apporte un peu plus de dépassements que les années précédentes.

 

Sources : 

https://www.formula1.com/en/latest/article.gallery-a-first-look-at-the-life-size-2022-f1-car-after-drivers-get-up-close.4rJgGsK2iEWcY6jjKWVjv.html

https://www.formula1.com/en/latest/article.analysis-comparing-the-key-differences-between-the-2021-and-2022-f1-car.4xYDhtOjDee4cEQ3P4RsK9.html

Retour sur le 29 novembre 2020

Si ce dimanche 29 novembre 2020 est sans doute un jour comme les autres pour le commun des mortels, chaque spectateur de Formule 1 s’en souvient comme l’un de ces jours que l’on aime pas vivre.

Aujourd’hui, je vous propose de revenir un temps sur un évènement qui nous a fait passer un temps interminable devant notre télé. Tout l’enthousiasme d’une course de F1 s’envolait en quelques secondes.

Plantons le décor

La grille de départ ressemblait à ça :

Les occupants des trois premières places étaient assez habituels au final…
On avait quand même droit à une belle performance d’Alex Albon qui complétait la deuxième ligne. Sergio Pérez, encore pilote Racing Point, confirmait la bonne tendance de l’équipe de Papa Stroll, qui a mis la moitié de la saison à comprendre sa Mercedes repeinte en rose.

Il est 15h10 en France. Le tour de formation est lancé.
Après un départ un peu compliqué de Valtteri Bottas, il se retrouve en sixième place et pris en sandwich. Lando Norris subit un dommage sur son aileron avant, il traîne par terre du côté gauche. Kimi Räikkönen sort large à la sortie du virage 2 mais revient sur la piste sans encombre.

Puis, 15h15 arrive.

La frayeur

A 15h15, une image glaçante est diffusée sur les écrans du monde entier, quelque chose que l’on n’avait pas vu depuis tant d’années. Un pilote s’accroche avec l’Alpha Tauri de Daniil Kvyat, termine sa course dans un rail lancé à plus de 240km/h. En effet, on est en sortie de virage.
J’entends encore la terreur dans la voix de Julien Fébreau raisonner dans ma tête quand j’y repense.

Ce pilote, c’est Romain Grosjean.

En toute logique, la réalisation change assez rapidement l’angle de la caméra pour que l’on n’ait pas à subir un accident d’une telle violence, ce qui est un point réellement positif. D’autant plus qu’à ce moment là, tout le monde que le pire vient de se produire devant nos yeux.

La course est immédiatement neutralisée par un drapeau rouge, tous les pilotes sont rappelés dans la voie des stands. Le temps s’est arrêté. Quelques secondes plus tard, les pilotes sont en dehors de leur voiture, sont vers leurs ingénieurs, discutent dans une ambiance au ressenti extrêmement pesant.

Nous n’avons toujours pas d’images rassurantes. L’impression d’avoir perdu un pilote s’accentue.

Il est environ 15h20 quand la plus belle image jamais diffusée au cours d’un GP apparaît.
Romain Grosjean est là, vivant, un peu choqué mais il est là. Assis dans la voiture médicale, accompagné des médecins de la FIA. Pour autant, la tension reste présente, c’est logique après un tel évènement.

Alors que les ouvriers s’affairent sur le rail de sécurité grandement endommagé par cet accident, on commence à nous montrer des images un peu plus détaillées de ce qu’il s’est passé. Encore une fois, un grand merci à la réalisation, qui attend de voir un pilote sur ses deux jambes et conscient avant de montrer un accident d’une telle gravité.

Romain a donc percuté la roue avant gauche de Kvyat, ce qui lui a fait perdre le contrôle de sa monoplace qui est partie s’encastrer dans le rail. La voiture s’est coupée en deux, et bien que cela ait été vu comme étant une grosse faille de la Haas, il s’agit en réalité d’une mesure de sécurité. Il est plus prudent de dégager toute l’énergie d’un crash dans un morceau de voiture qui s’arrache, plutôt que faire subir toute cette énergie soudaine à la cellule de survie, dans laquelle est bien entendu installé le pilote.

Le feu s’est déclaré à la suite de la dislocation de la batterie, élément faisant partie du système de récupération d’énergie, en plus de la rupture des éléments de sécurité du réservoir de carburant.

Après cette rediffusion du départ, on a droit à une séquence vidéo digne des plus grands films de science fiction. Romain Grosjean sort du feu tel un héros. Ne me demandez pas pourquoi, mais la première chose que j’ai vu, c’est sa chaussure gauche manquante. Parfois le cerveau s’attarde sur des détails…

Quand ces images sont diffusées sur les écrans de télévision et par extension sur les écrans présents dans les garages (les ingénieurs et mécaniciens ont plusieurs flux de diffusion, dont le flux en direct que l’on voit aussi), une vague d’applaudissements se fait entendre. Les pilotes sont sous le choc, on aperçoit Lewis Hamilton de dos, abasourdi par ce qu’il est en train de voir. Daniel Ricciardo ira même jusqu’à critiquer vivement le comportement de la réalisation. La course a été interrompue pendant environ deux heures, et on a vu ces images diffusées en boucle. Je partage cet avis. Arrêtons de faire de ce sport un spectacle. Oui, c’est beau quand un pilote se bat pour remporter les courses, mais ces images n’ont rien de particulièrement beau. Si les images de Romain sortant du feu avaient été privilégiées à la vidéo de l’accident sous tous les angles, on aurait peut-être réagi autrement.

Enfin, bref, fin de l’interlude. Romain Grosjean est filmé un peu au loin, sorti du véhicule médical, faisant un geste de la main avec son légendaire sourire, comme s’il venait juste de se couper un ongle un peu trop court.
Nous sommes en partie rassurés de le voir dans cet état, mais un doute subsiste. Il faudra attendre plusieurs heures et plusieurs examens pour savoir s’il est réellement en bonne santé. Ce que l’on sait pour le moment, c’est qu’il est brûlé aux mains et qu’il a potentiellement quelques fractures.

Une course au goût amer s’apprête à reprendre. Les pilotes remontent dans leur voitures respectives, on sent que la plupart y vont à reculons et ne veulent pas reprendre cette course. Mais ils y vont tout de même, sûrement avec l’image rassurante de Romain en forme.

Chaque minute de cette course était très longue, et un « banal » accident comme celui que Lance Stroll a subi après le deuxième départ, avec la voiture retournée, avait une toute autre saveur. Je ne dis pas que voir une voiture retournée a une saveur agréable, mais je me souviens avoir hésité à éteindre ma télé à ce moment précis. Je pense que personne n’a apprécié cette course, à juste titre.

Les séquelles de cet accident, désolé pour cette photo pas très agréable à regarder. Source : Compte Instagram de Romain Grosjean
Les séquelles de cet accident, désolé pour cette photo pas très agréable à regarder. Source : Compte Instagram de Romain Grosjean

Les leçons

Première leçon, la plus importante. L’introduction du halo, tant décrié même par les pilotes et surtout par Romain Grosjean, a probablement été la meilleure invention jamais créée pour la sécurité, avec le HANS (dispositif évitant le coup du lapin, qui retient la tête du pilote en cas de choc). Certes, ça n’est pas très beau, on a toujours l’impression que ça a été rajouté à l’arrache, mais en quelques secondes il est passé de zéro à héros.

Deuxième leçon : La Formule 1 est un sport, dans la tête de beaucoup de spectateurs il s’agit d’un divertissement au même titre qu’un match de foot. La différence, c’est que l’on a des humains lancés à 350km/h avec 100kg de matière inflammable dans leur dos.
Heureusement, l’évolution de la sécurité constante a grandement contribué à l’impression de vivre un divertissement, mais j’aime autant vous dire que le retour sur terre a été extrêmement violent.

Troisième leçon : arrêtons de critiquer et détester les pilotes. Je l’avoue, c’est mal, mais j’avais tendance à me moquer de Romain Grosjean pour les erreurs qu’il a pu faire avant cet accident qui aurait pu être fatal. Honnêtement, quand j’ai vu ça, ce 29 novembre à 15h15, tout ça s’est instantanément transformé en regrets. Quand je vois certains spectateurs rire de ce crash avant même de savoir si le pilote va bien, je trouve ça aberrant. On peut plus ou moins apprécier un pilote, là n’est pas la question. Mais si demain Nikita Mazepin (je prends Mazepin pour l’exemple car c’est actuellement le pilote le plus moqué du plateau) subit la même chose, on se retrouvera tous cons devant nos télés à se dire « pourquoi je me suis foutu de sa gueule parce qu’il fait des têtes à queue et des erreurs ? »
N’oublions jamais que ces pilotes tiennent des voitures qui, je le rappelle, roulent à plus de 300km/h, se jettent dans les virages, transportent des batteries et des dizaines de kilogrammes de carburant, et si un seul élément de cette alchimie échoue, c’est la vie du pilote qui est mise en danger.
Je sais que certains spectateurs aiment voir des accidents, du carbone qui vole, et les apprécient encore plus quand le pilote sort indemne. Personnellement, je pense que la F1 est capable (encore plus en 2022) de nous apporter un autre style de spectacle, comme des dépassements en piste par exemple.

Quatrième leçon : Les médias français sont très bruyants. Oui, à chaque fois que l’on a un pilote français en F1, les médias nous rabâchent la même chose, qu’il sera le nouvel Alain Prost, qu’il va gagner des courses, qu’il va tout détruire, prendre tous les records. Tous les pilotes français y passent, et-ce dès leurs débuts. Romain Grosjean n’y a pas échappé. Est-ce que toute cette pression permanente n’est pas la source d’un malaise pour les pilotes français ? Je veux dire, on n’a pas vu de vainqueur français pendant près de 25 ans, est-ce qu’il n’y a pas une raison toute simple à ça ?
Je pense notamment à Théo Pourchaire qui est sous le feu de tous les projecteurs parce qu’il est performant en F2, on le voit du coup déjà en F1 chez Alfa Romeo à la place de Räikkönen l’année prochaine. Il vit sa première saison en F2, laissons le tranquille, laissons le se développer ! Je suis convaincu que ce merdier médiatique est à l’origine des erreurs que pouvait faire Romain, à toujours surpiloter pour répondre inconsciemment aux attentes des journalistes.

Un héros, un phénix, un surhomme, appelez-le comme vous voulez

Cinquième leçon : Romain Grosjean est un peu un surhomme, un super héros auquel même Marvel ou DC Comics n’auraient pas pensé.
Certes, il a fait des erreurs par le passé, je lui en voulais un peu pour Spa 2012, où Fernando Alonso a peut-être perdu ce jour les points qui l’auraient mené à un troisième titre de champion du monde, mais après tout, que sont quelques points perdus par rapport à une vie perdue ?

Si vous voulez plus d’informations sur cet évènement, sachez que la FIA a publié les résultats de son enquête ici.

 

Analyse du Grand Prix d’Autriche 2021

Aujourd’hui se déroulait le Grand Prix d’Autriche 2021, la neuvième course d’une saison 2021 qui voit pour la première fois depuis 2018 une autre équipe être en mesure d’arrêter Mercedes dans sa lancée de tous les records.

Au terme d’une course pleine de pénalités, de dépassements et de solidité, on retrouve sur le podium un Max Verstappen intouchable, devançant Valtteri Bottas et Lando Norris.


Le départ

Le départ a été assez mouvementé, avec Esteban Ocon qui vient échouer sa suspension avant droite dans la voiture d’Antonio Giovinazzi, le pilote français abandonnant au bout d’un virage. Du coup, la voiture de sécurité entre en piste.
A la fin de la Safety Car, Verstappen effectue une bonne relance, en ayant endormi Lando Norris qui se fera déborder par Sergio Pérez qui sera contraint à rattraper sa voiture dans le bac à graviers après avoir été poussé par le pilote brittanique en dehors de la piste. Quelques tours plus tard, la pénalité tombe, cinq secondes à faire valoir sur le prochain arrêt aux stands.
Par la même occasion, Antonio Giovinazzi reçoit également cinq secondes de pénalité pour avoir dépassé sous Safety Car avant la ligne de départ.

Le déroulé de la course

Cette course était un peu moins monotone que la semaine dernière, nous avons eu droit à quelques jolies batailles dans le milieu du peloton, à commencer par la remontée de Daniel Ricciardo. L’australien, que beaucoup de spectateurs ont déjà enterré, nous a gratifié d’une remontée de six places, passant de la treizième à la septième place, débordé en fin de course par Carlos Sainz qui s’élançait en dixième position.

Charles Leclerc a également fait une course solide, élancé en douzième place, termine ce Grand Prix à la huitième place après deux altercations avec Sergio Pérez et sa Red Bull, qui après avoir subi le fait d’être poussé dehors dans les premiers tours, l’a rendu à Leclerc par deux reprises. Il a donc écopé de deux fois cinq secondes de pénalité. Selon moi, la première pénalité était amplement méritée. Cependant la deuxième est un peu mois justifiée car on voit que Checo perd l’arrière de sa voiture, le forçant donc à ne pas pouvoir laisser l’espace nécessaire. Mais, quand tu roules dans une Red Bull qui est sensée être la plus rapide et la plus stable du plateau, tu ne devrais pas être à cette place.
Durant la course, Charles Leclerc a été contraint de laisser passer Carlos Sainz, stratégie payante car l’Espagnol a été en mesure de dépasser Daniel Ricciardo à la régulière, pour récupérer la cinquième place une fois la pénalité de dix secondes appliquée sur le temps de Perez.

Côté Mercedes, Lewis Hamilton a subi une perte d’appui aérodynamique à cause des passages sur les vibreurs, ce qui est un problème assez récurrent sur les flèches d’argent noires. Résultat, il n’avait plus vraiment de contrôle sur son train arrière, le faisant chuter de la deuxième à la quatrième place, dépassé par Valtteri Bottas puis Lando Norris. Un arrêt aux stands gratuits n’aura malheureusement pas suffi à faire gagner la Mercedes en performance, puisque le britannique perdait toujours du terrain sur la McLaren juste devant lui.
Valtteri Bottas termine à une honorable deuxième place, un regain de confiance important pour le finlandais.

Chez McLaren, on ne peut que se réjouir d’une troisième place de Lando Norris, décidément le pilote le plus régulier depuis le début de la saison. Il célèbre donc son quatrième podium en carrière malgré cette pénalité de cinq secondes, troisième cette saison, et se payait même le luxe de gagner du terrain sur Bottas. Les voitures oranges ont donc trouvé la clé pour récupérer du rythme comparé à la semaine dernière qui n’était pas très à l’avantage de l’équipe. Il a longtemps retenu Lewis Hamilton derrière lui, permettant à Max Verstappen de se faire une avance confortable. Pour rappel, Norris est le seul pilote à avoir terminé dans les points à chaque course cette saison, je vous le dis, le petit Lando est d’une constance phénoménale. Par contre, attention, il ne lui reste plus que deux points avant une course de suspension sur son permis à point… Pour rappel, à chaque pénalité infligée, les pilotes perdent également des points sur leur superlicence, lorsqu’ils atteignent les douze points perdus, ils sont contraints à une course de suspension. Mais Lando Norris fait preuve d’une certaine maturité, maturité grandissante au fil des courses et tout cela ne sera qu’un mauvais souvenir dans les courses à venir.

Dans le soixante-dixième tour de course, lorsque Max Verstappen franchit la ligne d’arrivée, le drapeau jaune est agité. La cause : Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen sont dans le bac à gravier, suite à un dépassement du finlandais sur l’allemand. En effet, Vettel plonge à l’intérieur, Kimi à l’extérieur, et au moment de reprendre la trajectoire, les pilotes ne se voient pas, ça finit sur un contact, les deux pilotes sont donc dans le bac à sable. J’aurais tendance à remettre la faute sur Vettel, assez coutumier du coup de volant..
UPDATE: Kimi Räikkönen a été jugé responsable de l’accident avec Vettel, vingt secondes sont donc ajoutées à son temps final, ainsi que deux points retirés sur sa superlicence. Du coup, au lieu de finir dix-septième, Kimi termine… dix-septième, étant donné que les Haas avaient un tour de retard et Vettel a abandonné.

George Russell, après avoir raté son départ, nous produit une course assez intéressante, il a occupé longtemps la dixième place avec un point à la clé, pour au final se faire dépasser par Fernando Alonso à l’avant dernier tour. Alonso sauve les meubles pour Alpine une énième fois cette année, je rappelle encore une fois que le pilote espagnol devait être loin derrière Ocon.

Le classement pilotes

Au classement, Max Verstappen (182 points) accroît son avance, avec 32 points sur Lewis Hamilton (150). Sergio Pérez a 46 points de retard sur Hamilton, suivi par Lando Norris qui passe la barre des 100 points avec 101 points, toujours devant Valtteri Bottas avec 92 points.

Le classement constructeurs

Au classement constructeurs, Red Bull récupère quatre points d’avance sur Mercedes, points qui peuvent s’avérer précieux à la fin de la saison. Mercedes reste en deuxième position, suivi de McLaren puis de Ferrari.

Red Bull enchaîne cinq victoires, ce que voulait Helmut Marko. Les voitures autrichiennes sont en forme pour le moment.

Rien n’est encore joué aux classements, on a déjà vu par le passé Hamilton et Mercedes faire des courses incroyables pour aller chercher les titres, donc pas d’enflammade pour le moment !

 

Sources

https://www.formula1.com/en/results.html/2021/races/1071/austria/race-result.html

https://www.formula1.com/en/results.html/2021/drivers.html

https://www.formula1.com/en/results.html/2021/team.html

https://www.facebook.com/CanalplusF1

Publication Instagram du compte F1

Analyse des qualifications du Grand Prix d’Autriche 2021

Comme prévu à l’ouverture de ce blog, j’ai décidé de vous parler un peu de Formule 1, on commence donc par une mini analyse de la séance de qualifications du Grand Prix d’Autriche 2021.

On se retrouve donc pour la deuxième course consécutive sur le Red Bull Ring, la première édition (Grand Prix de Styrie) avait été remportée par Max Verstappen, devant Lewis Hamilton et Valtteri Bottas. Le pilote Red Bull accroissait son avance au championnat de six points, portant cette avance à 18 longueurs, car Hamilton récupérait le point du meilleur tour en course.

Voici avant tout la grille de départ, avec les éventuelles pénalités appliquées :

Le poleman

Q1

En Q1, on retrouve exactement les mêmes pilotes éliminés que la semaine dernière, avec Kimi Räikkönen en 16ème place, suivi par Esteban Ocon, Nicholas Latifi et les deux Haas de Mick Schumacher et Nikita Mazepin.
Rien de particulier à signaler en cette séance assez calme au final, si ce n’est la performance d’Esteban Ocon qui termine près de six dixièmes derrière son coéquipier, le rookie double champion du monde Fernando Alonso.
Pour rappel, le français devait montrer au vétéran comment piloter, Alonso devait être fini, il n’aurait jamais dû revenir car Ocon allait le fumer allègrement. On retrouve logiquement l’espagnol avec le troisième meilleur temps de cette séance.

Q2

Pour la Q2, les choses se compliquent. On commence par Daniel Ricciardo, toujours à la peine dans sa MCL35M, mais j’aimerais quand même rappeler que l’australien a toujours pris du temps à s’adapter à ses nouvelles équipes. Je pense qu’il ne faut pas l’enterrer trop vite, car quand il maîtrisera parfaitement sa McLaren, je reste persuadé qu’il sera redoutable. Pour le moment, il termine à « seulement » trois dixièmes de son coéquipier, les écarts étaient très faibles donc il s’est retrouvé en zone rouge, en treizième position.

Durant cette séance, il y a eu deux évènements majeurs : le premier, c’est le gros cafouillage de fin de séance (quelle surprise…) entre Fernando Alonso et Sebastian Vettel. Alors sur un tour lancé très convaincant, Alonso se confronte à l’arrière de l’Aston Martin de Vettel, au ralenti, entre le virage 9 et 10. Fou de rage, l’espagnol le fait comprendre par une communication verbale non vulgaire (oui Kimi, c’est toi que je vise), alors que Sebastian se fait tout petit en présentant ses excuses à Fernando avec un long geste de la main. En effet, l’allemand n’a pas été prévenu de l’arrivée d’un pilote sur un tour lancé par son ingénieur, mais en plus de ça il était également ralenti par Carlos Sainz et Valtteri Bottas juste devant lui. Fernando s’élancera donc en quatorzième place, devant Antonio Giovinazzi. Les Ferrari de Carlos Sainz et Charles Leclerc s’élanceront en sixième ligne.

Vous allez me dire « il en manque un, non ? »

Eh bien non, je n’ai pas oublié George Russell, qui ENFIN réussit à passer en Q3 ! S’il est facile de taper sur Red Bull pour ses changements de pilotes en cours de saison, je ne trouve pas le comportement de Mercedes très gratifiant envers George, le laisser végéter dans une Williams qu’il surpilote depuis plusieurs années, mettant la pétée en qualifications à ses coéquipiers (il a toujours été qualifié devant ses coéquipiers chez Williams, et-ce depuis son arrivée en F1 en 2019) n’est certainement pas la meilleure solution. Mais, si Hamilton craint que Russell ne lui fasse de l’ombre et refuse réellement de faire équipe avec lui, c’est sans doute qu’il a du potentiel le George.
J’espère réellement qu’il sera signé dans une meilleure équipe, il le mérite vraiment, fut-ce une autre que Mercedes.

Q3

Pour terminer ces qualifications déjà riches en émotions avec le premier passage de Williams en Q3 depuis 2018, la Q3 nous apportera notre lot de surprises.

Sergio Pérez est toujours en peine avec ses pneus tendres neufs, je pense que Red Bull devrait lui faire passer les qualifs avec des pneus medium avec 700 tours d’usure et là il nous ferait des pole position avec 2 secondes d’avance. Mais bon, c’est pas autorisé.. Pour autant, il nous offrira un joli dernier tour, avec à la clé une troisième place.

J’aimerais aussi noter les belles performances d’Alpha Tauri et Aston Martin, avec les voitures italiennes s’élançant en sixième (Pierre Gasly) et septième place pour Yuki Tsunoda, les Aston étant huitième (Sebastian Vettel, sous le coup d’une enquête pour l’incident avec Alonso en Q2) et Lance Stroll en dixième place.

Lando Norris de son côté, nous a claqué un temps futuriste, à 0,048 seconde de la pole position de Max Verstappen. Une meilleure sortie du virage 10 aurait offert la première pole position à Lando (et des larmes plein les joues pour moi.)

L’un des autres évènements de ces qualif, c’est la mauvaise perf des Mercedes. Cela faisait 70 courses qu’aucune Merco n’était qualifiée dans les trois premières places. Soixante-dix, seventy, zeventig, enfin vous avez compris. Quelque chose se passe mal chez les allemands, mais ça nous apporte un peu d’air frais, parce que les 7 dernières saisons étaient étouffantes de domination des voitures grises, puis noires depuis 2020. En plus, pour ce qui de mon avis, voir Max Verstappen à cette place est plutôt plaisant (« plutôt plaisant » dit le mec qui, avec un drapeau des Pays-Bas au mur, met le son à fond quand les hymnes néerlandais et autrichien retentissent sur le podium…)

Après la qualif

On a appris quelques heures après que Sebastian Vettel, au terme d’une réunion avec la FIA, Valtteri Bottas et Carlos Sainz, avait écopé de trois places de pénalité. Cela le fait passer de la huitième à la onzième place, faisant donc gagner une place à Georgyboy qui s’élancera en huitième position.

En quelques mots, qu’attendre de la course ?

Pour conclure cet article, j’aimerais vous donner les attentes que l’on peut avoir de cette course.

Si tout va bien, je pense que Russell peut réellement marquer les premiers points de Williams depuis 2019, on espère juste que la voiture tienne le rythme, et n’ait pas de soucis mécaniques.

L’usure des pneus sera un élément à suivre, car les pneus sont plus tendres que la semaine dernière. On assistera possiblement à des stratégies à deux arrêts. Le plus intelligent sur la stratégie sera le vainqueur de la course, comme toujours.

Malheureusement, je pense que Norris ne gardera pas sa deuxième place, le rythme de course des McLaren est pour le moment beaucoup moins élevé que le rythme en qualifications.

Pour Mercedes, je pense que cette course sera quand même difficile, les Red Bull de Checo et Max ne seront sûrement pas faciles à aller chercher. Il n’y a plus qu’à espérer de la pluie pour les voir revenir à un rythme réellement proche, voire supérieur, aux voitures autrichiennes. Mais la pluie, ça fait au moins dix courses qu’on l’attend…