Michaelsoft Binbows n’est pas ce que vous pensez

Lors de mes visites quotidiennes et récurrentes sur YouTube, je tombais régulièrement sur une vidéo suggérée qui expliquait comment un YouTuber, Nick Robinson, avait fait la chasse à un jeu Nintendo DS rare, conçu par McDonalds. Si la longueur de la vidéo (plus de 49 minutes) avait un effet répulsif, j’ai quand même décidé de la regarder. Ça parle de McDonalds quand même ! Mais après avoir regardé cette vidéo, j’ai fait un tour sur la chaîne de Nick. Et j’ai trouvé une vidéo qui m’a rappelé des souvenirs de par sa miniature. Son titre : « MICHAELSOFT BINBOWS » isn’t what you think it is.

Vous l’avez remarqué, le titre de cet article n’est que la traduction de la vidéo de Nick. Pour cause, je vais vous parler de son aventure à la recherche de l’origine de cette image qui a fait maintes et maintes fois le tour d’internet.

L’idée

Nick Robinson s’est fixé un objectif assez saugrenu : retrouver l’origine de cette photo qui a fait le tour d’Internet, qui a été repostée et compressée des centaines de fois. Selon l’auteur de la vidéo, c’est une mission impossible de retrouver la source originale de la photo, pour les raisons citées. En effet, chaque photo de Michaelsoft Binbows est une copie d’une copie d’une copie d’une copie d’une copie de la photo originale.
Là où de telles recherches semblent impossibles, et le fait de retrouver l’origine de ce meme est perdu d’avance, Nick va tout de même s’armer de patience et passer des heures à creuser internet.

L’origine du nom

Pour commencer, il nous explique dans sa vidéo la signification des kanjis et des katakanas que l’on voit sur l’image, ainsi que l’origine du nom : Michaelsoft Binbows.

Les katakana en haut de l’image signifie Chūko pasokon & pātsu shop que l’on peut traduire par « Magasin de PC d’occasion et composants »
Sur le côté gauche, on retrouve en kanji le mot gekiyasu qui signifie « pas cher »
Et en bas de l’image, on retrouve simplement « Michaelsoft »

Ce nom n’a pas été choisi au hasard. Binbows est un jeu de mots, un mélange entre Windows et Binbo, qui signifie « pauvre » en japonais.

Pour ce qui est de Michaelsoft, l’explication est la suivante :
Comme vous le savez peut-être, l’écriture du japonais se repose sur les syllabes. Donc, Microsoft s’écrirait maikurosofuto, 日本マイクロソフト

Nick imagine que le fait d’avoir choisi Michaelsoft est simplement une histoire de commodité du prénom Michael dans les pays anglophones. Et il suffit de remplacer deux katakana au nom Microsoft orthographié en japonais pour obtenir Michaelsoft.

Maintenant que l’on connaît la réelle signification de cette affiche, on va pouvoir creuser un peu dans cette quête à l’origine de l’image.

 

L’origine de l’image

Nick est maintenant sûr qu’il ne s’agit pas d’un montage et que le lieu où était située cette boutique existe bel et bien.
Il est sûr aussi qu’elle était située au Japon. Bon, ça, c’était pas trop compliqué à deviner, mais il se rend compte de la difficulté de retrouver un tel lieu avec pour seule aide une image repostée des milliers de fois. Il dit

La seule trace de Michaelsoft Binbows que l’on a, c’est cette photo précise, prise à cet angle précis, avec quasiment aucun indice sur le lieu où elle a été prise. La seule chose que l’on sait, c’est qu’elle a été prise au Japon, qui est d’ailleurs un pays bien plus grand que ce que l’on croit. […] Essayer de retrouver cet immeuble est une tâche ardue.

Il continue donc ses recherches, a regardé cette image encore et encore, il recherche par date sur Google, jusqu’à faire une découverte incroyable.
Il tombe sur un site, Alf’s Room.

Ce site, maintenu par un japonais nommé Yoshinori Adachi, contient des images de la vie quotidienne d’un japonais qui immortalise tout ce qu’il voit et le présente sur son site d’une manière originale, sous la forme d’une discussion avec un personnage de sa création.

Sur ce site, un article est présent, avec une photo prise par Yoshinori lui-même, de Michaelsoft Binbows, sous un angle que l’on n’avait jamais vu auparavant. En plus de ça, l’auteur de l’article a indiqué que le magasin avait fermé ses portes à la fin 2002, la date de la prise de vue et surtout, la ville dans laquelle cette photo a été prise, ce qui sera d’une grande aide pour Nick dans ses recherches. C’est à ce moment qu’il réalise que la probabilité de retrouver l’emplacement de la boutique devient plus grande que jamais.

Pour aller plus loin dans sa quête, notre YouTuber décide d’envoyer un mail à Yoshinori, mais sans grande conviction quant à l’obtention d’une réponse.  Il aurait préféré prendre des billets d’avion pour faire cette découverte, mais avec la pandémie actuelle, il ne pourra pas voyager au Japon. Malgré cela, il se munit de son casque de réalité virtuelle, de Google Earth VR (disponible sur Steam gratuitement) et décide d’aller errer à Koaigimachi, à la recherche de ce fameux bâtiment.

Au cours de cette expédition, Nick se rendra compte à quel point ça lui manque de pouvoir voyager, découvrir de nouveaux lieux, mais indique que Google Earth VR lui donne une partie de ce sentiment de satisfaction même s’il est beaucoup plus simple de se retrouver désorienté à travers un casque de VR. Il explique même s’être retrouvé à près d’un mile de la ville dans laquelle il faisait sa recherche.

Le logiciel de Google permet d’épingler sur son « bras » des onglets, il épingle donc ces deux images de Michaelsoft Binbows pour pouvoir l’aider à retrouver plus facilement l’immeuble. Il fera face à de nombreux faux espoirs, mais restera toujours motivé par cette trouvaille que personne n’avait jamais effectuée auparavant.

Après plusieurs heures d’investigation, il se dit qu’il ne retrouvera jamais cet édifice, qu’il a peut-être totalement changé, ou même été démoli, durant les vingt ans qui séparent cette image et les explorations de Nick.

Puis, au moment où il allait abandonner, il se retrouve en face d’un bâtiment. Il regarde ses deux photos épinglées, commence à voir des similitudes, vérifie à nouveau, puis éclate de rire. Il y est, il est en face de ce bâtiment vu des millions de fois sur internet.

Quelques jours plus tard, l’auteur du site Alf’s Room répondait au mail de Nick, en indiquant qu’il était bien l’auteur de la photo. Il y explique également qu’il n’était jamais rentré dans la boutique, et que par conséquent il n’avait malheureusement pas plus d’informations à fournir au vidéaste.

Sur Reddit, u/JoeBroDaPotato s’est amusé à reproduire l’immeuble avec la grande affiche « Michaelsoft Binbows », le résultat est sympa à voir :

Pour conclure

Cette histoire représente tout ce que j’aime sur internet. Des gens assez fous pour partir à la recherche de quelque chose qui n’a aucune importance. Je pense que beaucoup de personnes se demandaient si l’endroit avait réellement existé, et Nick Robinson s’est dit « tiens, je vais retrouver cet endroit précisément ». Quand je pense au travail que ça a dû représenter pour lui, je me dis qu’il croyait réellement à cette idée de base. C’est incroyable, c’est le genre d’histoires qui me font vraiment sourire.

De son côté, il nous conseille de créer un blog sur lequel on partage ce qui nous plaît, même si le succès n’est pas au rendez-vous. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, et peut-être que votre site se retrouvera d’une aide précieuse à une personne qui fait des recherches comme celles qu’a effectuées Nick.

Et pour terminer, je vous conseille vraiment d’aller regarder ses vidéos, elles sont intéressantes et agréables à regarder, il est très explicatif dans ses propos, donc si vous comprenez l’anglais, foncez !
Je rajoute le lien vers la vidéo du jeu développé par McDonald’s dont je vous parlais au début de l’article. Pareil, l’histoire est géniale, je vous conseille vivement de la regarder. Je vous promets que vous ne verrez pas le temps passer.

Sources et crédits

Cet article a été écrit avec l’accord de Nick Robinson

https://www.youtube.com/watch?v=yDzAAjzbV5g
https://alf-s-room.com/etc/nandarou/binbows/index.htm
https://www.reddit.com/r/NickRobinsonYT/comments/ndx334/recreated_michaelsoft_binbows_from_the_google/
https://goo.gl/maps/mnGGNKGsndUVoN2AA
https://pya.cc/pyaimg/pimg.php?imgid=10529?imgid=10529
https://www.reddit.com/r/NickRobinsonYT/comments/ndx334/recreated_michaelsoft_binbows_from_the_google/

Tuto : Connecter un iPhone (ou un iPad) en Ethernet sans adaptateur

Si vous avez lu le titre, vous vous dites sans doute que j’ai perdu la tête et que c’est impossible de connecter un câble Ethernet à un iPhone, un iPad ou même un iPod touch sans utiliser d’adaptateur, parce que comme vous le savez sans doute, aucun de ces appareils n’est équipé d’une prise réseau.

Pourtant, une fonctionnalité intégrée à macOS depuis plusieurs années (au moins depuis Snow Leopard en fait) fait partie des fonctions cachées, qui peuvent s’avérer très utiles dans plusieurs cas de figure : Le partage de connexion internet.

En gros, vous aurez besoin de :

un Mac connecté en Ethernet (ça fonctionne aussi bien avec une prise Ethernet intégrée qu’avec un adaptateur, comme par exemple l’adaptateur Thunderbolt – RJ45 d’Apple)
un iPhone, un iPad ou un iPod touch
un câble Lightning, USB-C ou 30 broches

Comment faire

Pour commencer, connectez votre appareil iOS à votre Mac en utilisant un câble Lightning (ou USB-C si vous avez un iPad récent)

Ensuite, accordez la confiance entre l’appareil iOS et le Mac.

Après, rendez-vous dans Préférences Système, puis Partage

Dans Partage, cliquez sur Partage Internet (sur le texte, pas sur le bouton à cocher)

Dans « Partager votre connexion depuis : », sélectionnez l’interface du Mac que vous souhaitez partager (Ethernet, Wi-Fi, etc).
Dans « Aux ordinateurs via : », cochez « USB iPhone », « USB iPad » ou « USB iPod »

Notez que vous pouvez parfaitement sélectionner plusieurs appareils en même temps.

Pour finir, cochez Partage Internet dans la colonne de gauche

Validez en cliquant sur Démarrer

Votre appareil iOS est maintenant connecté à internet, sans passer par ses propres connexions.

L’utilité

Plusieurs cas de figure peuvent être à noter pour justifier l’utilité d’une telle fonction.

Par exemple, votre appareil iOS pose des problèmes de connexion Wi-Fi, n’a pas de connexion cellulaire, ça peut arriver, et si vous voulez faire une sauvegarde sur iCloud, ça dépanne.

Votre connexion Wi-Fi est instable, vous voulez faire une mise à jour de votre appareil.

Vous voulez installer une application assez lourde et vous êtes impatient.

Notez que cette méthode fonctionne avec plusieurs types d’appareil, essentiellement les produits Apple. Si vous avez un Mac avec une puce Wi-Fi défectueuse, vous pouvez passer par une connexion Thunderbolt ou FireWire pour partager la connexion internet.

Premier aperçu des F1 de 2022

Comme vous le savez sûrement, la saison 2022 de F1 est synonyme de révolution technique. Aujourd’hui jeudi 15 juillet 2021, se déroulait la présentation officielle du concept des Formule 1 de 2022.
Au final, s’il n’y avait pas eu cette pandémie mondiale, on aurait déjà ces voitures sur la piste, mais cette nouvelle réglementation a été repoussée d’un an.

Jusqu’à maintenant, on devait se contenter de rendus 3D fournis par la FIA, avec comme premier avis le fait que les voitures se rapprochent de ce qui se fait en IndyCar niveau design.

Dans cet article, je vais me contenter de vous parler du design général et des changements les plus visibles. Je ferai peut-être un nouvel article pour approfondir les nouvelles réglementations.

Le concept

Comme précisé par la FIA, le concept des voitures de 2022 est de faciliter les dépassements et apporter plus de spectacle. Avec ce nouveau règlement technique, la fédération espère revenir aux sources du sport, avec des voitures plus simples à concevoir, moins axées sur l’ingénierie et surtout moins coûteuses.

Du coup, exit tout le petit monde qui se cachait au niveau des bargeboards, ces zones situées de part et d’autre de la cellule de survie où s’installe le pilote. En lieu et place de ce petit bordel aéro, on a maintenant des diffuseurs pour permettre d’optimiser l’effet de sol. Parce que du coup, le fond plat, c’est terminé. On a maintenant une voiture avec une forme d’aile d’avion retournée, permettant un effet de sol pour compenser la disparition des appendices aérodynamiques dont je vous parlais plus haut.

Sur les voitures actuelles
Sur les voitures actuelles
Sur les voitures de 2022. Désolé, il n’y a pas encore de photos plus précises…

Les ailerons sont également simplifiés, l’exemple le plus flagrant étant l’aileron arrière. On a un aileron qui donne l’impression de n’être fait que d’un seul tenant, plus de pièces mobiles, il semblerait même que le DRS soit abandonné (VICTOIRE !!!)

L’aileron avant semble énorme, comparé à ce que l’on connaît sur les F1 actuelles. Idem, on constate la simplification drastique des ailettes.

Je trouve que le halo est mieux intégré au design de la voiture. Il avait été introduit en 2018 pour éviter que la tête et le casque des pilotes soient exposés à des débris. Il a déjà sauvé des vies en F1 en seulement trois ans d’existence.

Les roues passent de 13″ à 18″ à compter de l’année prochaine, ce qui donne un côté assez racé à la voiture.

2022 vs 2021

Comme on dit qu’une image vaut mille mots, je vous laisse savourer ces différences entre les monoplaces de 2021 comparées au futur du sport.

Mon avis

Personnellement, je trouvais dès le dévoilement, en 2019, des premiers plans et rendus 3D des nouvelles voitures, que le design se rapprochait des voitures d’IndyCar. Aujourd’hui, mon avis n’est toujours pas définitif, et il ne le sera toujours pas avant de voir ces nouvelles voitures rouler.
La présentation faite par la FIA et la FOM ne mettait pas vraiment en valeur le nouveau concept aéro, à cause de cette livrée qui brillait beaucoup trop, son effet arc en ciel, on n’y voyait rien. A ce moment là, je me demandais si je n’étais pas en train de regarder les images d’une copie d’un jeu de F1 sans licence officielle, où Blue Cat Racing remplacerait Red Bull Racing. Mais, avec un peu de patience, on a pu voir cette même livrée sur le circuit de Silverstone, donc avec moins de jeux de lumière, et là je dois avouer que j’aime bien ce nouveau design.
D’un autre côté, je me dis qu’il y a quand même des éléments que je n’aime pas, surtout les deux ailerons. L’aileron avant est énorme, ça donne un côté chasse-neige à la voiture. L’aileron arrière est vraiment étrange, c’est une sensation que je n’arrive pas à décrire.

En tous les cas, j’espère vraiment que les promesses de la FIA seront tenues, car à la base, en plus de réduire les coûts, ce nouveau concept aéro est sensé apporter des vraies batailles en piste en supprimant le phénomène de dirty air, et des voitures en mesure de se suivre pour fournir plus de spectacle.
Spectacle qui manquait cruellement à l’appel ces dernières années, même si 2021 nous apporte un peu plus de dépassements que les années précédentes.

 

Sources : 

https://www.formula1.com/en/latest/article.gallery-a-first-look-at-the-life-size-2022-f1-car-after-drivers-get-up-close.4rJgGsK2iEWcY6jjKWVjv.html

https://www.formula1.com/en/latest/article.analysis-comparing-the-key-differences-between-the-2021-and-2022-f1-car.4xYDhtOjDee4cEQ3P4RsK9.html

Retour sur le 29 novembre 2020

Si ce dimanche 29 novembre 2020 est sans doute un jour comme les autres pour le commun des mortels, chaque spectateur de Formule 1 s’en souvient comme l’un de ces jours que l’on aime pas vivre.

Aujourd’hui, je vous propose de revenir un temps sur un évènement qui nous a fait passer un temps interminable devant notre télé. Tout l’enthousiasme d’une course de F1 s’envolait en quelques secondes.

Plantons le décor

La grille de départ ressemblait à ça :

Les occupants des trois premières places étaient assez habituels au final…
On avait quand même droit à une belle performance d’Alex Albon qui complétait la deuxième ligne. Sergio Pérez, encore pilote Racing Point, confirmait la bonne tendance de l’équipe de Papa Stroll, qui a mis la moitié de la saison à comprendre sa Mercedes repeinte en rose.

Il est 15h10 en France. Le tour de formation est lancé.
Après un départ un peu compliqué de Valtteri Bottas, il se retrouve en sixième place et pris en sandwich. Lando Norris subit un dommage sur son aileron avant, il traîne par terre du côté gauche. Kimi Räikkönen sort large à la sortie du virage 2 mais revient sur la piste sans encombre.

Puis, 15h15 arrive.

La frayeur

A 15h15, une image glaçante est diffusée sur les écrans du monde entier, quelque chose que l’on n’avait pas vu depuis tant d’années. Un pilote s’accroche avec l’Alpha Tauri de Daniil Kvyat, termine sa course dans un rail lancé à plus de 240km/h. En effet, on est en sortie de virage.
J’entends encore la terreur dans la voix de Julien Fébreau raisonner dans ma tête quand j’y repense.

Ce pilote, c’est Romain Grosjean.

En toute logique, la réalisation change assez rapidement l’angle de la caméra pour que l’on n’ait pas à subir un accident d’une telle violence, ce qui est un point réellement positif. D’autant plus qu’à ce moment là, tout le monde que le pire vient de se produire devant nos yeux.

La course est immédiatement neutralisée par un drapeau rouge, tous les pilotes sont rappelés dans la voie des stands. Le temps s’est arrêté. Quelques secondes plus tard, les pilotes sont en dehors de leur voiture, sont vers leurs ingénieurs, discutent dans une ambiance au ressenti extrêmement pesant.

Nous n’avons toujours pas d’images rassurantes. L’impression d’avoir perdu un pilote s’accentue.

Il est environ 15h20 quand la plus belle image jamais diffusée au cours d’un GP apparaît.
Romain Grosjean est là, vivant, un peu choqué mais il est là. Assis dans la voiture médicale, accompagné des médecins de la FIA. Pour autant, la tension reste présente, c’est logique après un tel évènement.

Alors que les ouvriers s’affairent sur le rail de sécurité grandement endommagé par cet accident, on commence à nous montrer des images un peu plus détaillées de ce qu’il s’est passé. Encore une fois, un grand merci à la réalisation, qui attend de voir un pilote sur ses deux jambes et conscient avant de montrer un accident d’une telle gravité.

Romain a donc percuté la roue avant gauche de Kvyat, ce qui lui a fait perdre le contrôle de sa monoplace qui est partie s’encastrer dans le rail. La voiture s’est coupée en deux, et bien que cela ait été vu comme étant une grosse faille de la Haas, il s’agit en réalité d’une mesure de sécurité. Il est plus prudent de dégager toute l’énergie d’un crash dans un morceau de voiture qui s’arrache, plutôt que faire subir toute cette énergie soudaine à la cellule de survie, dans laquelle est bien entendu installé le pilote.

Le feu s’est déclaré à la suite de la dislocation de la batterie, élément faisant partie du système de récupération d’énergie, en plus de la rupture des éléments de sécurité du réservoir de carburant.

Après cette rediffusion du départ, on a droit à une séquence vidéo digne des plus grands films de science fiction. Romain Grosjean sort du feu tel un héros. Ne me demandez pas pourquoi, mais la première chose que j’ai vu, c’est sa chaussure gauche manquante. Parfois le cerveau s’attarde sur des détails…

Quand ces images sont diffusées sur les écrans de télévision et par extension sur les écrans présents dans les garages (les ingénieurs et mécaniciens ont plusieurs flux de diffusion, dont le flux en direct que l’on voit aussi), une vague d’applaudissements se fait entendre. Les pilotes sont sous le choc, on aperçoit Lewis Hamilton de dos, abasourdi par ce qu’il est en train de voir. Daniel Ricciardo ira même jusqu’à critiquer vivement le comportement de la réalisation. La course a été interrompue pendant environ deux heures, et on a vu ces images diffusées en boucle. Je partage cet avis. Arrêtons de faire de ce sport un spectacle. Oui, c’est beau quand un pilote se bat pour remporter les courses, mais ces images n’ont rien de particulièrement beau. Si les images de Romain sortant du feu avaient été privilégiées à la vidéo de l’accident sous tous les angles, on aurait peut-être réagi autrement.

Enfin, bref, fin de l’interlude. Romain Grosjean est filmé un peu au loin, sorti du véhicule médical, faisant un geste de la main avec son légendaire sourire, comme s’il venait juste de se couper un ongle un peu trop court.
Nous sommes en partie rassurés de le voir dans cet état, mais un doute subsiste. Il faudra attendre plusieurs heures et plusieurs examens pour savoir s’il est réellement en bonne santé. Ce que l’on sait pour le moment, c’est qu’il est brûlé aux mains et qu’il a potentiellement quelques fractures.

Une course au goût amer s’apprête à reprendre. Les pilotes remontent dans leur voitures respectives, on sent que la plupart y vont à reculons et ne veulent pas reprendre cette course. Mais ils y vont tout de même, sûrement avec l’image rassurante de Romain en forme.

Chaque minute de cette course était très longue, et un « banal » accident comme celui que Lance Stroll a subi après le deuxième départ, avec la voiture retournée, avait une toute autre saveur. Je ne dis pas que voir une voiture retournée a une saveur agréable, mais je me souviens avoir hésité à éteindre ma télé à ce moment précis. Je pense que personne n’a apprécié cette course, à juste titre.

Les séquelles de cet accident, désolé pour cette photo pas très agréable à regarder. Source : Compte Instagram de Romain Grosjean
Les séquelles de cet accident, désolé pour cette photo pas très agréable à regarder. Source : Compte Instagram de Romain Grosjean

Les leçons

Première leçon, la plus importante. L’introduction du halo, tant décrié même par les pilotes et surtout par Romain Grosjean, a probablement été la meilleure invention jamais créée pour la sécurité, avec le HANS (dispositif évitant le coup du lapin, qui retient la tête du pilote en cas de choc). Certes, ça n’est pas très beau, on a toujours l’impression que ça a été rajouté à l’arrache, mais en quelques secondes il est passé de zéro à héros.

Deuxième leçon : La Formule 1 est un sport, dans la tête de beaucoup de spectateurs il s’agit d’un divertissement au même titre qu’un match de foot. La différence, c’est que l’on a des humains lancés à 350km/h avec 100kg de matière inflammable dans leur dos.
Heureusement, l’évolution de la sécurité constante a grandement contribué à l’impression de vivre un divertissement, mais j’aime autant vous dire que le retour sur terre a été extrêmement violent.

Troisième leçon : arrêtons de critiquer et détester les pilotes. Je l’avoue, c’est mal, mais j’avais tendance à me moquer de Romain Grosjean pour les erreurs qu’il a pu faire avant cet accident qui aurait pu être fatal. Honnêtement, quand j’ai vu ça, ce 29 novembre à 15h15, tout ça s’est instantanément transformé en regrets. Quand je vois certains spectateurs rire de ce crash avant même de savoir si le pilote va bien, je trouve ça aberrant. On peut plus ou moins apprécier un pilote, là n’est pas la question. Mais si demain Nikita Mazepin (je prends Mazepin pour l’exemple car c’est actuellement le pilote le plus moqué du plateau) subit la même chose, on se retrouvera tous cons devant nos télés à se dire « pourquoi je me suis foutu de sa gueule parce qu’il fait des têtes à queue et des erreurs ? »
N’oublions jamais que ces pilotes tiennent des voitures qui, je le rappelle, roulent à plus de 300km/h, se jettent dans les virages, transportent des batteries et des dizaines de kilogrammes de carburant, et si un seul élément de cette alchimie échoue, c’est la vie du pilote qui est mise en danger.
Je sais que certains spectateurs aiment voir des accidents, du carbone qui vole, et les apprécient encore plus quand le pilote sort indemne. Personnellement, je pense que la F1 est capable (encore plus en 2022) de nous apporter un autre style de spectacle, comme des dépassements en piste par exemple.

Quatrième leçon : Les médias français sont très bruyants. Oui, à chaque fois que l’on a un pilote français en F1, les médias nous rabâchent la même chose, qu’il sera le nouvel Alain Prost, qu’il va gagner des courses, qu’il va tout détruire, prendre tous les records. Tous les pilotes français y passent, et-ce dès leurs débuts. Romain Grosjean n’y a pas échappé. Est-ce que toute cette pression permanente n’est pas la source d’un malaise pour les pilotes français ? Je veux dire, on n’a pas vu de vainqueur français pendant près de 25 ans, est-ce qu’il n’y a pas une raison toute simple à ça ?
Je pense notamment à Théo Pourchaire qui est sous le feu de tous les projecteurs parce qu’il est performant en F2, on le voit du coup déjà en F1 chez Alfa Romeo à la place de Räikkönen l’année prochaine. Il vit sa première saison en F2, laissons le tranquille, laissons le se développer ! Je suis convaincu que ce merdier médiatique est à l’origine des erreurs que pouvait faire Romain, à toujours surpiloter pour répondre inconsciemment aux attentes des journalistes.

Un héros, un phénix, un surhomme, appelez-le comme vous voulez

Cinquième leçon : Romain Grosjean est un peu un surhomme, un super héros auquel même Marvel ou DC Comics n’auraient pas pensé.
Certes, il a fait des erreurs par le passé, je lui en voulais un peu pour Spa 2012, où Fernando Alonso a peut-être perdu ce jour les points qui l’auraient mené à un troisième titre de champion du monde, mais après tout, que sont quelques points perdus par rapport à une vie perdue ?

Si vous voulez plus d’informations sur cet évènement, sachez que la FIA a publié les résultats de son enquête ici.

 

La Nintendo Switch (modèle OLED) est annoncée

Aujourd’hui, Mardi 6 juillet 2021, Nintendo a dévoilé sur sa chaîne YouTube un nouveau modèle de Nintendo Switch. Il s’agit de la Nintendo Switch (modèle OLED) et aujourd’hui, si vous n’avez pas vu la vidéo officielle, je vous fais un petit récapitulatif des nouveautés.

Les nouveautés

L’élément le plus flagrant lorsque l’on voit la console pour la première fois, c’est son écran. Sur la Nintendo Switch actuelle, dont le design a été dévoilé en 2016, on avait un cadre noir autour de l’écran LCD. Sur ce modèle OLED, le cadre disparaît tout simplement. On retrouve donc un écran de sept pouces, en résolution HD (1280×720 pixels), avec comme son nom l’indique un passage du LCD à l’OLED. Globalement, ce changement d’écran permettra d’obtenir des couleurs plus éclatantes, des noirs plus profonds et une consommation d’énergie amoindrie.
On remarque également que, suite au retrait de ce cadre noir autour de l’écran, les haut-parleurs sont déplacés tout en bas de la console, mais restent tout de même en façade contrairement à la Nintendo Switch Lite.
De plus, le capteur de luminosité ambiante se voit déménagé de la façade de la console à sa partie supérieure, à côté de l’aération.

Ensuite, lorsque l’on retourne la console, on voit maintenant que le fameux pied pas très solide de la Switch a été remplacé par un élément amovible qui fait toute la largeur de la console, et qui peut être orienté comme bon vous semble. En gros, c’est le stand des Microsoft Surface qui a été intégré sur cette nouvelle console. Ce nouveau support permettra une bien meilleure stabilité lorsque vous utiliserez la console en mode table, ce qui n’était vraiment pas le point fort du support de la Switch originale.

L’autre grande nouveauté, c’est le passage de 32 à 64Go en standard, ce qui est plus confortable pour stocker ses jeux. De plus, la console n’a pas perdu son support micro SD, donc aucun problème à ce niveau !

Le Dock change radicalement d’apparence, l’arrière est recouvert d’une plaque complète et surtout, il intègre désormais un port Ethernet (le fameux Switch Ethernet) ! Espérons aussi que les problèmes d’écrans rayés suite à l’utilisation du Dock soient réglés.


Le modèle Nintendo Switch (modèle OLED) Néon est fourni avec un dock noir, le modèle blanc est fourni avec un dock… Blanc.

Les Joy-Con semblent être les mêmes que les précédents, à la différence qu’ils sont maintenant proposés en coloris Néon ou Blanc. On espère tous que les problèmes de stick seront résolus sur ce nouveau modèle.

La console pèse environ 25 grammes de plus, et fait 3mm de plus en largeur. Je pense que vos étuis actuels resteront compatibles avec ce modèle, à voir à la sortie.

La console sera disponible le 8 octobre 2021, en même temps que Metroid Dread. Elle ne viendra pas remplacer le modèle original.

L’emballage sera un peu différent de ce que l’on connaît déjà avec la Nintendo Switch actuelle.

Et pour terminer sur les changements, le prix bien entendu. Nintendo nous a annoncé un tarif de $349, ce qui devrait se traduire en 349€. La firme n’annonce jamais de prix en Europe, car la loi européenne impose le concept de prix de vente conseillé : Le fabricant indique un tarif mais le revendeur n’est pas dans l’obligation de se tenir à ce prix. C’est pour ça qu’en 2017, à la sortie de la Nintendo Switch, on les trouvait à 299€, 319€, 329€ ou encore 349€.

Les similitudes

Niveau processeur, on reste sur la même puce que la Nintendo Switch et la Switch Lite.
La définition de l’écran reste la même que les deux autres modèles.
La sortie vidéo reste la même, avec une définition maximale de 1920×1080 à 60 images par seconde au maximum.
L’autonomie annoncée reste identique, entre 4,5 et 9h de jeu en fonction du jeu. Le temps de charge est également donné pour 3 heures.
La console est toujours équipée d’un port USB-C et d’un port micro SD. J’imagine que l’ancien dock sera compatible avec la nouvelle console et vice versa.
Les Joy-Con que vous avez déjà acheté seront compatibles avec cette Nintendo Switch (modèle OLED).

Et vous, allez-vous craquer pour cette nouvelle console, ou bien vous êtes plutôt dans l’attente d’un hypothétique modèle Pro, plus performant ?

 

Source : Nintendo

Analyse du Grand Prix d’Autriche 2021

Aujourd’hui se déroulait le Grand Prix d’Autriche 2021, la neuvième course d’une saison 2021 qui voit pour la première fois depuis 2018 une autre équipe être en mesure d’arrêter Mercedes dans sa lancée de tous les records.

Au terme d’une course pleine de pénalités, de dépassements et de solidité, on retrouve sur le podium un Max Verstappen intouchable, devançant Valtteri Bottas et Lando Norris.


Le départ

Le départ a été assez mouvementé, avec Esteban Ocon qui vient échouer sa suspension avant droite dans la voiture d’Antonio Giovinazzi, le pilote français abandonnant au bout d’un virage. Du coup, la voiture de sécurité entre en piste.
A la fin de la Safety Car, Verstappen effectue une bonne relance, en ayant endormi Lando Norris qui se fera déborder par Sergio Pérez qui sera contraint à rattraper sa voiture dans le bac à graviers après avoir été poussé par le pilote brittanique en dehors de la piste. Quelques tours plus tard, la pénalité tombe, cinq secondes à faire valoir sur le prochain arrêt aux stands.
Par la même occasion, Antonio Giovinazzi reçoit également cinq secondes de pénalité pour avoir dépassé sous Safety Car avant la ligne de départ.

Le déroulé de la course

Cette course était un peu moins monotone que la semaine dernière, nous avons eu droit à quelques jolies batailles dans le milieu du peloton, à commencer par la remontée de Daniel Ricciardo. L’australien, que beaucoup de spectateurs ont déjà enterré, nous a gratifié d’une remontée de six places, passant de la treizième à la septième place, débordé en fin de course par Carlos Sainz qui s’élançait en dixième position.

Charles Leclerc a également fait une course solide, élancé en douzième place, termine ce Grand Prix à la huitième place après deux altercations avec Sergio Pérez et sa Red Bull, qui après avoir subi le fait d’être poussé dehors dans les premiers tours, l’a rendu à Leclerc par deux reprises. Il a donc écopé de deux fois cinq secondes de pénalité. Selon moi, la première pénalité était amplement méritée. Cependant la deuxième est un peu mois justifiée car on voit que Checo perd l’arrière de sa voiture, le forçant donc à ne pas pouvoir laisser l’espace nécessaire. Mais, quand tu roules dans une Red Bull qui est sensée être la plus rapide et la plus stable du plateau, tu ne devrais pas être à cette place.
Durant la course, Charles Leclerc a été contraint de laisser passer Carlos Sainz, stratégie payante car l’Espagnol a été en mesure de dépasser Daniel Ricciardo à la régulière, pour récupérer la cinquième place une fois la pénalité de dix secondes appliquée sur le temps de Perez.

Côté Mercedes, Lewis Hamilton a subi une perte d’appui aérodynamique à cause des passages sur les vibreurs, ce qui est un problème assez récurrent sur les flèches d’argent noires. Résultat, il n’avait plus vraiment de contrôle sur son train arrière, le faisant chuter de la deuxième à la quatrième place, dépassé par Valtteri Bottas puis Lando Norris. Un arrêt aux stands gratuits n’aura malheureusement pas suffi à faire gagner la Mercedes en performance, puisque le britannique perdait toujours du terrain sur la McLaren juste devant lui.
Valtteri Bottas termine à une honorable deuxième place, un regain de confiance important pour le finlandais.

Chez McLaren, on ne peut que se réjouir d’une troisième place de Lando Norris, décidément le pilote le plus régulier depuis le début de la saison. Il célèbre donc son quatrième podium en carrière malgré cette pénalité de cinq secondes, troisième cette saison, et se payait même le luxe de gagner du terrain sur Bottas. Les voitures oranges ont donc trouvé la clé pour récupérer du rythme comparé à la semaine dernière qui n’était pas très à l’avantage de l’équipe. Il a longtemps retenu Lewis Hamilton derrière lui, permettant à Max Verstappen de se faire une avance confortable. Pour rappel, Norris est le seul pilote à avoir terminé dans les points à chaque course cette saison, je vous le dis, le petit Lando est d’une constance phénoménale. Par contre, attention, il ne lui reste plus que deux points avant une course de suspension sur son permis à point… Pour rappel, à chaque pénalité infligée, les pilotes perdent également des points sur leur superlicence, lorsqu’ils atteignent les douze points perdus, ils sont contraints à une course de suspension. Mais Lando Norris fait preuve d’une certaine maturité, maturité grandissante au fil des courses et tout cela ne sera qu’un mauvais souvenir dans les courses à venir.

Dans le soixante-dixième tour de course, lorsque Max Verstappen franchit la ligne d’arrivée, le drapeau jaune est agité. La cause : Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen sont dans le bac à gravier, suite à un dépassement du finlandais sur l’allemand. En effet, Vettel plonge à l’intérieur, Kimi à l’extérieur, et au moment de reprendre la trajectoire, les pilotes ne se voient pas, ça finit sur un contact, les deux pilotes sont donc dans le bac à sable. J’aurais tendance à remettre la faute sur Vettel, assez coutumier du coup de volant..
UPDATE: Kimi Räikkönen a été jugé responsable de l’accident avec Vettel, vingt secondes sont donc ajoutées à son temps final, ainsi que deux points retirés sur sa superlicence. Du coup, au lieu de finir dix-septième, Kimi termine… dix-septième, étant donné que les Haas avaient un tour de retard et Vettel a abandonné.

George Russell, après avoir raté son départ, nous produit une course assez intéressante, il a occupé longtemps la dixième place avec un point à la clé, pour au final se faire dépasser par Fernando Alonso à l’avant dernier tour. Alonso sauve les meubles pour Alpine une énième fois cette année, je rappelle encore une fois que le pilote espagnol devait être loin derrière Ocon.

Le classement pilotes

Au classement, Max Verstappen (182 points) accroît son avance, avec 32 points sur Lewis Hamilton (150). Sergio Pérez a 46 points de retard sur Hamilton, suivi par Lando Norris qui passe la barre des 100 points avec 101 points, toujours devant Valtteri Bottas avec 92 points.

Le classement constructeurs

Au classement constructeurs, Red Bull récupère quatre points d’avance sur Mercedes, points qui peuvent s’avérer précieux à la fin de la saison. Mercedes reste en deuxième position, suivi de McLaren puis de Ferrari.

Red Bull enchaîne cinq victoires, ce que voulait Helmut Marko. Les voitures autrichiennes sont en forme pour le moment.

Rien n’est encore joué aux classements, on a déjà vu par le passé Hamilton et Mercedes faire des courses incroyables pour aller chercher les titres, donc pas d’enflammade pour le moment !

 

Sources

https://www.formula1.com/en/results.html/2021/races/1071/austria/race-result.html

https://www.formula1.com/en/results.html/2021/drivers.html

https://www.formula1.com/en/results.html/2021/team.html

https://www.facebook.com/CanalplusF1

Publication Instagram du compte F1

Analyse des qualifications du Grand Prix d’Autriche 2021

Comme prévu à l’ouverture de ce blog, j’ai décidé de vous parler un peu de Formule 1, on commence donc par une mini analyse de la séance de qualifications du Grand Prix d’Autriche 2021.

On se retrouve donc pour la deuxième course consécutive sur le Red Bull Ring, la première édition (Grand Prix de Styrie) avait été remportée par Max Verstappen, devant Lewis Hamilton et Valtteri Bottas. Le pilote Red Bull accroissait son avance au championnat de six points, portant cette avance à 18 longueurs, car Hamilton récupérait le point du meilleur tour en course.

Voici avant tout la grille de départ, avec les éventuelles pénalités appliquées :

Le poleman

Q1

En Q1, on retrouve exactement les mêmes pilotes éliminés que la semaine dernière, avec Kimi Räikkönen en 16ème place, suivi par Esteban Ocon, Nicholas Latifi et les deux Haas de Mick Schumacher et Nikita Mazepin.
Rien de particulier à signaler en cette séance assez calme au final, si ce n’est la performance d’Esteban Ocon qui termine près de six dixièmes derrière son coéquipier, le rookie double champion du monde Fernando Alonso.
Pour rappel, le français devait montrer au vétéran comment piloter, Alonso devait être fini, il n’aurait jamais dû revenir car Ocon allait le fumer allègrement. On retrouve logiquement l’espagnol avec le troisième meilleur temps de cette séance.

Q2

Pour la Q2, les choses se compliquent. On commence par Daniel Ricciardo, toujours à la peine dans sa MCL35M, mais j’aimerais quand même rappeler que l’australien a toujours pris du temps à s’adapter à ses nouvelles équipes. Je pense qu’il ne faut pas l’enterrer trop vite, car quand il maîtrisera parfaitement sa McLaren, je reste persuadé qu’il sera redoutable. Pour le moment, il termine à « seulement » trois dixièmes de son coéquipier, les écarts étaient très faibles donc il s’est retrouvé en zone rouge, en treizième position.

Durant cette séance, il y a eu deux évènements majeurs : le premier, c’est le gros cafouillage de fin de séance (quelle surprise…) entre Fernando Alonso et Sebastian Vettel. Alors sur un tour lancé très convaincant, Alonso se confronte à l’arrière de l’Aston Martin de Vettel, au ralenti, entre le virage 9 et 10. Fou de rage, l’espagnol le fait comprendre par une communication verbale non vulgaire (oui Kimi, c’est toi que je vise), alors que Sebastian se fait tout petit en présentant ses excuses à Fernando avec un long geste de la main. En effet, l’allemand n’a pas été prévenu de l’arrivée d’un pilote sur un tour lancé par son ingénieur, mais en plus de ça il était également ralenti par Carlos Sainz et Valtteri Bottas juste devant lui. Fernando s’élancera donc en quatorzième place, devant Antonio Giovinazzi. Les Ferrari de Carlos Sainz et Charles Leclerc s’élanceront en sixième ligne.

Vous allez me dire « il en manque un, non ? »

Eh bien non, je n’ai pas oublié George Russell, qui ENFIN réussit à passer en Q3 ! S’il est facile de taper sur Red Bull pour ses changements de pilotes en cours de saison, je ne trouve pas le comportement de Mercedes très gratifiant envers George, le laisser végéter dans une Williams qu’il surpilote depuis plusieurs années, mettant la pétée en qualifications à ses coéquipiers (il a toujours été qualifié devant ses coéquipiers chez Williams, et-ce depuis son arrivée en F1 en 2019) n’est certainement pas la meilleure solution. Mais, si Hamilton craint que Russell ne lui fasse de l’ombre et refuse réellement de faire équipe avec lui, c’est sans doute qu’il a du potentiel le George.
J’espère réellement qu’il sera signé dans une meilleure équipe, il le mérite vraiment, fut-ce une autre que Mercedes.

Q3

Pour terminer ces qualifications déjà riches en émotions avec le premier passage de Williams en Q3 depuis 2018, la Q3 nous apportera notre lot de surprises.

Sergio Pérez est toujours en peine avec ses pneus tendres neufs, je pense que Red Bull devrait lui faire passer les qualifs avec des pneus medium avec 700 tours d’usure et là il nous ferait des pole position avec 2 secondes d’avance. Mais bon, c’est pas autorisé.. Pour autant, il nous offrira un joli dernier tour, avec à la clé une troisième place.

J’aimerais aussi noter les belles performances d’Alpha Tauri et Aston Martin, avec les voitures italiennes s’élançant en sixième (Pierre Gasly) et septième place pour Yuki Tsunoda, les Aston étant huitième (Sebastian Vettel, sous le coup d’une enquête pour l’incident avec Alonso en Q2) et Lance Stroll en dixième place.

Lando Norris de son côté, nous a claqué un temps futuriste, à 0,048 seconde de la pole position de Max Verstappen. Une meilleure sortie du virage 10 aurait offert la première pole position à Lando (et des larmes plein les joues pour moi.)

L’un des autres évènements de ces qualif, c’est la mauvaise perf des Mercedes. Cela faisait 70 courses qu’aucune Merco n’était qualifiée dans les trois premières places. Soixante-dix, seventy, zeventig, enfin vous avez compris. Quelque chose se passe mal chez les allemands, mais ça nous apporte un peu d’air frais, parce que les 7 dernières saisons étaient étouffantes de domination des voitures grises, puis noires depuis 2020. En plus, pour ce qui de mon avis, voir Max Verstappen à cette place est plutôt plaisant (« plutôt plaisant » dit le mec qui, avec un drapeau des Pays-Bas au mur, met le son à fond quand les hymnes néerlandais et autrichien retentissent sur le podium…)

Après la qualif

On a appris quelques heures après que Sebastian Vettel, au terme d’une réunion avec la FIA, Valtteri Bottas et Carlos Sainz, avait écopé de trois places de pénalité. Cela le fait passer de la huitième à la onzième place, faisant donc gagner une place à Georgyboy qui s’élancera en huitième position.

En quelques mots, qu’attendre de la course ?

Pour conclure cet article, j’aimerais vous donner les attentes que l’on peut avoir de cette course.

Si tout va bien, je pense que Russell peut réellement marquer les premiers points de Williams depuis 2019, on espère juste que la voiture tienne le rythme, et n’ait pas de soucis mécaniques.

L’usure des pneus sera un élément à suivre, car les pneus sont plus tendres que la semaine dernière. On assistera possiblement à des stratégies à deux arrêts. Le plus intelligent sur la stratégie sera le vainqueur de la course, comme toujours.

Malheureusement, je pense que Norris ne gardera pas sa deuxième place, le rythme de course des McLaren est pour le moment beaucoup moins élevé que le rythme en qualifications.

Pour Mercedes, je pense que cette course sera quand même difficile, les Red Bull de Checo et Max ne seront sûrement pas faciles à aller chercher. Il n’y a plus qu’à espérer de la pluie pour les voir revenir à un rythme réellement proche, voire supérieur, aux voitures autrichiennes. Mais la pluie, ça fait au moins dix courses qu’on l’attend…

Windows 11, le ventilateur à caca est allumé

Windows 11 a été annoncé officiellement il y a environ une semaine, j’en parle ici, et après toute la hype autour de l’OS qui, d’après les mots de Microsoft, ne devait pas exister, les premières nouvelles ne sont pas réjouissantes.

En effet, Microsoft a annoncé la configuration minimale pour l’installation de son système d’exploitation, et le moins que l’on puisse dire, c’est que beaucoup de machines, trop de machines en fait, seront laissées sur le carreau.

J’avais été confronté à la problématique d’un de ces prérequis lorsque j’avais installé l’ISO leakée sur mon PC Alienware 14, un modèle de 2013, équipé d’un Intel Core i7 de 4ème génération. En réalité, tout était bon pour une mise à niveau, Windows 10 tourne comme une horloge dessus, mais un problème était tout de même présent : l’absence de TPM 2.0.

TPM 2.0 ?

Son petit nom complet est Trusted Platform Module. C’est pour résumer la puce qui va permettre de stocker et chiffrer les données sensibles que vous stockez sur votre ordinateur : mots de passe, informations d’authentification type Windows Hello, etc.
Il existe plusieurs versions, l’actuelle étant la 2.0, et Windows 11 nécessite obligatoirement cette version pour s’installer. Si vous êtes équipé d’une puce TPM 1.2, vous serez bloqué. Sur certaines carte mères, vous pouvez rajouter une puce TPM si elle n’en est pas déjà équipée. Attention, il existe deux connexions différentes, et il faut compter une quarantaine d’euros pour ça.

En soit, Microsoft impose la présence d’une puce TPM de deuxième génération sur tous les PC commercialisés depuis 2016, donc si votre PC est suffisamment récent, vous ne devriez pas avoir trop de soucis. Il faudra juste penser à aller voir dans le BIOS, chercher fTPM ou PTT (pas La Poste), selon que vous avez respectivement un processeur AMD ou Intel.

Quel processeur ?

Microsoft a également présenté une liste de composants minimaux pour le fonctionnement de Windows 11.
Exit le 32 bits, Windows 11 sera un OS 100% 64 Bits. Ça, en réalité, ça n’est pas le plus gênant, je pense que la majorité des ordinateurs vendus depuis 2010 sont déjà en 64 bits.

Par contre, là où le bât blesse, c’est la compatibilité des processeurs.

Du côté d’Intel, il vous faudra un processeur de huitième génération au minimum (architecture Coffee Lake), donc un processeur qui date de… 2017. Voici la liste officielle.

Pour AMD, c’est encore plus violent, avec la nécessité d’un processeur basé sur l’architecture Zen 2, donc les Ryzen 3000, processeurs de 2019. Oui, vous avez bien lu, les premiers Ryzen Threadripper ne seront pas supportés. Voici la liste officielle.

Enfin, pour les processeurs ARM, qui sont déjà beaucoup moins courants que les deux susnommés, on retrouve bien évidemment les puces SQx de Microsoft, qui équipent les Surface Pro X. voici la liste.

Peut-être que cette décision radicale est liée aux différentes vulnérabilités des processeurs, dont par exemple Meltdown, qui était une brèche de sécurité matérielle affectant tous les processeurs Intel.

Les autres trucs random

On retrouve d’autres éléments un peu déstabilisants dans la liste des prérequis. Par exemple, Microsoft n’impose pas de webcam sur les ordinateurs portables, mais à partir de 2023, il faudra obligatoirement au moins une caméra de face. Les ordinateurs de bureau seront épargnés.

L’outil téléchargeable sur le site de Microsoft gratuitement, PC Health Check, vous permet de savoir en quelques secondes si votre PC sera compatible avec Windows 11.
Cet outil a provoqué des sueurs froides à une grande partie des utilisateurs, car selon Microsoft, le logiciel n’était pas au point et affichait que l’ordinateur qui était testé ne sera pas compatible. L’outil a été retiré pour être fixé, il n’est pas encore revenu en ligne.

La version Famille de Windows 11 nécessitera une connexion internet, j’imagine qu’il ne sera pas possible de créer un compte utilisateur local sur cette variante de l’OS.

Windows 11, comme Windows 10, sera proposé gratuitement, en espérant que Microsoft ne reproduise pas le forçage qu’ils avaient fait en 2015 pour Windows 10. Mais honnêtement, j’y crois moyen…

Conclusion

Pour conclure, j’espère que l’entreprise de Redmond va ouvrir un peu plus les valves pour le support du matériel, car cela risque de rendre beaucoup d’utilisateurs déçus. Peut-être que ces restrictions ne sont qu’un moyen de sonder les configurations courantes, et voir les réactions des potentiels utilisateurs. Bien évidemment, il y a beaucoup de voix qui s’élèvent autour de ça, et j’espère que Microsoft réagira rapidement, au risque de revivre un épisode Xbox One à l’E3 2013 pour Windows 11.

Aujourd’hui, Microsoft annonce que si Windows 11 n’est pas compatible avec votre machine, Windows 10 reste un excellent système et il sera maintenu jusqu’à 2025. J’ai l’impression d’entendre « Stick to the 360″…

Pour ce qui est de mon avis, j’ai hâte de pouvoir quand même essayer cette nouvelle version, car j’ai toujours apprécié tester les nouveautés des nouveaux systèmes d’exploitation, que ce soit macOS ou Windows. Le seul problème ? Aucun de mes ordinateurs ne sont compatibles officiellement. Mon Mac mini est équipé d’une puce M1, mon Alienware a un processeur trop ancien et aucune puce TPM, mon MacBook Pro, c’est la même chose. Donc à part une bidouille comme j’avais déjà dû faire pour mon article sur la build leakée, je ne pourrai pas utiliser l’OS de manière sûre…
Je suis un peu déçu de ces annonces, je trouve Microsoft sur la bonne vague depuis plusieurs années, depuis l’arrivée de Satya Nadella à la tête de l’entreprise en fait mais avec ces annonces, Microsoft retombe un peu dans ses travers…
On verra si les choses changent dans les semaines à venir, on sait que le papa de Windows et de la Xbox est capable de s’adapter assez rapidement.

Dans tous les cas, si vous avez aujourd’hui un PC compatible sous Windows 10, vous pouvez d’ores et déjà essayer Windows 11 gratuitement. Il vous suffit de passer par le canal Dev sur Windows Insider.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager, si vous avez des suggestions vous pouvez me les faire parvenir dans les commentaires ou par le formulaire de contact ! Il y aura d’autres articles sur le sujet.

Sources :

https://www.windowscentral.com/starting-2023-windows-11-will-require-laptops-have-cameras
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trusted_Platform_Module
https://www.microsoft.com/en-us/windows/windows-11
https://www.frandroid.com/marques/microsoft/985531_windows-11-la-nouvelle-configuration-minimale-abandonne-beaucoup-de-pc

Test du Mac mini M1

Il y a environ un an, à la WWDC20, Apple annonçait l’abandon d’Intel à moyen terme pour passer sur ses propres systèmes sur puce Apple Silicon. En novembre, Apple annonçait les premiers Mac équipés en Apple Silicon, à savoir le MacBook Pro 13″, le MacBook Air et le Mac mini. Aujourd’hui, il y a quatre modèles disponibles au catalogue de la marque, avec l’ajout de l’iMac 24″ il y a quelques semaines.

Aujourd’hui, j’ai un Mac mini M1, 8Go de RAM, 256Go de SSD, qui me semble être la machine idéale pour tester une architecture totalement nouvelle. Enfin, pas vraiment, il existe déjà des ordinateurs équipés en architecture ARM, mais Apple sera sans doute le protagoniste qui démocratisera l’architecture ARM sur les ordinateurs. J’ai préféré passer sur cette machine, quitte à la revendre en fin d’année, avant d’investir dans un hypothétique MacBook Pro 14″ ou 16″ avec un SSD plus important.

Du coup, huit mois après tout le monde, je vous en parle.

Le contexte

Ces dernières années, j’ai un peu jonglé entre les ordinateurs : D’abord un MacBook Pro 13″ 2018, puis un PC Asus ROG, puis une Surface Pro, puis un PC de bureau assemblé pour le jeu, puis un Alienware 14, puis un ancien MacBook Pro 13″ fin 2013, pour finir donc sur ce Mac mini M1. Pourquoi un retour au Mac ? Au final, j’ai tous mes repères sur macOS, et l’intégration de tous les appareils restent un énorme point positif d’Apple. Surtout, j’avais vraiment envie de retrouver Logic Pro X, qui bien entendu n’est pas disponible sur Windows.

Ce Mac mini remplace donc mon MacBook Pro, que j’utilisais déjà majoritairement comme un ordinateur de bureau. Pour les déplacements, l’iPad est une solution plus confortable à mon goût. Du coup, je débranche le MacBook, j’associe mon Magic Keyboard et ma Magic Mouse avec mon Mac mini, et c’est parti ! Enfin, pas tout à fait en réalité… J’ai aussi sauté le pas et installé macOS Monterey, juste pour le plaisir d’avoir un ordinateur sur un OS en beta qui peut me claquer dans les doigts à tout moment 😁

La première expérience

Ceux qui me connaissent le savent déjà, j’étais très réticent par rapport aux puces Apple Silicon. Honnêtement, mes réticences ont été enterrées au bout de quelques minutes d’utilisation de cet ordinateur au processeur spécifique. Le point le plus marquant, c’est la vitesse à laquelle les applications s’ouvrent. Que ce soit des apps intégrées ou des apps installées (depuis l’App Store ou internet), on ne prend jamais en défaut la machine, qui ouvre les logiciels aussi rapidement qu’un iPhone ou un iPad. Il y a seulement un bémol, j’en parle plus tard dans l’article.

L’utilisation

Il faut tout de même savoir qu’à chaque nouvel ordinateur, je repars sur une installation parfaitement propre. Je ne remets jamais de sauvegarde complète, je préfère faire des copier-coller de mes documents et fichiers, ou compter sur la synchronisation iCloud. Je m’amuse donc à remettre mon nouvel ordinateur exactement comme mon ancien, mêmes logiciels, mêmes données, même configuration, à un processeur près.
J’utilise avec le Mac ce hub Anker, avec 3 ports USB 3.0, un HDMI et un Ethernet. Je pourrai du coup le réutiliser quand j’aurai un MacBook Apple Silicon.
Seul bémol, mon Mac est équipé de seulement 256Go de SSD. Il est bien sûr possible d’étendre le stockage en utilisant un disque dur externe, ou même mieux, un SSD externe (celui-ci, ou celui-ci, par exemple) pour les meilleures performances. Personnellement, j’ai opté pour cette solution : Un boîtier 2,5″ USB-C et un SSD Crucial.

Une fois ceci fait, il est temps de découvrir les fonctions auxquelles je n’avais pas accès jusqu’à aujourd’hui, notamment Sidecar et les apps iOS sur Mac, qui sont deux fonctionnalités que j’avais hâte de tester. Je ne parlerai pas spécifiquement de Sidecar, on connaît déjà, ça existe depuis un an. Par contre, les apps iOS sur Mac sont une énorme nouveauté et ça permet de faire grandir drastiquement le Mac App Store d’un coup. Tout n’est pas disponible, c’est au bon vouloir des développeurs. Il existe des bidouilles pour outrepasser ces limites, mais elles ne semblent plus fonctionner sur macOS 12. Bien entendu, une application payée sur iPhone ou iPad est gratuite sur Mac.

J’ai installé quelques jeux optimisés pour l’iPad, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fonctionne bien. Cependant, l’interface dédiée au tactile ne s’adapte pas toujours à une utilisation à la souris, d’autant plus que Apple a pris un parti assez spécifique dans ce cas de figure : Une app iOS fonctionne exactement comme sur un appareil iOS. Du coup, pas de clic droit, pas toujours de défilement à la molette, des raccourcis clavier tarabiscotés (ça, c’est placé) pour faire un zoom par exemple. Du coup, il y a encore un peu de boulot, mais on sent que c’est sur la bonne voie et ça reste tout de même utilisable, malgré que les fenêtres ne soient pas redimensionnables.

La fenêtre n'est pas redimensionnable, les contrôles sont un peu caducs
La fenêtre n’est pas redimensionnable, les contrôles sont un peu caducs

Les performances

Là, c’est le point qui m’a le plus surpris. Comme je le disais plus haut, j’étais réticent sur les performances d’une puce qui, au final, a grandi dans des appareils mobiles avant d’atterrir sur nos bureaux ou dans nos sacs à dos. Mais les plus de dix ans d’expérience d’Apple, et les sociétés rachetées au cours de ces deux dernières décennies, ont réellement contribué à la création d’une petite bombe aujourd’hui.

Déjà, comme je l’ai dit plus tôt, l’instantanéité de l’ouverture des apps est déconcertante.
J’ai fait plusieurs tests, avec des apps iOS, des apps Apple Silicon et des apps Intel. J’ai aussi essayé des jeux téléchargés sur Steam. Les résultats sont assez déstabilisants.

Pixelmator Pro

Dans Pixelmator Pro, il existe une fonctionnalité qui utilise les capacités de Machine Learning pour augmenter la taille d’une photo. Là où il a fallu près de 2 minutes 48 à mon MacBook Pro pour convertir une image de 2048×1365 pixels, le Mac mini M1 m’a demandé… 7 secondes. Sept secondes. Sans chauffer une seule seconde. Certes, le M1 est équipé d’un Neural Engine à 16 coeurs, ça aide grandement le procédé, mais j’ai été réellement surpris par ça.

Apps iOS

Concernant les apps iOS, les performances sont sensiblement similaires à celles de mon iPad Air, équipé d’un A14 Bionic. Pas grand chose de plus à rajouter, c’était prévisible.

Apps optimisées Apple Silicon

J’ai testé Firefox, Safari, Apple Music, les applications intégrées d’Apple, même chose, c’est très rapide, réactif, je ressens un gain de performances comparé à ce que j’ai, mais c’est un ordinateur qui a 8 ans donc la comparaison n’est pas vraiment réaliste. Même lancé avec Rosetta 2, les performances sont présentes et je n’ai pas vraiment ressenti de ralentissements.

Vous retrouverez sur ce site une liste des applications optimisées ou non pour Apple Silicon, celles qui fonctionnent avec Rosetta et celles qui ne fonctionnent pas du tout.

Jeux Steam

J’ai téléchargé deux jeux sur Steam, des jeux auxquels j’ai beaucoup joué sur PC : Euro Truck Simulator 2 et F1 2016.

ETS2 m’a posé quelques soucis, quelques ralentissements et pas mal d’artefacts lors d’une session de jeu, quel que soit le préréglage de qualité.
F1 2016, pour lequel Feral (l’entreprise qui était chargée du portage de la version PC sur Mac) recommande un MacBook Pro 2016 15″ ou un iMac 27″, j’ai pu jouer très confortablement, en 2560×1440, avec des graphismes en très bon. J’ai tourné autour de 50fps.

Il existe un site qui répertorie tous les jeux qui peuvent fonctionner sur un Mac Apple Silicon, n’hésitez pas à vous y rendre pour voir si vos jeux préférés fonctionneront, et avec quelles performances.

Compatibilité

La grosse question qu’on peut se poser, c’est « quid de la compatibilité avec les applications et les périphériques ? » Cette question est légitime, car beaucoup de logiciels Mac vont reposer sur Rosetta 2 pour l’instant.

La toute première fois que vous ouvrirez une app Intel sur votre Mac M1, l’OS va vous demander de télécharger les composants de prise en charge de Rosetta. Tout se fait tout seul, vous n’avez qu’à cliquer sur Installer et l’installation est automatique, aucun réglage à faire, c’est prêt à partir.

Ensuite, les applications non optimisées vont mettre un peu plus de temps à se lancer la première fois, car toute la partie Rosetta doit se mettre en place. D’après Apple, la traduction du code x86-64 vers ARM se fait lors de l’installation de l’app. Une fois cette partie obligatoire réalisée, les applications s’ouvrent à peu près aussi rapidement que sur un Mac Intel.

Après, cette traduction peut plus ou moins bien fonctionner. La preuve avec les deux jeux que j’ai évoqué, F1 2016 fonctionne parfaitement et de manière transparente, là où ETS2 a posé quelques problèmes.

Le Mac mini en général

Pour finir, j’aimerais parler du Mac mini côté matériel.

La connectique peut paraître un peu légère, car 2 USB-A 3.1 et 2 Thunderbolt 3/USB 4 peuvent paraître légers. Sauf qu’en plus de ça, on retrouve une sortie HDMI et un port Gigabit Ethernet. Donc certes, les connecteurs USB se font un peu rares pour le moment, mais contrairement à un MacBook Pro/Air, où nous n’avons que 2 ports Thunderbolt 3, le réseau et l’écran externe n’occuperont pas ces précieux ports.

D’après les démontages trouvables sur internet, on voit directement que beaucoup d’espace interne aurait pu être économisé, le Mac mini M1 est plein de vide. Je pense qu’à terme, le mini deviendra un boîtier au format Apple TV (ou client léger) car la taille actuelle de la carte mère le permettrait déjà. Mais pas de spéculations.

L’un des points les plus soulignés quand on parle de M1, c’est la consommation d’énergie et la chauffe. Je crois que le Mac mini a un ventilateur par principe, je ne l’ai pas entendu une seule fois, même quand j’ai testé mes jeux ou des tâches lourdes, avec ou sans Rosetta.

Conclusion

Mon utilisation actuelle est assez légère, mais je pense que ça peut déjà me donner une bonne idée du niveau de performances de cette puce.

J’ai regardé énormément de tests, de vidéos et de benchmarks avant de passer à l’achat. Et les remises de Rakuten, en plus du prix peu élevé de la machine vendue par un particulier, m’ont convaincu à au moins essayer la bête.

De votre côté, je ne saurais que vous conseiller de faire de même avant d’y passer, pour être sûr de ne pas vous retrouver bloqué ou avec des performances moins élevées que prévu.
On a de la chance, il y a actuellement 4 machines équipées de ce processeur à l’heure actuelle, donc il y a de grandes chances que vous trouviez des réponses aux questions que vous vous posez. Les performances sont relativement proches d’un Mac mini, un iMac, un MacBook Air ou un MacBook Pro équipé du système M1.

Enfin, si vous voulez acheter une machine équipée d’un M1 pour tester seulement, je vous conseille de ne pas prendre de MacBook Pro, Air ou iMac pour le moment, le Mac mini se positionne comme l’ordinateur de test parfait, de par son tarif abordable et ses performances au top. Les mini M1 d’occasion se trouvent bien sûr encore moins chers, donc si vous voulez voir le futur du Mac, foncez ! Vous serez surpris.

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Ce produit a été acheté par mes propres moyens. Les liens Amazon sont affiliés.

Windows 11 est officiel

MàJ 24/06/2021 22:35 : Ajout de la conférence complète.

il y a quelques jours, je vous avais présenté Windows 11 suite à une fuite d’un fichier iso.

Aujourd’hui, 24 juin 2021, Microsoft nous donnait rendez-vous pour l’annonce de la suite de Windows. Et Panos Panay nous a donc annoncé officiellement Windows 11.

La fuite était réelle, ça n’était pas un fake, les nouveautés étaient donc déjà connues pour leur grande majorité. On va les résumer à nouveau.

L’interface

Le point central et le plus visible est donc la nouvelle interface, basée sur toujours plus de transparence, la présentation de Microsoft était axée sur le côté « glass », ou chaque fenêtre se superpose naturellement sur l’autre. Panos Panay évoquait l’impression de « tenir un morceau de verre avec du contenu ».

On retrouve un moteur de thèmes, un peu à l’image de ce que l’on a déjà sur Windows 10, avec des préréglages comme la couleur d’accentuation, le fond d’écran et la couleur de l’interface.

Le Microsoft Store a été complètement revu, plus moderne, il semble surtout plus réactif. Gros point positif !

Le clavier virtuel, pour les utilisateurs de Surface et de PC convertibles, a été revu en profondeur et se rapproche maintenant de SwiftKey sur Android. Enfin, car le clavier virtuel de Windows 10 était une vraie plaie à utiliser.

Le fonctionnement général

Panos Panay, encore lui, nous a promis des grosses optimisations sur le fonctionnement du système. Plus de vitesse, plus de stabilité, des mises à jour Windows Update jusqu’à 40% plus légères ! Très honnêtement, la vitesse et la stabilité étaient sensiblement perceptibles sur l’iso leakée dont je vous ai parlé il y a quelques jours.

Microsoft nous annonce aussi un système de personnalisation un peu plus poussé, Windows s’adaptera à l’utilisation que vous faites de l’ordinateur. Si vous êtes en mode Gaming, la barre des tâches affichera les applications et logiciels en rapport avec le jeu vidéo. En mode productivité, vous aurez la suite Office dans la barre des tâches, vous avez compris l’idée.

Concernant le gaming, Microsoft a mis l’accent sur l’arrivée du Game Pass dans l’application Xbox pour Windows, ce qui au final était déjà le cas sur Windows 10.

On trouve l’apparition d’un centre de widgets qui s’affiche à la demande sur la partie gauche de l’écran. L’accent est mis sur l’actualité, ce qui me déplaît un peu. En effet, sur mon installation de Windows, les sources les plus communes d’actualité sont Public ou d’autres sites spécialisés dans le putaclic, c’est dommage qu’on ne puisse pas choisir de centre d’intérêt…

Lorsque vous connectez votre ordinateur à votre setup avec plusieurs écrans, chaque fenêtre reprendra exactement la place qu’elle avait quand vous aviez déconnecté le PC. C’est un gain de temps appréciable.

Les nouveautés

Parmi les nouveautés, l’accent a bien entendu été mis sur la connexion avec les autres. En pleine période de pandémie, toutes les entreprises semblent accentuer l’importance de ces fonctionnalités. Microsoft Teams est donc maintenant intégré en natif dans l’OS, pour simplifier les communications entre personnes.

Mais l’annonce la plus importante aujourd’hui, c’est l’arrivée de l’Amazon AppStore sur Windows 11, directement dans le Windows Store ! Qu’est-ce que ça signifie ? On aura maintenant accès au catalogue Amazon d’apps Android sur Windows. Le fonctionnement de ces apps sur Windows rappelle le Project Astoria, qui devait à la base simplifier grandement le portage des apps Android vers Windows 10 Mobile. La fonctionnalité repose sur Intel Bridge.

Les retraits

Parmi les retraits les plus importants, on notera :

Exit Cortana pendant l’assistant d’installation et même dans l’OS. L’assistant vocal reste installé, mais il est plus proche de la sortie que de l’entrée. En même temps, ça n’a jamais vraiment fonctionné

Internet Explorer sera désactivé, remplacé par un mode IE dans Microsoft Edge

Les applications suivantes ne seront plus installées par défaut : Paint 3D, Skype, OneNote et Visionneuse 3D. Elles resteront disponibles sur le Store.

Configuration minimale, recommandée, tarif et disponibilité

Windows 11 sera disponible courant 2021, Microsoft n’a pas annoncé de date pour le moment.

Windows 11 sera décliné en plusieurs versions : Famille & Professionnel sont pour le moment les deux versions confirmées par Microsoft.

Vous pourrez bénéficier gratuitement d’une mise à niveau vers Windows 11 depuis Windows 10, sans limite dans le temps, à condition que votre ordinateur réponde aux prérequis suivants (vous pouvez cliquer sur l’image pour la voir en plus grand) :

Cet article est susceptible d’évoluer, car le système vient d’être annoncé sans vraiment aller dans les détails, donc comptez sur moi pour mettre l’article à jour !

Pour conclure, je vous invite vraiment à regarder la vidéo d’annonce de Microsoft, Panos Panay ayant une méthode de présentation que j’adore.

N’hésitez pas à le partager s’il vous a appris des choses nouvelles.

Sources : Conférence Microsoft (en anglais), page officielle de Windows 11, Spécifications