Test du Mac mini M1

Xiannü Il y a environ un an, à la WWDC20, Apple annonçait l’abandon d’Intel à moyen terme pour passer sur ses propres systèmes sur puce Apple Silicon. En novembre, Apple annonçait les premiers Mac équipés en Apple Silicon, à savoir le MacBook Pro 13″, le MacBook Air et le Mac mini. Aujourd’hui, il y a quatre modèles disponibles au catalogue de la marque, avec l’ajout de l’iMac 24″ il y a quelques semaines.

http://bajkowydomek.org/?webjenka=szukam-singli&b0b=8d Aujourd’hui, j’ai un Mac mini M1, 8Go de RAM, 256Go de SSD, qui me semble être la machine idéale pour tester une architecture totalement nouvelle. Enfin, pas vraiment, il existe déjà des ordinateurs équipés en architecture ARM, mais Apple sera sans doute le protagoniste qui démocratisera l’architecture ARM sur les ordinateurs. J’ai préféré passer sur cette machine, quitte à la revendre en fin d’année, avant d’investir dans un hypothétique MacBook Pro 14″ ou 16″ avec un SSD plus important.

Du coup, huit mois après tout le monde, je vous en parle.

Le contexte

Ces dernières années, j’ai un peu jonglé entre les ordinateurs : D’abord un MacBook Pro 13″ 2018, puis un PC Asus ROG, puis une Surface Pro, puis un PC de bureau assemblé pour le jeu, puis un Alienware 14, puis un ancien MacBook Pro 13″ fin 2013, pour finir donc sur ce Mac mini M1. Pourquoi un retour au Mac ? Au final, j’ai tous mes repères sur macOS, et l’intégration de tous les appareils restent un énorme point positif d’Apple. Surtout, j’avais vraiment envie de retrouver Logic Pro X, qui bien entendu n’est pas disponible sur Windows.

Ce Mac mini remplace donc mon MacBook Pro, que j’utilisais déjà majoritairement comme un ordinateur de bureau. Pour les déplacements, l’iPad est une solution plus confortable à mon goût. Du coup, je débranche le MacBook, j’associe mon Magic Keyboard et ma Magic Mouse avec mon Mac mini, et c’est parti ! Enfin, pas tout à fait en réalité… J’ai aussi sauté le pas et installé macOS Monterey, juste pour le plaisir d’avoir un ordinateur sur un OS en beta qui peut me claquer dans les doigts à tout moment 😁

La première expérience

Ceux qui me connaissent le savent déjà, j’étais très réticent par rapport aux puces Apple Silicon. Honnêtement, mes réticences ont été enterrées au bout de quelques minutes d’utilisation de cet ordinateur au processeur spécifique. Le point le plus marquant, c’est la vitesse à laquelle les applications s’ouvrent. Que ce soit des apps intégrées ou des apps installées (depuis l’App Store ou internet), on ne prend jamais en défaut la machine, qui ouvre les logiciels aussi rapidement qu’un iPhone ou un iPad. Il y a seulement un bémol, j’en parle plus tard dans l’article.

L’utilisation

Il faut tout de même savoir qu’à chaque nouvel ordinateur, je repars sur une installation parfaitement propre. Je ne remets jamais de sauvegarde complète, je préfère faire des copier-coller de mes documents et fichiers, ou compter sur la synchronisation iCloud. Je m’amuse donc à remettre mon nouvel ordinateur exactement comme mon ancien, mêmes logiciels, mêmes données, même configuration, à un processeur près.
J’utilise avec le Mac ce hub Anker, avec 3 ports USB 3.0, un HDMI et un Ethernet. Je pourrai du coup le réutiliser quand j’aurai un MacBook Apple Silicon.
Seul bémol, mon Mac est équipé de seulement 256Go de SSD. Il est bien sûr possible d’étendre le stockage en utilisant un disque dur externe, ou même mieux, un SSD externe (celui-ci, ou celui-ci, par exemple) pour les meilleures performances. Personnellement, j’ai opté pour cette solution : Un boîtier 2,5″ USB-C et un SSD Crucial.

Une fois ceci fait, il est temps de découvrir les fonctions auxquelles je n’avais pas accès jusqu’à aujourd’hui, notamment Sidecar et les apps iOS sur Mac, qui sont deux fonctionnalités que j’avais hâte de tester. Je ne parlerai pas spécifiquement de Sidecar, on connaît déjà, ça existe depuis un an. Par contre, les apps iOS sur Mac sont une énorme nouveauté et ça permet de faire grandir drastiquement le Mac App Store d’un coup. Tout n’est pas disponible, c’est au bon vouloir des développeurs. Il existe des bidouilles pour outrepasser ces limites, mais elles ne semblent plus fonctionner sur macOS 12. Bien entendu, une application payée sur iPhone ou iPad est gratuite sur Mac.

J’ai installé quelques jeux optimisés pour l’iPad, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fonctionne bien. Cependant, l’interface dédiée au tactile ne s’adapte pas toujours à une utilisation à la souris, d’autant plus que Apple a pris un parti assez spécifique dans ce cas de figure : Une app iOS fonctionne exactement comme sur un appareil iOS. Du coup, pas de clic droit, pas toujours de défilement à la molette, des raccourcis clavier tarabiscotés (ça, c’est placé) pour faire un zoom par exemple. Du coup, il y a encore un peu de boulot, mais on sent que c’est sur la bonne voie et ça reste tout de même utilisable, malgré que les fenêtres ne soient pas redimensionnables.

La fenêtre n'est pas redimensionnable, les contrôles sont un peu caducs
La fenêtre n’est pas redimensionnable, les contrôles sont un peu caducs

Les performances

Là, c’est le point qui m’a le plus surpris. Comme je le disais plus haut, j’étais réticent sur les performances d’une puce qui, au final, a grandi dans des appareils mobiles avant d’atterrir sur nos bureaux ou dans nos sacs à dos. Mais les plus de dix ans d’expérience d’Apple, et les sociétés rachetées au cours de ces deux dernières décennies, ont réellement contribué à la création d’une petite bombe aujourd’hui.

Déjà, comme je l’ai dit plus tôt, l’instantanéité de l’ouverture des apps est déconcertante.
J’ai fait plusieurs tests, avec des apps iOS, des apps Apple Silicon et des apps Intel. J’ai aussi essayé des jeux téléchargés sur Steam. Les résultats sont assez déstabilisants.

Pixelmator Pro

Dans Pixelmator Pro, il existe une fonctionnalité qui utilise les capacités de Machine Learning pour augmenter la taille d’une photo. Là où il a fallu près de 2 minutes 48 à mon MacBook Pro pour convertir une image de 2048×1365 pixels, le Mac mini M1 m’a demandé… 7 secondes. Sept secondes. Sans chauffer une seule seconde. Certes, le M1 est équipé d’un Neural Engine à 16 coeurs, ça aide grandement le procédé, mais j’ai été réellement surpris par ça.

Apps iOS

Concernant les apps iOS, les performances sont sensiblement similaires à celles de mon iPad Air, équipé d’un A14 Bionic. Pas grand chose de plus à rajouter, c’était prévisible.

Apps optimisées Apple Silicon

J’ai testé Firefox, Safari, Apple Music, les applications intégrées d’Apple, même chose, c’est très rapide, réactif, je ressens un gain de performances comparé à ce que j’ai, mais c’est un ordinateur qui a 8 ans donc la comparaison n’est pas vraiment réaliste. Même lancé avec Rosetta 2, les performances sont présentes et je n’ai pas vraiment ressenti de ralentissements.

Vous retrouverez sur ce site une liste des applications optimisées ou non pour Apple Silicon, celles qui fonctionnent avec Rosetta et celles qui ne fonctionnent pas du tout.

Jeux Steam

J’ai téléchargé deux jeux sur Steam, des jeux auxquels j’ai beaucoup joué sur PC : Euro Truck Simulator 2 et F1 2016.

ETS2 m’a posé quelques soucis, quelques ralentissements et pas mal d’artefacts lors d’une session de jeu, quel que soit le préréglage de qualité.
F1 2016, pour lequel Feral (l’entreprise qui était chargée du portage de la version PC sur Mac) recommande un MacBook Pro 2016 15″ ou un iMac 27″, j’ai pu jouer très confortablement, en 2560×1440, avec des graphismes en très bon. J’ai tourné autour de 50fps.

Il existe un site qui répertorie tous les jeux qui peuvent fonctionner sur un Mac Apple Silicon, n’hésitez pas à vous y rendre pour voir si vos jeux préférés fonctionneront, et avec quelles performances.

Compatibilité

La grosse question qu’on peut se poser, c’est “quid de la compatibilité avec les applications et les périphériques ?” Cette question est légitime, car beaucoup de logiciels Mac vont reposer sur Rosetta 2 pour l’instant.

La toute première fois que vous ouvrirez une app Intel sur votre Mac M1, l’OS va vous demander de télécharger les composants de prise en charge de Rosetta. Tout se fait tout seul, vous n’avez qu’à cliquer sur Installer et l’installation est automatique, aucun réglage à faire, c’est prêt à partir.

Ensuite, les applications non optimisées vont mettre un peu plus de temps à se lancer la première fois, car toute la partie Rosetta doit se mettre en place. D’après Apple, la traduction du code x86-64 vers ARM se fait lors de l’installation de l’app. Une fois cette partie obligatoire réalisée, les applications s’ouvrent à peu près aussi rapidement que sur un Mac Intel.

Après, cette traduction peut plus ou moins bien fonctionner. La preuve avec les deux jeux que j’ai évoqué, F1 2016 fonctionne parfaitement et de manière transparente, là où ETS2 a posé quelques problèmes.

Le Mac mini en général

Pour finir, j’aimerais parler du Mac mini côté matériel.

La connectique peut paraître un peu légère, car 2 USB-A 3.1 et 2 Thunderbolt 3/USB 4 peuvent paraître légers. Sauf qu’en plus de ça, on retrouve une sortie HDMI et un port Gigabit Ethernet. Donc certes, les connecteurs USB se font un peu rares pour le moment, mais contrairement à un MacBook Pro/Air, où nous n’avons que 2 ports Thunderbolt 3, le réseau et l’écran externe n’occuperont pas ces précieux ports.

D’après les démontages trouvables sur internet, on voit directement que beaucoup d’espace interne aurait pu être économisé, le Mac mini M1 est plein de vide. Je pense qu’à terme, le mini deviendra un boîtier au format Apple TV (ou client léger) car la taille actuelle de la carte mère le permettrait déjà. Mais pas de spéculations.

L’un des points les plus soulignés quand on parle de M1, c’est la consommation d’énergie et la chauffe. Je crois que le Mac mini a un ventilateur par principe, je ne l’ai pas entendu une seule fois, même quand j’ai testé mes jeux ou des tâches lourdes, avec ou sans Rosetta.

Conclusion

Mon utilisation actuelle est assez légère, mais je pense que ça peut déjà me donner une bonne idée du niveau de performances de cette puce.

J’ai regardé énormément de tests, de vidéos et de benchmarks avant de passer à l’achat. Et les remises de Rakuten, en plus du prix peu élevé de la machine vendue par un particulier, m’ont convaincu à au moins essayer la bête.

De votre côté, je ne saurais que vous conseiller de faire de même avant d’y passer, pour être sûr de ne pas vous retrouver bloqué ou avec des performances moins élevées que prévu.
On a de la chance, il y a actuellement 4 machines équipées de ce processeur à l’heure actuelle, donc il y a de grandes chances que vous trouviez des réponses aux questions que vous vous posez. Les performances sont relativement proches d’un Mac mini, un iMac, un MacBook Air ou un MacBook Pro équipé du système M1.

Enfin, si vous voulez acheter une machine équipée d’un M1 pour tester seulement, je vous conseille de ne pas prendre de MacBook Pro, Air ou iMac pour le moment, le Mac mini se positionne comme l’ordinateur de test parfait, de par son tarif abordable et ses performances au top. Les mini M1 d’occasion se trouvent bien sûr encore moins chers, donc si vous voulez voir le futur du Mac, foncez ! Vous serez surpris.

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Ce produit a été acheté par mes propres moyens. Les liens Amazon sont affiliés.

Windows 11 est officiel

MàJ 24/06/2021 22:35 : Ajout de la conférence complète.

il y a quelques jours, je vous avais présenté Windows 11 suite à une fuite d’un fichier iso.

Aujourd’hui, 24 juin 2021, Microsoft nous donnait rendez-vous pour l’annonce de la suite de Windows. Et Panos Panay nous a donc annoncé officiellement Windows 11.

La fuite était réelle, ça n’était pas un fake, les nouveautés étaient donc déjà connues pour leur grande majorité. On va les résumer à nouveau.

L’interface

Le point central et le plus visible est donc la nouvelle interface, basée sur toujours plus de transparence, la présentation de Microsoft était axée sur le côté “glass”, ou chaque fenêtre se superpose naturellement sur l’autre. Panos Panay évoquait l’impression de “tenir un morceau de verre avec du contenu”.

On retrouve un moteur de thèmes, un peu à l’image de ce que l’on a déjà sur Windows 10, avec des préréglages comme la couleur d’accentuation, le fond d’écran et la couleur de l’interface.

Le Microsoft Store a été complètement revu, plus moderne, il semble surtout plus réactif. Gros point positif !

Le clavier virtuel, pour les utilisateurs de Surface et de PC convertibles, a été revu en profondeur et se rapproche maintenant de SwiftKey sur Android. Enfin, car le clavier virtuel de Windows 10 était une vraie plaie à utiliser.

Le fonctionnement général

Panos Panay, encore lui, nous a promis des grosses optimisations sur le fonctionnement du système. Plus de vitesse, plus de stabilité, des mises à jour Windows Update jusqu’à 40% plus légères ! Très honnêtement, la vitesse et la stabilité étaient sensiblement perceptibles sur l’iso leakée dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Microsoft nous annonce aussi un système de personnalisation un peu plus poussé, Windows s’adaptera à l’utilisation que vous faites de l’ordinateur. Si vous êtes en mode Gaming, la barre des tâches affichera les applications et logiciels en rapport avec le jeu vidéo. En mode productivité, vous aurez la suite Office dans la barre des tâches, vous avez compris l’idée.

Concernant le gaming, Microsoft a mis l’accent sur l’arrivée du Game Pass dans l’application Xbox pour Windows, ce qui au final était déjà le cas sur Windows 10.

On trouve l’apparition d’un centre de widgets qui s’affiche à la demande sur la partie gauche de l’écran. L’accent est mis sur l’actualité, ce qui me déplaît un peu. En effet, sur mon installation de Windows, les sources les plus communes d’actualité sont Public ou d’autres sites spécialisés dans le putaclic, c’est dommage qu’on ne puisse pas choisir de centre d’intérêt…

Lorsque vous connectez votre ordinateur à votre setup avec plusieurs écrans, chaque fenêtre reprendra exactement la place qu’elle avait quand vous aviez déconnecté le PC. C’est un gain de temps appréciable.

Les nouveautés

Parmi les nouveautés, l’accent a bien entendu été mis sur la connexion avec les autres. En pleine période de pandémie, toutes les entreprises semblent accentuer l’importance de ces fonctionnalités. Microsoft Teams est donc maintenant intégré en natif dans l’OS, pour simplifier les communications entre personnes.

Mais l’annonce la plus importante aujourd’hui, c’est l’arrivée de l’Amazon AppStore sur Windows 11, directement dans le Windows Store ! Qu’est-ce que ça signifie ? On aura maintenant accès au catalogue Amazon d’apps Android sur Windows. Le fonctionnement de ces apps sur Windows rappelle le Project Astoria, qui devait à la base simplifier grandement le portage des apps Android vers Windows 10 Mobile. La fonctionnalité repose sur Intel Bridge.

Les retraits

Parmi les retraits les plus importants, on notera :

Exit Cortana pendant l’assistant d’installation et même dans l’OS. L’assistant vocal reste installé, mais il est plus proche de la sortie que de l’entrée. En même temps, ça n’a jamais vraiment fonctionné

Internet Explorer sera désactivé, remplacé par un mode IE dans Microsoft Edge

Les applications suivantes ne seront plus installées par défaut : Paint 3D, Skype, OneNote et Visionneuse 3D. Elles resteront disponibles sur le Store.

Configuration minimale, recommandée, tarif et disponibilité

Windows 11 sera disponible courant 2021, Microsoft n’a pas annoncé de date pour le moment.

Windows 11 sera décliné en plusieurs versions : Famille & Professionnel sont pour le moment les deux versions confirmées par Microsoft.

Vous pourrez bénéficier gratuitement d’une mise à niveau vers Windows 11 depuis Windows 10, sans limite dans le temps, à condition que votre ordinateur réponde aux prérequis suivants (vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en plus grand) :

Cet article est susceptible d’évoluer, car le système vient d’être annoncé sans vraiment aller dans les détails, donc comptez sur moi pour mettre l’article à jour !

Pour conclure, je vous invite vraiment à regarder la vidéo d’annonce de Microsoft, Panos Panay ayant une méthode de présentation que j’adore.

N’hésitez pas à le partager s’il vous a appris des choses nouvelles.

Sources : Conférence Microsoft (en anglais), page officielle de Windows 11, Spécifications

 

Aperçu d’Apple Music en Lossless

Il y a quelques semaines, Apple Music a annoncé l’évolution de tous ses forfaits avec l’ajout de la musique sans perte et avec le support de Dolby Atmos. Aujourd’hui, une grande partie du catalogue a déjà été convertie en Lossless, ce qui est déjà un énorme avantage sur la concurrence.

De mon côté, la majorité de ma bibliothèque est déjà passée au sans perte, une petite partie en revanche supporte Dolby Atmos. Aujourd’hui, je vous en parle dans un article assez court.

Préambule

En avril 2019, j’avais switché de l’iPhone vers un Google Pixel 3 XL, la raison principale de cette décision étant le support de la musique sans perte sur Android (avec le codec LDAC de Sony.)
J’avais à l’époque essayé l’offre Qobuz Studio Premier, facturée 19,99 par mois (j’avais profité d’un mois offert), et sur les morceaux compatibles, la différence était flagrante. Je redécouvrais certains instruments dans les morceaux que je pensais connaître par coeur.
J’ai ensuite testé Tidal HiFi, puis Deezer HiFi, tous en essais gratuits parce que je suis super radin. Des trois, Deezer offrait le plus grand catalogue HiFi, selon mes goûts musicaux. En terme de qualité, je n’avais pas constaté de grande différence de l’un à l’autre.

J’utilisais un Sony WH-1000XM3 en Bluetooth ou en jack. Le sans fil était parfait quand j’étais en déplacement, alors qu’à la maison je passais par le câble Jack et l’adaptateur USB-C -> Jack pour avoir la meilleure qualité possible. J’étais comblé, mais avec des abonnements entre 15€ et 20€ par mois, je ne pouvais pas concevoir de cumuler YouTube Premium et l’une de ces trois offres.

Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts.

Ma configuration actuelle

Aujourd’hui, j’ai un casque Bose Headphones 700, des AirPods Pro, un iPhone 12 et un MacBook Pro (Late 2013.)

La plus grosse limitation vient de deux éléments : l’iPhone 12 est incapable d’envoyer du son avec un codec supérieur au AAC 256kbps en Bluetooth, et ni les AirPods ni le Bose ne sont capables de recevoir mieux. Il faut donc impérativement passer par un câble, sinon aucune chance de profiter pleinement de l’ALAC (Apple Lossless Audio Codec)

J’ai quand même testé le Lossless d’Apple Music sur mon iPhone en Bluetooth, et on verra un peu plus tard ce que je pense.

L’idéal pour tester du Lossless, c’est d’écouter ses morceaux préférés. Ça peut sembler logique, mais je vous conseille de créer une playlist de morceaux que vous connaissez sur le bout des doigts pour vous faire la meilleure idée. C’est ce que j’ai fait.
De plus, je vous conseille de ne pas chercher désespérément les détails que vous n’aviez pas en AAC (ou en MP3), laissez-les plutôt venir à vous, installez vous confortablement, fermez les yeux, la surprise est encore plus plaisante !

Et enfin, n’oubliez pas d’activer le Lossless dans les réglages de votre iPhone, appareil Android ou Mac.

Les tests

J’ai commencé par essayer sur mon iPhone, en Bluetooth, sur mes AirPods Pro.

Malgré ce que je vous expliquais plus haut, à savoir la limitation du Bluetooth des iPhone et de mes écouteurs, j’ai ressenti une légère différence. Les morceaux semblent plus aérés, le son est un peu plus spacieux, les graves sont légèrement plus percutants et les aigües sont plus précis qu’en AAC 256kbps.

Après ça, j’ai connecté mon casque Bose, la différence était moins flagrante car il s’agit d’un casque, et par définition la scène sonore (la spatialisation voulue lors de la masterisation) est plus vaste. En plus de ça, Bose a toujours été très fort sur la restitution de ladite scène sonore.

Ensuite, je suis passé sur mon MacBook Pro, sous Big Sur avec toujours mon Bose. C’est là que les choses deviennent réellement intéressantes, car cette fois le casque était relié en jack à l’ordinateur. Je n’ai pas utilisé de DAC externe, celui du Mac a donc dû travailler pour moi.

Pour être honnête, je me suis pris des claques. La plupart des morceaux que j’ai écouté en Lossless sur Apple Music n’étaient pas disponibles dans une telle qualité sur les autres plateformes.
Les plus grosses claques ont été sur ces morceaux en particulier.

Vitamin String Quartet

Ceux qui me connaissent sont probablement très surpris de voir un quatuor de violon dans cet article ! Pourtant, c’est bien grâce à eux que j’ai eu mes frissons en Lossless. Mon oreille est particulièrement réceptive aux cordes frottées. Là, sur les reprises de Cheap Thrills et Where Is My Mind?, j’ai été flatté. Ce sont deux références que j’aime écouter quand je teste un casque, des écouteurs ou des enceintes. Là, je pouvais pointer l’emplacement précis des instruments. Les pizzicatos n’ont jamais été aussi magnifiques sur Cheap Thrills.

Damien Rice

Sur Cannonball, les guitares du début du titre, déjà “prenantes” en AAC, prennent une dimension totalement différente. Le son nous enveloppe réellement, elles prennent place sur les côtés de la scène sonore, alors que Damien Rice se trouve en face de moi pour chanter. Une autre dimension, je vous dis !

Ava Max

Dans Freaking me Out, la voix d’Amanda, que je trouve déjà très plaisante en temps normal, gagne en puissance. La même sensation que sur Cannonball se fait ressentir ici, entouré de mélodie et Ava Max en face.

Atmozfears & Demi Kanon

Changement de style assez violent, on passe à Yesterday de Demi Kanon et Atmozfears. Le Lossless marche bien aussi sur la musique électronique, même quand elle est à plus de 180 BPM. Je vous conseille d’aller jeter une oreille, même si vous n’aimez pas l’électro, l’Euphoric Hardstyle est très appréciable et perd de cette connotation tefeur avec 4 grammes dans chaque bras sous ecstasy. C’est probablement ce titre que je regrettais le plus sur les plateformes concurrentes, car c’est celui que je connais le mieux de cette liste. L’effet sonore du début (transition gauche-droite) est beaucoup plus précise, la distinction entre la mélodie et le kick est plus audible, on distingue mieux les cordes de guitare pendant le build up.

Conclusion

Pour conclure, je vous dirai que tout est une question de perception. Certaines personne ne feront même pas la différence entre du MP3 128kbps et du ALAC. Si vous ne ressentez pas la différence, je vous aurais dit il y a quelques semaines de ne pas passer sur une offre HiFi. Mais là, étant donné que le sans perte est inclus sans surcoût à tous les abonnements Apple Music, pourquoi s’en priver ? En plus de ça, avec ce qui semble être le plus gros catalogue, je pense qu’il n’y a aucune offre qui puisse concurrencer ce que propose Apple aujourd’hui.
On risque même de voir des dommage collatéraux, je pense notamment à Qobuz ou Deezer qui n’ont pas vraiment les reins solides pour résister à ce tel coup de massue Cupertinien…

Cependant, n’oubliez pas que la différence de qualité ne se fera quasiment pas ressentir sur des AirPods, sauf probablement sur des AirPods Max en filaire, mais honnêtement je suis plus qu’heureux de mon casque Bose qui m’a coûté moins de la moitié du prix du casque d’Apple, donc le test sur des AirPods Max, ça sera pour plus tard.

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harassingly Le matériel ainsi que les abonnements cités dans cet article ont été achetés ou souscrits par mes soins et n’ont pas été fournis par leurs fabricants/fournisseurs respectifs.
L’image d’illustration provient du site d’Apple.

Premier aperçu de Windows 11

Il y a quelques semaines, peu de temps avant la WWDC21, Microsoft a annoncé une conférence dédiée à Windows, qui est prévue pour le 24 juin 2021.

Il y avait pas mal d’indices sur ce qui allait être annoncé, notamment la présence du nombre 11 sur plusieurs éléments de la communication de Microsoft. Du coup, internet s’est enflammé, on a commencé à voir des signes d’une nouvelle version de Windows un peu partout, sans vraiment avoir de confirmation.

Puis, il y a quelques jours, je vais faire mon tour sur YouTube et je tombe sur une vidéo de Michael MJD (chaîne exceptionnelle au passage, si vous aimez l’informatique), dont le titre était commençait par “Windows 11 Leaked”. J’ai tendance à avoir confiance en ce YouTuber, car il a pour habitude de faire des vidéos couvrant l’histoire du développement de certaines versions de Windows, afin de voir où l’OS se dirigeait et à quel stade du développement les nouvelles fonctionnalités étaient implémentées.

Du coup, j’ai regardé la vidéo, pour des raisons évidentes il n’a pas donné de lien de téléchargement. Je me suis donc résolu à faire des recherches pour mettre la main sur le saint ISO. J’ai trouvé plus de liens morts qu’autre chose, mais au bout de 45 minutes, j’avais enfin réussi à le trouver. Ce lien a été désactivé peu de temps après mon téléchargement, j’ai eu de la chance.

N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en taille réelle.

Disclaimer : Si vous retrouvez ce Fichier ISO, je ne saurais que vous conseiller de ne pas l’installer sur votre ordinateur principal, pour plusieurs raisons :
– Il s’agit d’une préversion, on ne sait pas si c’est cette version qui sera livrée aux beta testeurs la semaine prochaine (si Microsoft annonce la disponibilité de Windows 11 sur le programme Insider)
– Vous pouvez vous confronter à des problèmes de stabilité et de compatibilité
– On ne peut pas être sûr à 100% que le système provient réellement de Microsoft, on ne sait pas si des fichiers ont été modifiés ou rajoutés, il y a donc un risque de vol de données
– Il peut parfaitement s’agir d’une version fake développée par des personnes non liées à Microsoft, ça existe et tout est possible.

Maintenant que le disclaimer est fait, on va pouvoir plonger dans le vif du sujet.

L’installation

De mon côté, et visiblement du côté de beaucoup d’autres personnes, je me suis retrouvé face à une erreur m’indiquant que Windows 11 ne pouvait pas être installé sur mon ordinateur à cause du non-support de TPM 2.0 sur mon ordinateur. TPM 2.0 est une technologie sécurisant le démarrage et l’installation de l’OS, donc si vous avez un ordinateur un peu ancien, vous pouvez vous retrouver bloqué.

J’ai donc dû flasher mon Fichier ISO Windows 11 sur une clé USB, puis télécharger un ISO de Windows 10, copier l’intégralité du dossier Sources de l’ISO W10 sur ma clé USB, sauf le fichier Install.wim

Après ça, tout a fonctionné normalement.

L’installation ressemble grandement à Windows 10, avec seulement quelques détails graphiques différents de ce que l’on connaissait auparavant (le logo Windows est plat, la police est légèrement différente.)

Une fois l’installation terminée, on se retrouve face à un tout nouvel assistant de démarrage (OOBE, Out Of Box Experience.) Je n’ai pas pu faire de captures d’écran de ce passage, je vous propose donc de regarder cette vidéo :

Le premier démarrage

Une fois le système installé et paramétré selon vos préférences, on retrouve un premier élément différenciant : le son de démarrage a été revu.
Ce son était désactivé par défaut sur Windows 10, et ça faisait depuis 2006 et la sortie de Windows Vista que ce son n’avait pas été modifié.

En dehors du son, nous retrouvons globalement le même écran de verrouillage que Windows 10, rien à signaler.

Le bureau

Une fois arrivé sur le bureau, c’est là qu’on se rend compte que les choses ont changé. La barre des tâches a été revue, les icônes (dont le menu Démarrer) sont maintenant centrées et par défaut la zone de notifications affiche la date et l’heure sur 3 lignes. La barre des tâches est un peu plus haute, ce qui honnêtement me déplaît un peu car elle prend vraiment plus de place que sur Windows 10. J’ai pu changer ce paramètre en modifiant l’échelle d’affichage.

Un reproche que je faisais à Windows 10 était le manque de cohérence sur les menus déroulants. Malheureusement, on a toujours deux formes différentes de menus déroulants sur Windows 11. Un clic droit sur le bureau affiche un menu avec une forme, un clic droit sur la barre des tâches affiche une forme totalement différente.

A droite du bouton Démarrer, on retrouve le bouton de recherche, l’affichage des bureaux actifs, et une nouvelle fonctionnalité Widgets, qui pour le moment n’affiche que la météo, les finances et l’actualité.

Les sons

Tous les sons ont été recomposés par Microsoft, on a maintenant des alertes beaucoup plus calmes et douces, même comparées à Windows 10. L’ensemble est accueillant, on n’a plus l’impression de se faire engueuler par l’OS à chaque fois qu’il y a un message d’erreur.

Le menu Démarrer

L’autre gros changement de Windows 11 par rapport à ses prédécesseurs, c’est le menu Démarrer. On commence à être habitué, à chaque nouveau Windows son nouveau menu Démarrer. Exit les tuiles, la liste d’applications installées sur l’ordinateur, on a maintenant un menu qui est plus large et qui affiche des applications épinglées, les éléments récents, le compte utilisateur connecté et le bouton d’extinction/redémarrage/mise en veille.

Comme sur Windows 10, on peut rajouter des raccourcis vers les dossiers fréquemment utilisés (Téléchargements, Documents, Vidéos etc) en bas à droite, vers le bouton d’extinction.

En haut à droite de ce nouveau menu, on retrouve un bouton All apps, qui nous affiche une liste qui semble toute petite par rapport à la taille de son conteneur.

L’explorateur de fichiers

Côté explorateur, rien de neuf, si ce n’est l’apparition de nouvelles icônes. Toujours pas d’onglets, toujours pas de simplification du ruban supérieur, rien n’a changé pour le moment.

En terme de design, on a maintenant des fenêtres aux coins arrondis, mais pas partout dans l’OS. Typiquement, vos logiciels auront cette nouvelle présentation mais les notifications de l’OS restent parfaitement rectangulaires.

En revanche, en terme de navigation, nous retrouvons une nouvelle fonctionnalité facilitant encore l’utilisation d’Aero Snap. Le simple fait de mettre votre curseur sur le bouton Maximiser (ou Minimiser) fait apparaître un cadre avec plusieurs dispositions de fenêtres.

Windows Terminal

Avec Windows 11 est maintenant intégré le Windows Terminal. Il est déjà disponible sur Windows 10, il vous permet de retrouver tous vos terminaux au même endroit : PowerShell, Invite de commandes, Azure, Ubuntu etc. Plutôt pratique, ça évite d’avoir 5 fenêtres différentes.
On a donc un terminal avec des onglets, mais l’explorateur Windows, beaucoup plus utilisé, n’a toujours pas le support des onglets. Bon.

Les réglages

Depuis Windows 8, Microsoft essaie de tuer le vieillissant panneau de configuration. Depuis Windows 10, l’équipe de développeurs Microsoft travaille dur pour rapatrier toutes ses fonctionnalités vers l’application Réglages. Cependant… On a toujours ces deux applications sur Windows 11, avec deux présentations différentes et des fonctionnalités manquantes dans l’un comme dans l’autre. Vivement que Microsoft aille au bout de son idée de moderniser son OS !

Conclusion

Pour conclure, Windows 11 est en quelque sorte Windows 10 mais avec l’interface de Windows 10X, qui si vous vous ne souvenez pas devait être l’OS dédié aux machines à plusieurs écrans chez Microsoft. Windows 10X avait été annoncé en octobre 2019, en même temps que la Surface Neo, Surface Duo, Surface Laptop 3 et Surface Pro 7.

Je ne suis pas convaincu que ce nouveau menu démarrer convienne à beaucoup d’utilisateurs, qui sont généralement assez réticents au changement.
D’un autre côté, Microsoft a toujours été dans une position assez délicate. L’entreprise aimerait faire évoluer son OS de manière conséquente, mais se retrouve bloquée par une part de marché beaucoup trop importante, surtout en entreprise. Révolutionner l’OS, son fonctionnement et son interface sont des décisions beaucoup trop risquées, car les utilisateurs professionnels n’ont pas le temps de s’habituer tous les 5 ans à une interface totalement repensée. Chaque évolution de Windows (excepté Windows 8) est relativement proche de l’ancienne version, pour les raisons que j’ai évoquées précédemment.

Personnellement, j’aime le nouveau design de Windows 11, mais encore une fois je pense que l’élément de controverse sera ce nouveau menu Démarrer. En dehors de ça, l’OS semble aussi stable que Windows 10, je n’ai rencontré aucun problème à l’utilisation, même si je dois admettre que ça n’a pas été l’OS principal dans mon utilisation depuis son installation.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires ! Juste une petite précision, je ne fournirai pas le fichier .iso

Je vous demanderai juste un service… Merci de m’apporter des oranges quand je serai en prison à cause de cet article 😀