Bilan du #MicrosoftEvent de septembre 2021

Aujourd’hui, Microsoft tenait un évènement en ligne pour passer à l’annonce de plusieurs nouveaux produits. On savait déjà qu’il n’y aurait pas d’annonce mirobolante concernant Windows 11 et que cette conférence serait dédiée à la gamme Surface. Et on a été gâtés.

Introduction

Déjà, dans la tête du commun des mortels, le visage public de Microsoft est Bill Gates. Mais Bill Gates ne fait plus partie de Microsoft depuis plusieurs années maintenant. L’homme qui devrait remplacer Bill dans la tête des gens, Satya Nadella, n’est pourtant pas très mis en avant. On voit très souvent Panos Panay en tant que figure publique (ou Phil Spencer pour la partie Xbox). Pour moi, c’est un point positif, car malgré le fait qu’il ne soit pas très souriant (il en est conscient, d’ailleurs), je trouve qu’il a le charisme d’un PDG, il transpire la passion quand il parle de ses produits. C’est donc lui qui fait l’introduction de cet Event, en nous expliquant (comme en 2019 en fait) que les produits qui vont être annoncés nous aideront à être encore plus productifs, créatifs, le tout avec un Windows 11 qui arrivera le 5 octobre. On nous explique également l’importance de créer des produits respectueux de l’environnement et accessibles au plus grand nombre.

Je vais dérouler cet article dans l’ordre des annonces.
Tous les produits suivants seront livrés avec Windows 11, sauf le Surface Duo qui tourne sous Android.

Surface Pro 8

Tous les détails sur le site de Microsoft

Le premier produit annoncé est la Surface Pro 8.
Les bordures autour de l’écran sont plus fines, donnant un aspect clairement plus moderne comparé à sa prédécesseure.

On retrouve alors un nouveau clavier avec un emplacement pour le nouveau Surface Slim Pen 2, exactement à l’image de ce qui se faisait sur la Surface Pro X de 2019. Le clavier a la possibilité de recharger le stylet et il y est attaché magnétiquement. L’avantage, c’est que lorsque votre clavier recouvre la Surface, le stylet est également rangé et ne peut pas disparaître au fond d’un sac.

Sur la Surface Pro 7, nous avions un port USB-A 3.0 et un USB-C. Aujourd’hui, on retrouve simplement deux ports Thunderbolt 4/USB-C.
Sous le capot, des processeurs Intel de 11ème génération viennent se loger, pour plus de performances avec plus de 40% de gains en vitesse de calcul, et surtout 70% plus rapide sur la partie graphique, mais aussi plus économe en énergie. En effet, Microsoft annonce 16 heures d’autonomie sur ce nouveau produit. Par contre, on passe enfin sur un système de refroidissement actif.
Il est possible de configurer cette nouvelle Surface avec un maximum de 32 Go de RAM.

En terme de prix, le 2 en 1 phare débute à 1179€. Les réservations sont disponibles dès maintenant, les Surface Pro 8 seront expédiées à partir du 28 octobre.

Surface Go 3

Tous les détails sur le site de Microsoft

Ensuite, on retrouve la Surface Go 3, le modèle le plus compact des Surface.

Peu d’évolutions ici, seulement des processeurs de nouvelle génération et la possibilité d’avoir un modèle Gigabit LTE.

Pour le prix, on démarre à 439€ pour une disponibilité à partir du 5 octobre 2021. Les réservations sont ouvertes.

Accessibilité

En tant qu’interlude, nous avons une partie de la conférence dédiée à l’accessibilité. Microsoft reste sur la lancée de l’Xbox Adaptive Controller, pour permettre aux personnes à mobilité réduite de pouvoir utiliser les produits électroniques comme les autres.

Un Surface Adaptive Kit est donc annoncé, comprenant plusieurs accessoires pour faciliter l’utilisation des produits Microsoft aux personnes qui en ont le besoin.
Dans ce kit, nous retrouverons :
Un lot de symboles autocollants colorés, de formes différentes et en relief, à coller sur les claviers, pour repérer les touches fréquemment utilisées plus rapidement.
Un lot d’autocollants pour les ports, pour retrouver la connectique facilement sur les produits, ainsi que les équivalents à coller sur les câbles fréquemment utilisés.
Une dragonne. Pourquoi faire me direz-vous, sur des appareils de minimum 10 pouces ? Tout simplement, cette dragonne vient se coller sur la béquille de la Surface pour en faciliter le déploiement.

Nous ne connaissons pas encore le prix de ce kit en France.

Surface Duo 2

Tous les détails sur le site de Microsoft

Le Surface Duo 2, deuxième génération du “smartphone” de Microsoft, est annoncé.

Parmi les nouveautés, on retrouve enfin une caméra digne de ce nom à l’arrière de l’appareil. Du coup, l’effet 360 degrés n’existe plus vraiment, car la caméra est proéminente ce qui empêche les deux écrans de se replier dos à dos parfaitement.

Les deux écrans passent à une fréquence de rafraîchissement de 90Hz. La Surface Glance Bar vous permet d’avoir un accès rapide, côté charnière, à vos notifications, l’heure et la batterie restante sans avoir à ouvrir le téléphone.

L’appareil supporte maintenant la 5G et il est équipé d’un Snapdragon 888, enfin ! Il a également en son bord 8 Go de RAM, et la possibilité d’avoir 128, 256 ou 512 Go de stockage interne. Il supporte également le stylet Surface.

On a maintenant les couleurs suivantes : Obsidienne (blanc, comme la première génération) et Noir.

L’appareil démarre à 1599€, et à ce prix là, bien entendu, le chargeur n’est plus fourni dans la boîte. L’appareil sera expédié à partir du 21 octobre et les précommandes sont aussi ouvertes.

Surface Laptop Studio

Tous les détails sur le site de Microsoft

Ce produit est génial ! C’est un peu le fruit de la reproduction entre un Surface Laptop et une Surface Pro.

C’est un ordinateur portable, sur lequel il est possible d’incliner l’écran seul grâce à un ingénieux design reprenant la béquille des Surface Pro. C’est la réponse de Microsoft aux ordinateurs portable qui se replient à 360 degrés, et je trouve que cette solution est beaucoup plus pratique que les HP x360 et compagnie.

On y retrouve un écran de 14,4” avec un taux de rafraîchissement allant jusqu’à 120Hz, une NVIDIA GeForce RTX 3050Ti dans les modèles équipés d’un Intel Core i7, 2 ports USB 4.0/Thunderbolt 4, 16 ou 32 Go de RAM, de 256 Go à 2 To de stockage SSD

Côté disponibilité, la seule information que l’on a, c’est un “Disponible début 2022”, sans prix ni précommandes.

Surface Pro X

Tous les détails sur le site de Microsoft

La Surface Pro X reste sensiblement la même chose. Même processeur Microsoft SQ2 en ARM, même écran, même design, mais avec un prix significativement plus bas : 1169€ à comparer aux près de 1800€ appliqués auparavant. Il n’y a même pas besoin de réserver le produit, puisqu’il est disponible à la réception très rapidement, étant donné que c’est le même produit avec un prix plus bas. Du coup, pour l’acheter, c’est par ici.

Ocean Mouse

Tous les détails sur le site de Microsoft (en anglais)

Dernière annonce de cette conférence, une nouvelle souris fabriquée entièrement à partir de plastiques récupérés dans l’océan. Elle ne sera pas vendue en France pour le moment, mais elle est d’ores et déjà disponible en précommande sur les sites de Microsoft US et Canada pour une expédition à partir du 5 octobre. Elle arrivera dans d’autres pays à partir du 10 octobre.

Elle est vendue $24,99.

 

Aperçu de la coque en cuir pour iPhone 13 Pro Max

Chaque année, à l’approche de la sortie des nouveaux iPhone, on se retrouve plus ou moins émerveillés devant chaque petit morceau d’info qui fuite sur les nouveaux produits phares d’Apple. Puis, viennent l’annonce du produit, les précommandes et la livraison du produit précommandé. Et entre temps, les accessoires précommandés arrivent.

Aujourd’hui, j’ai reçu la coque qui habillera mon iPhone 13 Pro Max, c’est donc l’occasion d’en faire un petit article aperçu. J’ai ressorti la coque de mon ancien iPhone 12 et celle de mon iPhone X.

Le choix de la couleur

Depuis l’iPhone 7, j’ai toujours choisi la même combinaison de couleurs : iPhone Argent (ou blanc) avec une coque en cuir Havane.

Cette année, à ma grande déception, le coloris Havane n’existe plus. La tradition est rompue. Il est remplacé par une couleur qui se nomme Ocre, qui serait le croisement entre l’ancien Havane et l’ancien Pavot de Californie (jaune foncé quoi). Elle vire plutôt sur un ton orangé, ce à quoi je m’habituerai, même si au final elle s’intègre bien dans mon délire orange du moment (vous savez peut-être d’où ça vient.)

De gauche à droite : une coque en cuir Havane pour iPhone X (bien patinée), une coque en cuir Havane pour iPhone 12 et une coque en cuir Ocre pour iPhone 13 Pro Max
De gauche à droite : une coque en cuir Havane pour iPhone X (bien patinée), une coque en cuir Havane pour iPhone 12 et une coque en cuir Ocre pour iPhone 13 Pro Max

Les différences

Hier, dans la vidéo de ZolloTech, on a pu constater que les boutons avaient été déplacés de quelques millimètres, entre l’iPhone 12 Pro Max et le 13 Pro Max. N’ayant pas de coque d’iPhone 12 Pro Max, je n’ai pas pu comparer.
Bien sûr, le trou pour les caméras est un peu plus imposant pour s’accommoder au changement de taille du module photo des nouveaux téléphones.

Cependant, un élément est un peu dérangeant : il y a un cerclage en plastique autour de ce fameux trou, sûrement pour préserver la bonne tenue du matériau dans lequel est fait la coque. Sur la coque de l’iPhone 12, ce cerclage rentrait vers l’intérieur de la coque. Là, il dépasse de la coque, donc elle n’est plus stable lorsque l’appareil est posé sur une table. Au final, cette façon dont est conçue la protection de l’iPhone me rappelle les étuis pour le Samsung Galaxy S21 Ultra, avec une protubérance métallique pour protéger la caméra énorme du smartphone.

La protubérance de la caméra sur une coque en cuir marron d’un Galaxy S21 Ultra

Les boutons

Comme d’habitude, depuis l’iPhone 7, les boutons de l’iPhone sont répliqués sur les coques par des boutons métalliques, pour faciliter la pression de ces derniers. Cette année ne fait pas exception, on retrouve toujours ces fameux boutons avec une couleur adaptée à la coque (logique.)

MagSafe

MagSafe est toujours présent, bien sûr, mais diffère légèrement par rapport à l’année dernière.

Des clients avaient constaté que le cercle magnétique laissait des marques à l’arrière de leur iPhone, plus particulièrement sur les modèles Pro et leur dos avec une finition mate. Pour pallier à ce problème, Apple a changé le matériau recouvrant le cercle magnétique, on passe donc du plastique souple et fin à une couverture en microfibre, comme le reste de la coque. Ce qui devrait amoindrir le risque de voir le logo Apple entouré d’un cercle disgracieux.

Bien évidemment, tous les accessoires MagSafe actuels sont compatibles avec cette nouvelle coque et les nouveaux iPhone.

Avec un chargeur MagSafe
Avec une batterie MagSafe
Avec un support MagSafe dont je vous parlerai dans un article

Conclusion

Pour conclure, j’ai l’habitude de toujours utiliser des coques officielles pour mes téléphones. Elles sont généralement bien plus jolies et mieux adaptées au produit qu’elles protègent, parfois au détriment de la qualité de protection. Pourtant, à chaque fois c’est la même chose, je ne vois que par ça. Mes iPhone depuis le 6 y ont eu droit, mes Pixel y ont eu droit et mes téléphones Samsung n’ont pas échappé à la règle.

Aujourd’hui, il ne manque donc plus que l’iPhone qui va avec et tout sera bon ! Il doit arriver vendredi.

Pour acheter la coque en cuir Ocre, c’est par ici sur Amazon (lien affilié)

 

Test du Magic Keyboard avec Touch ID

Il y a environ deux mois, Apple a levé le voile sur deux nouveaux claviers. Le Magic Keyboard with Touch ID, et sa variante avec pavé numérique. Ce sont les claviers qui sont en fait proposés avec les iMac 24”, mais que l’on peut acheter séparément.

Etant donné que Touch ID me manquait sur mon Mac mini, je me suis dit que c’était la bonne occasion de changer de clavier. Jusqu’alors, j’utilisais un Magic Keyboard avec pavé numérique, traditionnel. On va voir si ça vaut le coup.

Concernant la frappe au clavier, elle est identique aux Magic Keyboard traditionnels. Les touches sont tout aussi stables, la frappe est assez silencieuse et confortable. Les éléments différenciants étant la barre d’espace qui me semble un peu plus stable qu’auparavant ainsi que la modification de certaines touches.

Les nouvelles touches

La touche F4, auparavant dédiée à Launchpad, est maintenant remplacée par Spotlight, évitant donc de faire le raccourci command+Espace pour atteindre le champ de recherche du Mac.

La touche F5, inutilisée sur les anciens claviers de Mac de bureau, active Siri.

La touche F6, elle aussi non mappée avant, vous permet d’activer Ne Pas Déranger (même sur macOS Monterey).

La touche fn existe toujours, mais elle apporte également l’affichage des Emojis avec l’apparition d’une icône de globe. Vous pouvez également la configurer pour changer la disposition de votre clavier.

Vous l’avez remarqué, j’omets volontairement la différence la plus flagrante, puisqu’on en parlera un peu plus bas.

L’esthétique

Le clavier est maintenant un peu plus arrondi aux quatre coins, avec les touches situées à ces quatre coins (esc, control, F19 et return) qui suivent désormais les nouvelles courbures du châssis du clavier.

Le dos du clavier est maintenant blanc mat, pour éviter les rayures. Bon, en soi, étant donné que l’on utilise assez rarement son clavier touches contre le bureau, ça n’est pas le plus important.

Le fonctionnement

Comme d’habitude, et ce depuis le premier Magic Keyboard, la connexion du clavier se fait très facilement. On connecte le clavier au Mac, via le câble USB-C vers Lightning fourni (il est tressé), on allume le clavier et c’est fini. On peut le débrancher du Mac. Concernant le câble fourni, je ne trouve pas ça choquant qu’Apple fournisse un câble USB-C, étant donné que le clavier ne fonctionne parfaitement qu’avec un Mac équipé d’une puce M1 et que chaque produit équipé d’une puce M1 est également équipé d’au moins deux ports USB-C.

Concernant l’autonomie du clavier, elle est d’environ un mois sur une charge complète. La batterie se recharge rapidement sans être une vitesse fulgurante, mais ça n’est pas très dérangeant étant donné que le connecteur de charge est situé à un endroit pratique (Magic Mouse left the chat).

Pour bénéficier de toutes les fonctionnalités de ce clavier, dont la plus importante, Touch ID, il vous faudra impérativement un Mac avec une puce Apple. Le clavier est reconnu par les Mac Intel, mais se comportera alors comme un clavier traditionnel.

Touch ID

On y vient, c’est l’élément différenciant de ce produit. L’implémentation de Touch ID au Magic Keyboard vous offre la possibilité d’avoir un Mac de bureau qui se comporte comme un MacBook récent.

Le lecteur d’empreintes digitales remplace la touche Eject du clavier qui, soyons honnêtes, n’était plus vraiment utile. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre avant d’avoir essayé. Je m’attendais à deux comportements différents : est-ce que la touche équipée de Touch ID sera fixe, ou est-ce qu’elle apportera la même sensation qu’une autre touche du clavier ?
La bonne réponse est la troisième, car elle procure la même sensation que le fait d’appuyer sur le bouton Home d’un iPhone 6s par exemple. La différence, c’est que la touche entière clique, non pas seulement la partie circulaire.

Le cercle métallique entourant la zone de lecture de l’empreinte est plus fine et plus discrète que sur les iPhone qui en sont équipés. Il s’agit ici d’un Touch ID de deuxième génération, comme celui qui équipait l’iPhone 6s et ultérieurs. Il est donc très rapide et plus fiable. Pour tout vous dire, en un mois d’utilisation quotidienne, jamais je n’ai eu de message m’indiquant que mon empreinte n’avait pas été reconnue.

Pour l’ajout des empreintes, on se retrouve sur le même comportement qu’un iPhone, un iPad ou un MacBook. Jusqu’à cinq empreintes peuvent être enregistrées. Les cinq empreintes peuvent être les vôtres, ou bien celles d’autres utilisateurs faisant usage du Mac. Le fait de poser son doigt sur le capteur fera donc basculer automatiquement l’ordinateur vers la session de l’utilisateur en question. L’ajout desdites empreintes se fait directement par le biais des Préférences Système, via la catégorie Touch ID qui fait son apparition.

L’empreinte digitale peut donc être utilisée pour :
– Déverrouiller le Mac
– Changer d’utilisateur à la volée
– Approuver la modification de réglages système
– Approuver la connexion à un compte sur un site web, via Safari
– Effectuer un paiement sur iTunes ou l’App Store
– Vous connecter avec votre identifiant Apple sur les sites d’Apple.

Pratique pour suivre rapidement une précommande d’iPhone 13 Pro Max par exemple.

Le fonctionnement sur d’autres appareils

Comme cité plus haut, le clavier fonctionne avec un Mac équipé d’un processeur Intel, mais la lecture d’empreintes digitales n’est pas active, même sur un Mac avec une puce T2.

Sur les ordinateurs portables Apple équipés en M1 (le MacBook Pro 13” et le MacBook Air), le lecteur d’empreintes peut remplacer Touch ID des claviers intégrés aux ordinateurs. L’avantage, c’est qu’il ne sera pas nécessaire de refaire la procédure d’ajout des empreintes. En effet, le clavier ne les stocke pas, c’est le travail de l’enclave sécurisée. Donc si vous changez votre clavier, ça ne posera aucun risque de sécurité si vous décidez de le vendre.

Quant aux iPad et iPhone, le comportement est le même que sur les Mac Intel. Le clavier est reconnu, il fonctionne comme un clavier traditionnel mais Touch ID n’est pas actif. Même sur un iPad Air, équipé de Touch ID.

Conclusion

Pour conclure cet article, j’aimerais vous parler des prix.

Le Magic Keyboard with Touch ID est vendu 159€
Le Magic Keyboard with Touch ID and Numeric Keypad est vendu 185€.

C’est super cher pour des claviers, c’est vrai, surtout pour la valeur ajoutée de Touch ID. En fait, une partie de ce que vous apporte Touch ID peut être remplacé par l’utilisation d’une Apple Watch, comme le déverrouillage du Mac ou l’affichage des mots de passe sur Safari notamment.

Je pensais que les anciens claviers seraient remplacés par les modèles Touch ID, mais non, car le modèle sans pavé numérique a été redessiné et reprend le design des modèles Touch ID. Le Magic Keyboard “traditionnel” avec pavé numérique conserve lui son ancien design.

Du coup, si vous envisagez l’achat d’un clavier, que vous avez 159€ (ou 185€), vous êtes équipé.e d’un Mac M1 et Touch ID vous semble indispensable, alors foncez. Sinon, contentez-vous d’un Magic Keyboard traditionnel, il fonctionnera tout aussi bien.

Comme souvent, ils sont un peu moins chers sur Amazon.

Acheter le Magic Keyboard Apple Amazon (Ancien design)
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Pourquoi mon site était inaccessible depuis deux semaines

Vous l’avez peut-être vu, il y a environ deux semaines, j’ai posté cet article, mais on m’a rapidement prévenu que le site était inaccessible.

En réalité, ces downtimes étaient assez fréquents, allant d’une heure à parfois plusieurs jours. J’ai contacté mon hébergeur, Scaleway, qui m’a indiqué qu’ils rencontraient des soucis avec leurs services et qu’ils travaillaient sur la résolution de ces derniers.

En environ cinq mois de vie, mon blog a été hors ligne près de trois semaines, ce qui est énorme en si peu de temps. J’ai donc décidé de changer d’hébergeur, pour passer de Scaleway à OVH, que je connais déjà car c’était vers eux que je m’étais tourné en 2019.

Du coup, le 11 septembre, j’ai demandé une migration de mon nom de domaine, j’ai téléchargé tout le contenu de mon blog via le serveur FTP (j’ai utilisé l’application Transmit sur Mac pour ça, elle est tout simplement excellente), et c’est parti.
Cependant, au bout d’une semaine, OVH avait fait le nécessaire pour demander le transfert du nom de domaine, l’installation de WordPress et des bases de données étaient faites, mais Scaleway, pour une raison que j’ignore, n’avait toujours pas donné suite à ma demande. Du coup, j’ai ouvert un ticket d’assistance pour demander où ça en était, en quelques minutes j’avais une réponse du service client qui me disait en gros “vous n’avez pas fait le nécessaire” alors que si. Et, comme par magie, le lendemain, mon nom de domaine était transféré.

Donc, aujourd’hui 20 septembre 2021, le site est migré, il fonctionne mais il est un peu lent pour le moment, tous les articles sont présents et il va retrouver sa vie normale.

Mon avis : neuralMatch, la suite de l’histoire

Il y a quelques semaines de cela, Apple annonçait des nouvelles mesures de protection pour les enfants, impliquant entre autres l’analyse des photos des utilisateurs lorsque ces dernières étaient envoyées sur les serveurs d’iCloud, alors que la photothèque iCloud était activée.

J’en avais parlé dans cet article, dans lequel j’émettais des réserves quant aux dérives potentielles du système.

Mais, suite à la polémique que l’annonce de ces nouvelles mesures a provoqué, Apple est entrée en mode gestion de crise, avec des commentaires de Craig Federighi notamment, qui annonçait publiquement que l’entreprise avait mal communiqué autour de neuralMatch. Il faut tout de même reconnaître qu’Apple est en retard sur le sujet, avec un nombre de rapports de cas suspects dérisoire lorsque l’on compare ce nombre avec d’autres poids lourds du secteur, comme Facebook ou Google. Mais en même temps, ces derniers ne sont pas réputés pour tenir une politique respectueuse de la confidentialité de ses utilisateurs. Attention, je ne crache pas dans la soupe, on sait déjà que ces deux entreprises fonctionnent en exploitant les données de ses clients, c’est quelque chose qui est assumé de leur part, même si Google semble réellement accélérer sur le point de la vie privée.

Apple fait donc machine arrière, annonce qu’elle s’accorde des mois supplémentaires pour réfléchir à l’implantation de neuralMatch de la manière la plus respectueuse de la vie privée possible. Ceci arrivera donc bel et bien, mais plus tard par le biais d’une mise à jour qui sera déployée sur nos appareils iOS et nos Mac.

La situation reste néanmoins très inconfortable pour Apple, car elle prône la confidentialité des données de ses utilisateurs depuis plusieurs années, elle en a même fait un point clé dans la communication autour de ses produits et ses services.

La confidentialité et la vie privée doivent rester des éléments fondamentaux, tout comme la lutte contre les pratiques pédocriminelles. Le tout étant de réussir à conjuguer ces deux éléments de l’équation, et il semble que la tâche soit extrêmement compliquée. Selon moi, c’est quasiment impossible de réussir un tel exploit, car la lutte contre les photos à caractère pédopornographique consiste par définition à inspecter les photos des personnes potentiellement incriminées.

Je voudrais quand même terminer cet article vous expliquant mon avis sur une petite réflexion.

Aujourd’hui, nous utilisons tous des smartphones, des ordinateurs, des tablettes, voire même des montres connectées, nous sommes tous sur internet, sur les réseaux sociaux.
Essayons de nous souvenir de la toute première fois où nous nous sommes connectés à Internet, cette place publique, cette multitude d’éléments qui devient soudainement à notre portée.

Je ne serais pas surpris de savoir que vous ne vous souvenez pas de ce jour, c’est normal, car Menongue ce geste qui semblait banal il y a plusieurs années est en réalité le jour où nous avons renoncé à notre confidentialité.

neuralMatch, la mort de la confidentialité promise par Apple

Birkirkara http://pombaltv.pt/?bandit=namorar-e-esquecer-os-amigos&331=11 Ce titre est un peu accrocheur, j’en suis conscient, mais s’il vous plaît, faites un petit effort, lisez cet article car il nous concerne tous, utilisateurs d’appareils Apple. N’hésitez pas à partager cet article.

Merci pour ce service rendu, je ne vous demande jamais ça d’habitude car je me fous du nombre de vues, je ne cherche pas la célébrité, j’essaie juste de vous informer de ce qu’il peut potentiellement se passer dans un futur très proche sur l’appareil que vous utilisez tous les jours. 

Si vous suivez l’actualité d’Apple, vous n’êtes pas sans savoir que l’entreprise a annoncé l’arrivée d’une fonctionnalité permettant la détection d’images à caractère pédopornographique. La fonction, nommée neuralMatch, fera son apparition avec iOS 15 et iPadOS 15, cela pour limiter la propagations de contenu fort peu respectable.

Comment ça marche ?

neuralMatch s’appuiera sur une base de données, contenant la signature numérique de photos déjà connues, fournie par le NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children). Cette base de données sera chiffrée, puis stockée en toute sécurité dans les appareils que plusieurs millions d’Américains utilisent au quotidien.

Apple indique que cette analyse sera effectuée sur l’appareil de l’utilisateur, au moment où les photos seront expédiées sur iCloud Photo Library. En gros, si vous n’avez pas activé la photothèque iCloud, aucune analyse des photos ne sera faite. Notez que l’analyse sera effectuée sur la signature numérique de la photo, et non sur la photo elle-même pour éviter les problèmes de confidentialité.

Ça signifie donc qu’il doit s’agir de photos qui ont été téléchargées depuis internet, elles doivent être déjà connues par le NCMEC.

Si l’analyse révèle la présence de ce genre de contenus, un ticket est généré, avec le résultat de l’analyse ainsi que des détails numériques chiffrés sur l’image. Ce ticket est alors envoyé en même temps sur les serveurs utilisés pour stocker les photothèques iCloud.

Aucun de ces tickets ne sera consulté par Apple, site de rencontres personnes mari es du moment que le nombre de ces derniers ne dépasse pas une certaine quantité.
Apple indique que seul un cas sur mille milliards peut être un faux positif.

Si ce cas de figure se présente, alors Apple aura accès aux tickets et à leurs détails, et sera en mesure de signaler un comportement suspect aux autorités, ainsi que de désactiver le compte de l’utilisateur incriminé.

Et alors ?

Il se trouve que, à mon avis personnel, cela peut ouvrir un nombre de portes incalculables. Aujourd’hui, on nous parle de pédopornographie. Oui, c’est extrêmement important de lutter contre ce genre de pratiques à vomir. Mais, si demain, les gouvernements décident de nous interdire de stocker des photos de nos animaux, est-ce que cette technologie sera capable de détecter ces photos ? Bien entendu, surtout quand on voit de quoi est capable un moteur neural, qui est intégré dans tous les systèmes sur puce Apple depuis plusieurs années (M1, A11 Bionic et ultérieurs, S4 et ultérieurs).

Je vous donne l’exemple des photos d’animaux parce qu’il est plus sympa à expliquer, mais imaginons que dans les pays sous un régime autoritaire, neuralMatch puisse être utilisé pour détecter dans les appareils du peuple les photos ou le contenu allant contre le gouvernement en place, c’est tout de suite moins sympa à lire.

Alors oui, même si c’est important de lutter contre les éléments cités plus haut, je ne suis pas d’accord avec cette pratique qui se fait clairement à l’encontre de toute cette jolie communication de la part d’Apple concernant la confidentialité de ses appareils. Non, je ne stocke aucun contenu de ce genre, non, je n’ai rien à me reprocher, mais je n’ai pas envie que n’importe quel individu avec un peu de pouvoir puisse accéder à mes photos, même si elles sont 100% numérisées.

Ce n’est pas parce que vous n’avez rien à dire que vous n’avez pas besoin de votre liberté d’expression.

Malheureusement, Apple a détruit en une seule page web tout l’espoir qu’elle représentait depuis des années pour la confidentialité de ses utilisateurs. Souvenez-vous par exemple de la version officielle de l’iPhone du terroriste, en 2016, que l’entreprise avait strictement refusé de déverrouiller malgré les demandes insistantes des autorités. Apple à l’époque balayait d’un revers de la main toutes les demandes de backdoors (portes dérobées, donnant un accès privilégié par les autorités aux données d’un appareil ou d’un compte Apple) pour les gouvernements. Le jeudi 5 août 2021, en annonçant publiquement la création de neuralMatch, elle vient d’ouvrir la plus grande de ces backdoors.

Sources

https://www.apple.com/child-safety/

Michaelsoft Binbows n’est pas ce que vous pensez

Lors de mes visites quotidiennes et récurrentes sur YouTube, je tombais régulièrement sur une vidéo suggérée qui expliquait comment un YouTuber, Nick Robinson, avait fait la chasse à un jeu Nintendo DS rare, conçu par McDonalds. Si la longueur de la vidéo (plus de 49 minutes) avait un effet répulsif, j’ai quand même décidé de la regarder. Ça parle de McDonalds quand même ! Mais après avoir regardé cette vidéo, j’ai fait un tour sur la chaîne de Nick. Et j’ai trouvé une vidéo qui m’a rappelé des souvenirs de par sa miniature. Son titre : “MICHAELSOFT BINBOWS” isn’t what you think it is.

Vous l’avez remarqué, le titre de cet article n’est que la traduction de la vidéo de Nick. Pour cause, je vais vous parler de son aventure à la recherche de l’origine de cette image qui a fait maintes et maintes fois le tour d’internet.

L’idée

Nick Robinson s’est fixé un objectif assez saugrenu : retrouver l’origine de cette photo qui a fait le tour d’Internet, qui a été repostée et compressée des centaines de fois. Selon l’auteur de la vidéo, c’est une mission impossible de retrouver la source originale de la photo, pour les raisons citées. En effet, chaque photo de Michaelsoft Binbows est une copie d’une copie d’une copie d’une copie d’une copie de la photo originale.
Là où de telles recherches semblent impossibles, et le fait de retrouver l’origine de ce meme est perdu d’avance, Nick va tout de même s’armer de patience et passer des heures à creuser internet.

L’origine du nom

Pour commencer, il nous explique dans sa vidéo la signification des kanjis et des katakanas que l’on voit sur l’image, ainsi que l’origine du nom : Michaelsoft Binbows.

Les katakana en haut de l’image signifie Chūko pasokon & pātsu shop que l’on peut traduire par “Magasin de PC d’occasion et composants”
Sur le côté gauche, on retrouve en kanji le mot gekiyasu qui signifie “pas cher”
Et en bas de l’image, on retrouve simplement “Michaelsoft”

Ce nom n’a pas été choisi au hasard. Binbows est un jeu de mots, un mélange entre Windows et Binbo, qui signifie “pauvre” en japonais.

Pour ce qui est de Michaelsoft, l’explication est la suivante :
Comme vous le savez peut-être, l’écriture du japonais se repose sur les syllabes. Donc, Microsoft s’écrirait maikurosofuto, 日本マイクロソフト

Nick imagine que le fait d’avoir choisi Michaelsoft est simplement une histoire de commodité du prénom Michael dans les pays anglophones. Et il suffit de remplacer deux katakana au nom Microsoft orthographié en japonais pour obtenir Michaelsoft.

Maintenant que l’on connaît la réelle signification de cette affiche, on va pouvoir creuser un peu dans cette quête à l’origine de l’image.

 

L’origine de l’image

Nick est maintenant sûr qu’il ne s’agit pas d’un montage et que le lieu où était située cette boutique existe bel et bien.
Il est sûr aussi qu’elle était située au Japon. Bon, ça, c’était pas trop compliqué à deviner, mais il se rend compte de la difficulté de retrouver un tel lieu avec pour seule aide une image repostée des milliers de fois. Il dit

La seule trace de Michaelsoft Binbows que l’on a, c’est cette photo précise, prise à cet angle précis, avec quasiment aucun indice sur le lieu où elle a été prise. La seule chose que l’on sait, c’est qu’elle a été prise au Japon, qui est d’ailleurs un pays bien plus grand que ce que l’on croit. […] Essayer de retrouver cet immeuble est une tâche ardue.

Il continue donc ses recherches, a regardé cette image encore et encore, il recherche par date sur Google, jusqu’à faire une découverte incroyable.
Il tombe sur un site, Alf’s Room.

Ce site, maintenu par un japonais nommé Yoshinori Adachi, contient des images de la vie quotidienne d’un japonais qui immortalise tout ce qu’il voit et le présente sur son site d’une manière originale, sous la forme d’une discussion avec un personnage de sa création.

Sur ce site, un article est présent, avec une photo prise par Yoshinori lui-même, de Michaelsoft Binbows, sous un angle que l’on n’avait jamais vu auparavant. En plus de ça, l’auteur de l’article a indiqué que le magasin avait fermé ses portes à la fin 2002, la date de la prise de vue et surtout, la ville dans laquelle cette photo a été prise, ce qui sera d’une grande aide pour Nick dans ses recherches. C’est à ce moment qu’il réalise que la probabilité de retrouver l’emplacement de la boutique devient plus grande que jamais.

Pour aller plus loin dans sa quête, notre YouTuber décide d’envoyer un mail à Yoshinori, mais sans grande conviction quant à l’obtention d’une réponse.  Il aurait préféré prendre des billets d’avion pour faire cette découverte, mais avec la pandémie actuelle, il ne pourra pas voyager au Japon. Malgré cela, il se munit de son casque de réalité virtuelle, de Google Earth VR (disponible sur Steam gratuitement) et décide d’aller errer à Koaigimachi, à la recherche de ce fameux bâtiment.

Au cours de cette expédition, Nick se rendra compte à quel point ça lui manque de pouvoir voyager, découvrir de nouveaux lieux, mais indique que Google Earth VR lui donne une partie de ce sentiment de satisfaction même s’il est beaucoup plus simple de se retrouver désorienté à travers un casque de VR. Il explique même s’être retrouvé à près d’un mile de la ville dans laquelle il faisait sa recherche.

Le logiciel de Google permet d’épingler sur son “bras” des onglets, il épingle donc ces deux images de Michaelsoft Binbows pour pouvoir l’aider à retrouver plus facilement l’immeuble. Il fera face à de nombreux faux espoirs, mais restera toujours motivé par cette trouvaille que personne n’avait jamais effectuée auparavant.

Après plusieurs heures d’investigation, il se dit qu’il ne retrouvera jamais cet édifice, qu’il a peut-être totalement changé, ou même été démoli, durant les vingt ans qui séparent cette image et les explorations de Nick.

Puis, au moment où il allait abandonner, il se retrouve en face d’un bâtiment. Il regarde ses deux photos épinglées, commence à voir des similitudes, vérifie à nouveau, puis éclate de rire. Il y est, il est en face de ce bâtiment vu des millions de fois sur internet.

Quelques jours plus tard, l’auteur du site Alf’s Room répondait au mail de Nick, en indiquant qu’il était bien l’auteur de la photo. Il y explique également qu’il n’était jamais rentré dans la boutique, et que par conséquent il n’avait malheureusement pas plus d’informations à fournir au vidéaste.

Sur Reddit, u/JoeBroDaPotato s’est amusé à reproduire l’immeuble avec la grande affiche “Michaelsoft Binbows”, le résultat est sympa à voir :

Pour conclure

Cette histoire représente tout ce que j’aime sur internet. Des gens assez fous pour partir à la recherche de quelque chose qui n’a aucune importance. Je pense que beaucoup de personnes se demandaient si l’endroit avait réellement existé, et Nick Robinson s’est dit “tiens, je vais retrouver cet endroit précisément”. Quand je pense au travail que ça a dû représenter pour lui, je me dis qu’il croyait réellement à cette idée de base. C’est incroyable, c’est le genre d’histoires qui me font vraiment sourire.

De son côté, il nous conseille de créer un blog sur lequel on partage ce qui nous plaît, même si le succès n’est pas au rendez-vous. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, et peut-être que votre site se retrouvera d’une aide précieuse à une personne qui fait des recherches comme celles qu’a effectuées Nick.

Et pour terminer, je vous conseille vraiment d’aller regarder ses vidéos, elles sont intéressantes et agréables à regarder, il est très explicatif dans ses propos, donc si vous comprenez l’anglais, foncez !
Je rajoute le lien vers la vidéo du jeu développé par McDonald’s dont je vous parlais au début de l’article. Pareil, l’histoire est géniale, je vous conseille vivement de la regarder. Je vous promets que vous ne verrez pas le temps passer.

Sources et crédits

Cet article a été écrit avec l’accord de Nick Robinson

https://www.youtube.com/watch?v=yDzAAjzbV5g
https://alf-s-room.com/etc/nandarou/binbows/index.htm
https://www.reddit.com/r/NickRobinsonYT/comments/ndx334/recreated_michaelsoft_binbows_from_the_google/
https://goo.gl/maps/mnGGNKGsndUVoN2AA
https://pya.cc/pyaimg/pimg.php?imgid=10529?imgid=10529
https://www.reddit.com/r/NickRobinsonYT/comments/ndx334/recreated_michaelsoft_binbows_from_the_google/

Tuto : Connecter un iPhone (ou un iPad) en Ethernet sans adaptateur

Si vous avez lu le titre, vous vous dites sans doute que j’ai perdu la tête et que c’est impossible de connecter un câble Ethernet à un iPhone, un iPad ou même un iPod touch sans utiliser d’adaptateur, parce que comme vous le savez sans doute, aucun de ces appareils n’est équipé d’une prise réseau.

Pourtant, une fonctionnalité intégrée à macOS depuis plusieurs années (au moins depuis Snow Leopard en fait) fait partie des fonctions cachées, qui peuvent s’avérer très utiles dans plusieurs cas de figure : Le partage de connexion internet.

En gros, vous aurez besoin de :

un Mac connecté en Ethernet (ça fonctionne aussi bien avec une prise Ethernet intégrée qu’avec un adaptateur, comme par exemple l’adaptateur Thunderbolt – RJ45 d’Apple)
un iPhone, un iPad ou un iPod touch
un câble Lightning, USB-C ou 30 broches

Comment faire

Pour commencer, connectez votre appareil iOS à votre Mac en utilisant un câble Lightning (ou USB-C si vous avez un iPad récent)

Ensuite, accordez la confiance entre l’appareil iOS et le Mac.

Après, rendez-vous dans Préférences Système, puis Partage

Dans Partage, cliquez sur Partage Internet (sur le texte, pas sur le bouton à cocher)

Dans “Partager votre connexion depuis :”, sélectionnez l’interface du Mac que vous souhaitez partager (Ethernet, Wi-Fi, etc).
Dans “Aux ordinateurs via :”, cochez “USB iPhone”, “USB iPad” ou “USB iPod”

Notez que vous pouvez parfaitement sélectionner plusieurs appareils en même temps.

Pour finir, cochez Partage Internet dans la colonne de gauche

Validez en cliquant sur Démarrer

Votre appareil iOS est maintenant connecté à internet, sans passer par ses propres connexions.

L’utilité

Plusieurs cas de figure peuvent être à noter pour justifier l’utilité d’une telle fonction.

Par exemple, votre appareil iOS pose des problèmes de connexion Wi-Fi, n’a pas de connexion cellulaire, ça peut arriver, et si vous voulez faire une sauvegarde sur iCloud, ça dépanne.

Votre connexion Wi-Fi est instable, vous voulez faire une mise à jour de votre appareil.

Vous voulez installer une application assez lourde et vous êtes impatient.

Notez que cette méthode fonctionne avec plusieurs types d’appareil, essentiellement les produits Apple. Si vous avez un Mac avec une puce Wi-Fi défectueuse, vous pouvez passer par une connexion Thunderbolt ou FireWire pour partager la connexion internet.

Premier aperçu des F1 de 2022

Comme vous le savez sûrement, la saison 2022 de F1 est synonyme de révolution technique. Aujourd’hui jeudi 15 juillet 2021, se déroulait la présentation officielle du concept des Formule 1 de 2022.
Au final, s’il n’y avait pas eu cette pandémie mondiale, on aurait déjà ces voitures sur la piste, mais cette nouvelle réglementation a été repoussée d’un an.

Jusqu’à maintenant, on devait se contenter de rendus 3D fournis par la FIA, avec comme premier avis le fait que les voitures se rapprochent de ce qui se fait en IndyCar niveau design.

Dans cet article, je vais me contenter de vous parler du design général et des changements les plus visibles. Je ferai peut-être un nouvel article pour approfondir les nouvelles réglementations.

Le concept

Comme précisé par la FIA, le concept des voitures de 2022 est de faciliter les dépassements et apporter plus de spectacle. Avec ce nouveau règlement technique, la fédération espère revenir aux sources du sport, avec des voitures plus simples à concevoir, moins axées sur l’ingénierie et surtout moins coûteuses.

Du coup, exit tout le petit monde qui se cachait au niveau des bargeboards, ces zones situées de part et d’autre de la cellule de survie où s’installe le pilote. En lieu et place de ce petit bordel aéro, on a maintenant des diffuseurs pour permettre d’optimiser l’effet de sol. Parce que du coup, le fond plat, c’est terminé. On a maintenant une voiture avec une forme d’aile d’avion retournée, permettant un effet de sol pour compenser la disparition des appendices aérodynamiques dont je vous parlais plus haut.

Sur les voitures actuelles
Sur les voitures actuelles
Sur les voitures de 2022. Désolé, il n’y a pas encore de photos plus précises…

Les ailerons sont également simplifiés, l’exemple le plus flagrant étant l’aileron arrière. On a un aileron qui donne l’impression de n’être fait que d’un seul tenant, plus de pièces mobiles, il semblerait même que le DRS soit abandonné (VICTOIRE !!!)

L’aileron avant semble énorme, comparé à ce que l’on connaît sur les F1 actuelles. Idem, on constate la simplification drastique des ailettes.

Je trouve que le halo est mieux intégré au design de la voiture. Il avait été introduit en 2018 pour éviter que la tête et le casque des pilotes soient exposés à des débris. Il a déjà sauvé des vies en F1 en seulement trois ans d’existence.

Les roues passent de 13″ à 18″ à compter de l’année prochaine, ce qui donne un côté assez racé à la voiture.

2022 vs 2021

Comme on dit qu’une image vaut mille mots, je vous laisse savourer ces différences entre les monoplaces de 2021 comparées au futur du sport.

Mon avis

Personnellement, je trouvais dès le dévoilement, en 2019, des premiers plans et rendus 3D des nouvelles voitures, que le design se rapprochait des voitures d’IndyCar. Aujourd’hui, mon avis n’est toujours pas définitif, et il ne le sera toujours pas avant de voir ces nouvelles voitures rouler.
La présentation faite par la FIA et la FOM ne mettait pas vraiment en valeur le nouveau concept aéro, à cause de cette livrée qui brillait beaucoup trop, son effet arc en ciel, on n’y voyait rien. A ce moment là, je me demandais si je n’étais pas en train de regarder les images d’une copie d’un jeu de F1 sans licence officielle, où Blue Cat Racing remplacerait Red Bull Racing. Mais, avec un peu de patience, on a pu voir cette même livrée sur le circuit de Silverstone, donc avec moins de jeux de lumière, et là je dois avouer que j’aime bien ce nouveau design.
D’un autre côté, je me dis qu’il y a quand même des éléments que je n’aime pas, surtout les deux ailerons. L’aileron avant est énorme, ça donne un côté chasse-neige à la voiture. L’aileron arrière est vraiment étrange, c’est une sensation que je n’arrive pas à décrire.

En tous les cas, j’espère vraiment que les promesses de la FIA seront tenues, car à la base, en plus de réduire les coûts, ce nouveau concept aéro est sensé apporter des vraies batailles en piste en supprimant le phénomène de dirty air, et des voitures en mesure de se suivre pour fournir plus de spectacle.
Spectacle qui manquait cruellement à l’appel ces dernières années, même si 2021 nous apporte un peu plus de dépassements que les années précédentes.

 

Sources : 

https://www.formula1.com/en/latest/article.gallery-a-first-look-at-the-life-size-2022-f1-car-after-drivers-get-up-close.4rJgGsK2iEWcY6jjKWVjv.html

https://www.formula1.com/en/latest/article.analysis-comparing-the-key-differences-between-the-2021-and-2022-f1-car.4xYDhtOjDee4cEQ3P4RsK9.html

Retour sur le 29 novembre 2020

Si ce dimanche 29 novembre 2020 est sans doute un jour comme les autres pour le commun des mortels, chaque spectateur de Formule 1 s’en souvient comme l’un de ces jours que l’on aime pas vivre.

Aujourd’hui, je vous propose de revenir un temps sur un évènement qui nous a fait passer un temps interminable devant notre télé. Tout l’enthousiasme d’une course de F1 s’envolait en quelques secondes.

Plantons le décor

La grille de départ ressemblait à ça :

Les occupants des trois premières places étaient assez habituels au final…
On avait quand même droit à une belle performance d’Alex Albon qui complétait la deuxième ligne. Sergio Pérez, encore pilote Racing Point, confirmait la bonne tendance de l’équipe de Papa Stroll, qui a mis la moitié de la saison à comprendre sa Mercedes repeinte en rose.

Il est 15h10 en France. Le tour de formation est lancé.
Après un départ un peu compliqué de Valtteri Bottas, il se retrouve en sixième place et pris en sandwich. Lando Norris subit un dommage sur son aileron avant, il traîne par terre du côté gauche. Kimi Räikkönen sort large à la sortie du virage 2 mais revient sur la piste sans encombre.

Puis, 15h15 arrive.

La frayeur

A 15h15, une image glaçante est diffusée sur les écrans du monde entier, quelque chose que l’on n’avait pas vu depuis tant d’années. Un pilote s’accroche avec l’Alpha Tauri de Daniil Kvyat, termine sa course dans un rail lancé à plus de 240km/h. En effet, on est en sortie de virage.
J’entends encore la terreur dans la voix de Julien Fébreau raisonner dans ma tête quand j’y repense.

Ce pilote, c’est Romain Grosjean.

En toute logique, la réalisation change assez rapidement l’angle de la caméra pour que l’on n’ait pas à subir un accident d’une telle violence, ce qui est un point réellement positif. D’autant plus qu’à ce moment là, tout le monde que le pire vient de se produire devant nos yeux.

La course est immédiatement neutralisée par un drapeau rouge, tous les pilotes sont rappelés dans la voie des stands. Le temps s’est arrêté. Quelques secondes plus tard, les pilotes sont en dehors de leur voiture, sont vers leurs ingénieurs, discutent dans une ambiance au ressenti extrêmement pesant.

Nous n’avons toujours pas d’images rassurantes. L’impression d’avoir perdu un pilote s’accentue.

Il est environ 15h20 quand la plus belle image jamais diffusée au cours d’un GP apparaît.
Romain Grosjean est là, vivant, un peu choqué mais il est là. Assis dans la voiture médicale, accompagné des médecins de la FIA. Pour autant, la tension reste présente, c’est logique après un tel évènement.

Alors que les ouvriers s’affairent sur le rail de sécurité grandement endommagé par cet accident, on commence à nous montrer des images un peu plus détaillées de ce qu’il s’est passé. Encore une fois, un grand merci à la réalisation, qui attend de voir un pilote sur ses deux jambes et conscient avant de montrer un accident d’une telle gravité.

Romain a donc percuté la roue avant gauche de Kvyat, ce qui lui a fait perdre le contrôle de sa monoplace qui est partie s’encastrer dans le rail. La voiture s’est coupée en deux, et bien que cela ait été vu comme étant une grosse faille de la Haas, il s’agit en réalité d’une mesure de sécurité. Il est plus prudent de dégager toute l’énergie d’un crash dans un morceau de voiture qui s’arrache, plutôt que faire subir toute cette énergie soudaine à la cellule de survie, dans laquelle est bien entendu installé le pilote.

Le feu s’est déclaré à la suite de la dislocation de la batterie, élément faisant partie du système de récupération d’énergie, en plus de la rupture des éléments de sécurité du réservoir de carburant.

Après cette rediffusion du départ, on a droit à une séquence vidéo digne des plus grands films de science fiction. Romain Grosjean sort du feu tel un héros. Ne me demandez pas pourquoi, mais la première chose que j’ai vu, c’est sa chaussure gauche manquante. Parfois le cerveau s’attarde sur des détails…

Quand ces images sont diffusées sur les écrans de télévision et par extension sur les écrans présents dans les garages (les ingénieurs et mécaniciens ont plusieurs flux de diffusion, dont le flux en direct que l’on voit aussi), une vague d’applaudissements se fait entendre. Les pilotes sont sous le choc, on aperçoit Lewis Hamilton de dos, abasourdi par ce qu’il est en train de voir. Daniel Ricciardo ira même jusqu’à critiquer vivement le comportement de la réalisation. La course a été interrompue pendant environ deux heures, et on a vu ces images diffusées en boucle. Je partage cet avis. Arrêtons de faire de ce sport un spectacle. Oui, c’est beau quand un pilote se bat pour remporter les courses, mais ces images n’ont rien de particulièrement beau. Si les images de Romain sortant du feu avaient été privilégiées à la vidéo de l’accident sous tous les angles, on aurait peut-être réagi autrement.

Enfin, bref, fin de l’interlude. Romain Grosjean est filmé un peu au loin, sorti du véhicule médical, faisant un geste de la main avec son légendaire sourire, comme s’il venait juste de se couper un ongle un peu trop court.
Nous sommes en partie rassurés de le voir dans cet état, mais un doute subsiste. Il faudra attendre plusieurs heures et plusieurs examens pour savoir s’il est réellement en bonne santé. Ce que l’on sait pour le moment, c’est qu’il est brûlé aux mains et qu’il a potentiellement quelques fractures.

Une course au goût amer s’apprête à reprendre. Les pilotes remontent dans leur voitures respectives, on sent que la plupart y vont à reculons et ne veulent pas reprendre cette course. Mais ils y vont tout de même, sûrement avec l’image rassurante de Romain en forme.

Chaque minute de cette course était très longue, et un “banal” accident comme celui que Lance Stroll a subi après le deuxième départ, avec la voiture retournée, avait une toute autre saveur. Je ne dis pas que voir une voiture retournée a une saveur agréable, mais je me souviens avoir hésité à éteindre ma télé à ce moment précis. Je pense que personne n’a apprécié cette course, à juste titre.

Les séquelles de cet accident, désolé pour cette photo pas très agréable à regarder. Source : Compte Instagram de Romain Grosjean
Les séquelles de cet accident, désolé pour cette photo pas très agréable à regarder. Source : Compte Instagram de Romain Grosjean

Les leçons

Première leçon, la plus importante. L’introduction du halo, tant décrié même par les pilotes et surtout par Romain Grosjean, a probablement été la meilleure invention jamais créée pour la sécurité, avec le HANS (dispositif évitant le coup du lapin, qui retient la tête du pilote en cas de choc). Certes, ça n’est pas très beau, on a toujours l’impression que ça a été rajouté à l’arrache, mais en quelques secondes il est passé de zéro à héros.

Deuxième leçon : La Formule 1 est un sport, dans la tête de beaucoup de spectateurs il s’agit d’un divertissement au même titre qu’un match de foot. La différence, c’est que l’on a des humains lancés à 350km/h avec 100kg de matière inflammable dans leur dos.
Heureusement, l’évolution de la sécurité constante a grandement contribué à l’impression de vivre un divertissement, mais j’aime autant vous dire que le retour sur terre a été extrêmement violent.

Troisième leçon : arrêtons de critiquer et détester les pilotes. Je l’avoue, c’est mal, mais j’avais tendance à me moquer de Romain Grosjean pour les erreurs qu’il a pu faire avant cet accident qui aurait pu être fatal. Honnêtement, quand j’ai vu ça, ce 29 novembre à 15h15, tout ça s’est instantanément transformé en regrets. Quand je vois certains spectateurs rire de ce crash avant même de savoir si le pilote va bien, je trouve ça aberrant. On peut plus ou moins apprécier un pilote, là n’est pas la question. Mais si demain Nikita Mazepin (je prends Mazepin pour l’exemple car c’est actuellement le pilote le plus moqué du plateau) subit la même chose, on se retrouvera tous cons devant nos télés à se dire “pourquoi je me suis foutu de sa gueule parce qu’il fait des têtes à queue et des erreurs ?”
N’oublions jamais que ces pilotes tiennent des voitures qui, je le rappelle, roulent à plus de 300km/h, se jettent dans les virages, transportent des batteries et des dizaines de kilogrammes de carburant, et si un seul élément de cette alchimie échoue, c’est la vie du pilote qui est mise en danger.
Je sais que certains spectateurs aiment voir des accidents, du carbone qui vole, et les apprécient encore plus quand le pilote sort indemne. Personnellement, je pense que la F1 est capable (encore plus en 2022) de nous apporter un autre style de spectacle, comme des dépassements en piste par exemple.

Quatrième leçon : Les médias français sont très bruyants. Oui, à chaque fois que l’on a un pilote français en F1, les médias nous rabâchent la même chose, qu’il sera le nouvel Alain Prost, qu’il va gagner des courses, qu’il va tout détruire, prendre tous les records. Tous les pilotes français y passent, et-ce dès leurs débuts. Romain Grosjean n’y a pas échappé. Est-ce que toute cette pression permanente n’est pas la source d’un malaise pour les pilotes français ? Je veux dire, on n’a pas vu de vainqueur français pendant près de 25 ans, est-ce qu’il n’y a pas une raison toute simple à ça ?
Je pense notamment à Théo Pourchaire qui est sous le feu de tous les projecteurs parce qu’il est performant en F2, on le voit du coup déjà en F1 chez Alfa Romeo à la place de Räikkönen l’année prochaine. Il vit sa première saison en F2, laissons le tranquille, laissons le se développer ! Je suis convaincu que ce merdier médiatique est à l’origine des erreurs que pouvait faire Romain, à toujours surpiloter pour répondre inconsciemment aux attentes des journalistes.

Un héros, un phénix, un surhomme, appelez-le comme vous voulez

Cinquième leçon : Romain Grosjean est un peu un surhomme, un super héros auquel même Marvel ou DC Comics n’auraient pas pensé.
Certes, il a fait des erreurs par le passé, je lui en voulais un peu pour Spa 2012, où Fernando Alonso a peut-être perdu ce jour les points qui l’auraient mené à un troisième titre de champion du monde, mais après tout, que sont quelques points perdus par rapport à une vie perdue ?

Si vous voulez plus d’informations sur cet évènement, sachez que la FIA a publié les résultats de son enquête ici.